3 jeux de coopération pour bâtir la paix (enfants et adultes)

3 jeux de coopération pour bâtir la paix (enfants et adultes)

3 jeux de coopération pour bâtir la paix

J’ai envie de partager avec vous 3 activités autour de la coopération que j’ai expérimentées et appréciées récemment. J’ai eu la chance de pratiquer ces activités au cours d’un stage d’éducation émotionnelle et au cours des Journées pour des Educations Heureuses à Saint Etienne. En effet, j’ai eu le plaisir de co-organiser et donc d’assister aux Journées pour des Éducations Heureuses à Saint Etienne ce week-end. Le thème en était « Apprendre la paix à tout âge » et de nombreux ateliers parents/enfants étaient proposés pour explorer ce thème.

Au cours de ces deux moments, j’ai retrouvé beaucoup de similitudes : nous avons dansé, nous nous sommes fait des massages, nous avons bougé, nous avons ri, nous avons coopéré, nous avons concilié nos besoins, nous avons parlé et échangé.

1er jeu : l’ange gardien

Nous avons joué à ce petit jeu très simple au cours d’un atelier « Danse pour la paix ». Ce jeu commence à deux : l’une des deux personnes ferme les yeux et l’autre pose sa main dans son dos. Grâce à cette main, la deuxième personne va pouvoir guider la première comme un ange gardien. La première personne est invitée à marcher, peut-être même danser si elle le sent, toujours avec les yeux fermés et à faire confiance à son ange gardien. Celui-ci doit donc être attentif à ce qui se passe autour pour éviter à son protégé des accidents. Dès qu’il sent un danger, l’ange gardien enlève sa main du dos et le protégé s’arrête alors. Le geste de retrait de la main signifie qu’il y a un danger. Après quelques minutes, les rôles sont échangés.

Dans un deuxième temps, ce jeu est étendu à 4 personnes. Les 4 personnes forment un cercle en se donnant la main et les personnes l’une en face de l’autre sont les anges gardiens des deux autres. Les deux personnes protégées ferment les yeux et dansent, entraînant les anges gardiens dans leurs mouvements dansés. Les anges gardiens gardent les yeux ouverts et sont attentifs à l’environnement autour. Cette fois, ils pourront protéger leurs camarades en redirigeant le cercle à travers des mouvements (notamment pour éviter les murs, les cercles des autres joueurs, les obstacles quelconques qui peuvent se trouver dans la salle). Les protégés gardent les yeux fermés tout le long du jeu. Après quelques minutes, les rôles sont inversés.

Pendant tout le jeu, la parole est proscrite, tout se passe par les mouvements du corps.

Ce jeu est praticable à partir de 6 ans et plus il y a de participants, plus les notions de coopération et de confiance sont mises en pratique (puisque les risques de collision sont plus grands et que le rôle d’ange gardien est d’autant plus important).

 

2ème activité : « se rendre la vie plus belle »

Dans cette activité, des étiquettes de besoins correspondant aux besoins humains fondamentaux (tels que proposés par la Communication Non Violente) sont disposées par terre.

besoins fondamentaux cnv


Nous étions invités à lire ces besoins et à en choisir deux qui nous inspiraient. Une fois les besoins choisis, nous avions un temps de réflexion personnelle pour explorer ces besoins : ce qu’ils signifient pour nous, comment nous les définissons, comment nous nous sentons quand ils sont satisfaits et comment nous nous sentons quand ils ne le sont pas, des expériences où ces besoins ont été satisfaits et des situations où ces besoins ne l’ont pas été.

Puis, nous avons été invités à partager en groupe des idées, des manières pour satisfaire ces besoins (qu’on appelle stratégies en Communication Non Violente). Chaque membre du groupe a pris la parole avec un de ces besoins en énumérant une ou plusieurs stratégies pour le satisfaire puis les autres membres du groupe pouvaient citer d’autres stratégies. L’idée était de bien prendre conscience que les besoins sont partagés par tous mais que les stratégies pour les satisfaire sont différentes (par exemple, le besoin de repos est fondamental mais peut être satisfait à travers plusieurs stratégies différentes : se coucher plus tôt, se lever plus tard, faire une sieste, laisser les enfants un soir chez les grands parents, prendre une douche seul.e et tranquille…).

Ensuite, nous étions deux par deux et nous étions chacun invités à choisir un des deux besoins que nous avions ramassés par terre plus tôt. A partir du besoin choisi par chacun des deux joueurs, nous devions trouver une (ou plusieurs) manière(s) concrète(s) de les concilier dans une optique gagnant-gagnant. L’idée était de voir dans quelle mesure nous sommes capable de faire preuve de créativité pour concilier des besoins différents sans que l’un ou l’autre ne cède mais en cherchant à les concilier de manière convenable pour chacune des deux parties engagées. Au départ, j’étais avec un homme adulte qui avait le besoin « confiance » et j’avais moi-même le besoin « beauté ». Nous sommes tombés d’accord sur plusieurs stratégies pour concilier ces deux besoins, dont le fait d’aller voir l’opéra Carmina Burana au Zénith de Saint Etienne ensemble. Cela satisfaisait en effet mon besoin de beauté et son besoin de confiance (confiance dans ses goûts, dans son appréciation personnelle de cette oeuvre).

A partir de 8/9 ans, de préférence guidés par des adultes. Dans mon cas, nous avons réalisé cette activité, animée par Nathalie Faugerolles, en duo parents/ enfants avec des enfants de 8 ans et plus.

 

3ème activité : les pièces de la maison

Dans cette activité de coopération, des groupes de 3 à 5 personnes sont formés. Un nom de pièce est secrètement attribué à chaque groupe par l’animateur (exemple : salle à manger, chambre d’enfant, salle de bain, cuisine, garage, jardin…). A l’intérieur de chaque, groupe, les membres se mettent d’accord pour que chacun d’entre eux représente un meuble ou un accessoire de cette pièce.

Les autres groupes doivent deviner, à travers le mime silencieux et immobile, de quelle pièce de la maison il s’agit.

Pour ma part, j’étais dans un groupe de 4 personnes et nous devions mimer une chambre d’enfant. J’ai mimé un lit en m’allongeant par terre, une autre personne a fait l’armoire en étendant les bras et en accrochant un pull à sa main, une troisième a mimé un cheval à bascule en se balançant et la quatrième le bureau en se mettant à quatre pattes.

Ce jeu est praticable dès 6/7 ans.

 

Il est important de noter que, dans ce type de jeu, personne n’est jamais obligé de participer. Chaque membre est libre de participer ou non. Quand on est dans la coopération, on est aussi dans l’acceptation des limites et sensibilité de chacun. De même, il peut arriver qu’il soit trop inconfortable pour certaines personnes de fermer les yeux et il est alors possible de les autoriser à les ouvrir.

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