40 phrases puissantes à dire aux enfants pour dépasser la peur de l’échec

40 phrases puissantes à dire aux enfants pour dépasser la peur de l’échec

Les enfants avec l’état d’esprit fixe veulent s’assurer qu’ils réussissent. Les gens intelligents devraient toujours réussir. Mais pour des enfants avec l’état d’esprit de développement, le succès concerne le développement personnel. Il porte sur le fait de devenir plus intelligent. – Carol Dweck

 

transformer l'échec

Le temps

Sois patient(e), l’apprentissage demande beaucoup de temps et de pratique.

Cette étape demande beaucoup d’adaptation et d’apprentissage. Cela peut prendre du temps avant que tu commences à prendre du plaisir à consentir des efforts.

Quelles compétences n’avais-tu pas la semaine dernière/ le mois dernier/ l’année dernière et que tu as aujourd’hui grâce à la pratique que tu y as consacrée ?

Cela prend du temps pour que le potentiel fleurisse. Tu n’as pas besoin d’être parfait(e) tout de suite.

 

Les apprentissages

Les échecs sont instructifs : ils sont un appel à s’améliorer et apprendre.

Ce que tu apprends ne cesse jamais d’être un travail, un chantier en cours.

Sur quoi dois-tu travailler ?

Observe, apprends et améliore toi.

Ton travail est d’apprendre à partir de tes erreurs et de tes échecs, et même des critiques qu’on t’adresse.

Qu’as-tu appris aujourd’hui ?

Quelle erreur as-tu faite aujourd’hui ? Qu’en as-tu appris ?

Peux-tu trouver quelque chose de plus difficile à faire pour pouvoir apprendre davantage ?

Etudier, c’est apprendre des choses et y réfléchir d’une façon intéressante.

Tu n’as pas en train d’échouer, tu es en train d’apprendre.

Cet échec représente un défi et une opportunité. Comment vas-tu t’y prendre pour en tirer profit ?

 

Le meilleur possible (par rapport à soi-même)

Cela ne doit pas te gêner de perdre tant que tu vois une amélioration ou que tu sens que tu as fait aussi bien que tu pouvais.

La réussite personnelle, c’est faire tout son possible pour devenir meilleur(e).

Donne toi à fond et sois fier(e) de la manière dont tu t’accroches.

Etre le/la meilleur(e) que tu puisses être, c’est encore le plus important.

Si tu sais que tu as donné tout ce que tu pouvais, tu seras toujours un(e) gagnant(e).

Allume le feu en toi-même et cherche toujours à t’améliorer.

 

Les efforts

Certains ne veulent pas se préparer mais juste performer, être meilleur que les autres. D’autres personnes veulent d’abord s’entraîner des centaines de fois. Tu peux être dans le deuxième groupe.

Tes efforts, ton travail sont une raison d’être fier(e).

Tu peux aimer réussir et gagner, mais ce qui doit le plus compter pour toi, c’est l’effort que tu consens même quand tu échoues ou perds.

A quoi as-tu consacré des efforts aujourd’hui ?

Les champions sont les gens qui travaillent le plus. Tu peux devenir un(e) champion(ne). Demain, dis moi une chose que tu as faite pour devenir un(e) champion(ne).

L’effort est précisément ce qui te rend intelligent(e) ou doué(e).

Les qualités humaines, telles que les compétences intellectuelles, peuvent être cultivées par l’effort.

L’échec n’est pas le signe d’un manque d’intelligence mais c’est un manque d’expérience qui peut être surmonté par du travail, des efforts et de la motivation.

 

L’auto contrôle

Tu as le contrôle de tes capacités et de ta motivation.

Tu n’es pas déterminé(e) par le fait d’avoir gagné ou perdu. Tu peux aller de l’avant avec ce que tu as.

Vas y, fais en sorte que ça se réalise, développe tes connaissances et poursuis ton rêve.

