4 questions fréquentes de parents et d’enseignants et des éléments de réponses avec la Communication Non Violente

4 questions fréquentes de parents et d’enseignants et des éléments de réponses avec la Communication Non Violente

Dans l’ouvrage Petit cahier d’exercices de Communication Non Violente avec les enfants, Anne van Strappen et Catherine Blondiau reprennent quatre questions fréquents à propos de l’éducation et y apportent des éléments de réponse grâce à la Communication Non Violente.

Comment rester calme face à un enfant qui refuse de coopérer ?

Il est capitale de créer avec les enfants un climat de confiance qui, peu à peu, les amènera à DIRE leurs états d’âme, au lieu d’AGIR ceux-ci.

L’objectif en communication non violente est de favoriser la connexion et l’harmonie. Ces objectifs concernant bien sûr les enfants : un enfant qui refuse de coopérer est un être humain avec des émotions douloureuses et des besoins non satisfaits.

La communication non violente peut nous aider à rester calme face à un enfant qui refuse de coopérer à travers :

  • l’auto empathie (faire une pause, respirer, écouter nos propres émotions qui nous alertent sur des besoins insatisfaits, être conscient des éléments de l’histoire personnelle qui guident de manière inconsciente les réactions excessive);
  • l’assertivité (s’affirmer pour nos besoins et non pas contre l’enfant);
  • l’empathie (accueillir le vécu et mettre le doigt sur les besoins de l’enfant, être prêt.e à servir de sac qui sert à recevoir la détresse);
  • l’appréciation positive (dire merci quand on ressent de la gratitude, souligner les moments agréables, rappeler les réussites et les comportements qui répondaient aux attentes dans le passé).

Quand vous voyez la beauté en l’autre, elle grandit.

Comment faire avec un enfant qui ment ?

Là encore, voir la beauté en l’enfant qui ment permet de se concentrer sur les émotions qu’il ressent et qui sont légitimes pour lui. Ses émotions alertent sur des besoins non satisfaits qui le poussent à agir ainsi.

Prendre conscience de la rapidité de nos jugements et les stopper, en nous reliant aux sentiments/ besoins de l’enfant modifie déjà l’atmosphère, même si on ne dit pas un mot…

Lire aussi : 6 réactions bienveillantes face aux mensonges des enfants

 

Que faire face à un enfant qui ne veut pas parler ?

Ne pas parler est une forme de communication : on ne peut pas ne pas communiquer. 

Le fait de ne pas parler est probablement le symptôme d’émotions douloureuses et de besoins insatisfaits : besoin de se protéger ? besoin d’être en confiance ? besoin de mieux se connaître ? besoin de trouver exactement les mots justes ?

Nommer les émotions et les besoins à voix haute qu’on image ressentis par l’enfant peut l’aider à s’ouvrir. La réussite de cette entreprise réside dans le fait de questionner, de proposer sans imposer : est-ce que tu te sens… ? est-ce que tu ressens de la/ du… ? j’ai l’impression que… ?

L’exercice de la météo intérieure peut être utile pour amorcer de travail chez les enfants discrets, voire mutiques :

météo personnelle enfants

 

Que faire quand un enfant perturbe le calme ?

Là encore, l’empathie et la compréhension des émotions et besoins qui sous tendent le comportement de l’enfant perturbateur va permettre de désamorcer les conflits.

Un enfant qui se comporte mal n’a pas besoin d’être séparé des membres de sa famille ou de sa classe. Il a besoin d’être arrêté et qu’on lui indique une autre direction : « Je ne te laisserai jamais frapper/ insulter/ casser/ faire de mal/perturber le cours. Tu peux dire les choses avec des mots, dis comment tu te sens et de quoi tu as besoin. »

Un enfant qui se comporte mal a plus besoin d’une mise en contact avec un adulte qui se soucie de lui, qui fait preuve d’empathie, qui peut l’aider à reconnaître ses émotions et qui va l’aider à trouver des meilleurs solutions de les exprimer.

Mettre en place un espace de retour au calme permet d’écarter un enfant qui ne respecte pas le besoin de calme des autres sans pour autant l’exclure ou l’isoler.

On pourra procéder en plusieurs étapes :

  • offrir de l’empathie : « Je comprends ton besoin de te défouler, les cours sont longs et tu en as marre ! Et tu sais, de mon côté, j’ai besoin de calme pour enseigner.« 
  • proposer une solution qui convienne à tous les protagonistes : « J’ai l’impression que tu as besoin d’un temps calme. Est-ce que cela t’aiderait d’aller dans l’espace de retour au calme ? Si tu veux, je peux t’y conduire/ t’accompagner. »

 

citation bienveillance

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Source : Petit cahier d’exercices de Communication Non Violente avec les enfants de Anne van Stappen et Catherine Blondiau (éditions Jouvence). Disponible en librairie, en médiathèque ou sur internet.

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1 réponse

  1. majjouj dit :

    super…ça repinds aux besoins

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