Ne te préoccupe pas tant d’être intelligent(e) et d’éviter les échecs. Cela peut devenir auto destructeur. Commence à étudier et continue à t’améliorer.

Tu es responsable de ton état d’esprit Tu peux l’aider à se développer en l’utilisant de la bonne façon.

Tu peux prendre plaisir dans le simple fait de progresser.

L’échec peut être douloureux mais il ne te définit pas. C’est un problème auquel il faut faire face, qu’il faut traiter et duquel il faut apprendre. Une action (j’ai échoué) n’est pas une identité (je suis nul(le)).

Pense à ton objectif et à ce que tu pourrais faire pour le garder en vue : quelles mesures peux-tu prendre pour t’aider à réussir ? quelles informations pourrais-tu recueillir pour apprendre à partir de cette expérience ?

Des plans concrets concernant quand, et comment tu vas faire quelque chose amène à des niveaux de persévérance vraiment élevés qui, évidemment, augmentent les chances de réussite.

Tu peux te dire : « C’est difficile. C’est amusant. », « Je meurs d’envie d’y arriver ! »

Le résultat à un test n’a pas le pouvoir de te définir.

Tu peux toujours apprendre de tes erreurs, sauf si tu les nies et que tu les attribues à des causalités externes.

Tu peux apprécier ce que tu fais indépendamment des résultats. Et en même temps, s’attaquer à des problèmes, planifier de nouvelles solutions, travailler sur des questions importantes permet d’améliorer tes résultats.

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Source : Changer d’état d’esprit : Une nouvelle psychologie de la réussite de Carol Dweck (éditions Mardaga)

Changer d’état d’esprit : Une nouvelle psychologie de la réussite est disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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Durant ses nombreuses années de recherche en psychologie, Carol Dweck (professeur à l’université Stanford) a découvert l’existence de deux états d’esprit bien distincts.

Pensez-vous que votre intelligence est une donnée innée, que vous ne pouvez pas vraiment modifier ? Pensez-vous ne pas pouvoir changer les composantes essentielles de votre personnalité ? Si vous avez répondu «oui», il est fort probable que vous ayez un état d’esprit fixe. Ou bien pensez-vous plutôt que, peu importe votre niveau d’intelligence, il vous est possible de l’améliorer ? De modifier certains aspects de votre personnalité ? Oui ? Vous avez alors certainement un état d’esprit de développement.

À partir de cette distinction en apparence toute simple, Carol Dweck nous montre que, seuls, les capacités et le talent ne suffisent pas, mais que l’état d’esprit a un impact capital sur la réussite de notre vie. Le plus important pour relever et réussir des défis est de les aborder avec un état d’esprit de développement. Et Carol Dweck va vous montrer comment. Sur base de résultats de recherche, d’anecdotes de la vie quotidienne et d’éléments biographiques de personnalités célèbres, la chercheuse américaine applique sa méthode aux diverses facettes de l’existence (éducation, relations sociales et amoureuses, sport, monde des affaires).

Forte d’une solide expérience scientifique et universitaire, Carol Dweck nous offre non seulement une conception novatrice de ce qui nous mène à la réussite ou nous empêche de nous développer, mais également des pistes très concrètes pour mettre ces idées en pratique dans notre propre vie.

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7 réponses

  1. Danielle dit :

    Il me semble que ces phrases même dites avec bienveillance seront perçues comme des injonctions par les enfants comme tout ce qui est à la forme impérative… Et certaines me paraissent démenties par la réalité et c’est qui « ceux qui sont quelqu’un » ? Est-ce que la reconnaissance sociale est une preuve de réussite humaine ?
    Par ailleurs beaucoup de concepts me paraissent hermétiques pour des jeunes et franchement je ne le sens pas de les leur dire même en les formulant autrement … Par ex : « tu es responsable de ton état d’esprit . Tu peux l’aider à se développer en l’utilisant de la bonne façon  » Je suppose que la « bonne » recette est donnée dans le livre ? Si l’intention était déculpabilisante, je ne suis pas convaincue.
    C’est la deuxième fois que je réagis comme cela à l’un de vos articles et cela me fait toucher du doigt que ce qui est insupportable dans la morale ce n’est pas forcément les intentions : elles sont sans doute toujours « bonnes  » mais le fait qu’elle nous disent ce que l’on doit éprouver, comment nous devrions agir, réagir pour être « positif/ve » : quelque soit le lit de Procuste la personne qui y est mise dedans n’y est jamais adaptée….
    Cependant, je vais reprendre une partie de ces phrases pour les dire à un enfant que j’ai en atelier non comme des conseils mais comme des observations positives (même admiratives) de son comportement car c’est un enfant qui ne renonce jamais tant qu’il n’a pas réussi et les échecs répétitifs ne le rebutent pas. De plus il est très discret, presque effacé et cela semble plus traduire une façon d’être qu’un malaise car il sait s’affirmer avec beaucoup de finesse. Cependant ce n’est pas l’image que l’école lui renvoie de lui.
    Pourtant si. l’injonction à ne jamais se tromper me semble éminemment toxique celle d’apprendre de ses erreurs (elle fait partie intégrante de la pédagogie Freinet et du tatônnement expérimental) me paraît absconse hors situation concrète comme toutes les phrases toutes faites….

    • Caroline dit :

      Bonjour Danielle,

      merci pour ce message qui me pousse à clarifier cette position.
      Il est toujours difficile de tomber tout à fait juste quand on extrait des idées d’un livre sans pouvoir tout reproduire.
      L’idée ici est de mettre l’accent sur les efforts car Carol Dweck a trouvé dans ses études que les enfants qui pensaient qu’ils pouvaient réussir sans efforts (selon l’idée que l’intelligence et les talents sont donnés et non pas construits) avaient tendance à se montrer prétentieux, à mentir en cas d’échec ou à ne plus rien tenter, totalement figés par la peur de l’échec (puisque échouer, c’est être nul… quelqu’un d’intelligent/de bien n’échoue jamais puisqu’il est intelligent par nature). C’est ce qu’elle appelle l’esprit fixe.

      Les phrases que j’ai mentionnées dans cet article ont donc pour objectif de contrer ces effets. Par exemple, pour le fait « d’être quelqu’un », cela répond à la tendance que certains enfants pourraient avoir de se penser supérieurs quand ils réussissent mieux que les autres ou avec moins d’efforts.

      J’espère que ces quelques éléments ont pu vous préciser la démarche.

      Je suis heureuse que vous ayez pu trouver quelques pistes positives pour votre pratique personnelle malgré les réticences que vous avez pu éprouver à la lecture de cet article.

      Bonne journée
      Caroline

  2. Elise dit :

    Bonjour,

    Je viens de prendre connaissance de votre article que j’ai lu avec attention. J’ai également une longue expérience d’enseignante et de la pratique de la pensée positive (qui n’avait pas encore de nom quand j’ai commencé). J’ai bien retenu qu’il s’agit d’un livre destiné à des enfants qui ont peur de l’échec. Sur 40 injonctions, il est certain que l’on peut en retenir quelques unes. Cependant, et pour suivre l’intervention précédente, certaines injonctions me semblent inappropriées pour des enfants, voire dangereuses dans le cadre de la pratique de la pensée positive et relèvent plutôt de la double injonction qui, on le sait, paralyse ou produit l’effet contraire à l’intention de départ. J’ai particulièrement retenu : ‘je meurs d’envie d’y arriver », ‘tu as le contrôle… », etc… En effet, dire à un enfant qu’il a le contrôle alors que, justement, c’est ce qu’il pense avoir perdu, va le maintenir dans ses présupposés de départ.
    Bien évidemment, une lecture approfondie de l’ouvrage clarifierait peut-être ces quelques points.
    Cordialement

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