Aider les enfants à surmonter et « digérer » petites (et grosses) mésaventures (accident, douleur, peurs…)

Aider les enfants à surmonter et « digérer » petites (et grosses) mésaventures (accident, douleur, peurs…)

Aider les enfants à surmonter et -digérer- petites (et grosses) mésaventures

Quand les enfants font face à des traumatismes (petits incidents ou grands accidents), Daniel Siegel et Tina Payne, auteurs de Le cerveau de votre enfant (éditions Les Arènes), rappellent l’importance de la narration factuelle des événements et de l’accompagnement des émotions.

Les enfants ont besoin de ressasser l’histoire de ce qui leur arrivé pour comprendre ce qui s’est passé et gérer leurs émotions. La narration vise deux éléments :

  • reconstituer l’événement de manière logique,encore et encore, tant que les enfants en ont besoin,

Le processus de narration est un moyen naturel et efficace de traiter les situations difficiles. Ce processus consiste à remettre les épisodes dans le bon ordre pour donner progressivement sens à ce que l’enfant a vécu : décrire l’incident factuellement, mettre des mots et de l’ordre dans la mésaventure.

  • nommer les émotions pour les apprivoiser.

Le fait de raconter l’incident plusieurs fois aider le cerveau à traiter l’information et l’expérience traumatisante. L’enfant pourra alors surmonter sa peur et reprendre le cours normal de sa vie. Au fil des jours, l’enfant évoque de moins en moins l’accident jusqu’à ce que ne soit plus qu’une expérience passée. Reconstituer l’histoire avec l’enfant et nommer les émotions qu’il a éprouvées lui permettent de focaliser son attention à la fois sur les faits et les émotions liés au traumatisme.

Narrer les faits (le récit logique)

Siegel et Payne conseillent d’invoquer les détails factuels et la logique (chronologie, enchaînement des événements) pour donner sens à l’événement.

« Oui, tu as…./ Vous avez…. Et après…. »

Siegel et Payne insistent sur le fait d’encourager les enfants à jouer un rôle actif dans la narration des événements : agir en tant qu’adultes comme des facilitateurs et aider les enfants à formuler les faits.


« Tu te souviens ce qui s’est passé quand… Tu as… et puis… et ensuite… Et ça t’a fait peur et il y avait de quoi avoir peur ! Tu te rappelles ce qui est arrivé après ? »

L’enfant a besoin de décrire l’événement d’une part pour comprendre ce qui lui est arrivé mais aussi pour se sentir mieux.

Le récit nous pousse à aller de l’avant et à surmonter les situations où nous nous sentons impuissants. – Daniel Siegel

 

Nommer les émotions (et les apprivoiser)

Quand on n’aide pas l’enfant à comprendre l’incident, les peurs restent irrésolues et peuvent resurgir sous d’autres formes (phobies, crises émotionnelles fortes, angoisses inexpliquées. Ainsi, désamorcer les émotions inquiétantes et traumatiques en les nommant sans les nier ou les minimiser est la condition pour que les enfants ne soient pas régis par ces dernières.

Le désir de comprendre le pourquoi de tel ou tel événement est si puissant que le cerveau continuera à l’analyser jusqu’à ce qu’il réussisse à lui donner un sens. – Daniel Siegel

Siegel et Payne rappellent l’importance de conclure sur le fait que l’épreuve s’est résolue grâce à des larmes, du réconfort, des soins… L’idée est que les enfants comprennent que les peurs et les petites ou grosses mésaventures peuvent être surmontées grâce aux gens qui les aiment et qu’ils ont tout intérêt à en parler plutôt qu’à les garder pour eux.

Quand nous aidons nos enfants à nommer leurs souffrances et leurs peurs, nous les aidons à les apprivoiser. – Daniel Siegel

…………………………………………………………………………………………….

Source : Le cerveau de votre enfant : manuel d’éducation positive pour les parents d’aujourd’hui de Daniel Siegel et Tina Payne Bryson (éditions Les Arènes). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

Commander Le cerveau de votre enfant sur Amazon ou sur Decitre.

Vous aimerez aussi...

1 réponse

  1. Weena dit :

    Merci pour ce dossier qui tombe à pique pour aider mon fils aîné a surmonté le traumatisme de notre petit accident de voiture … c’était il y a deux mois. Dans l’ensemble, je suis soulagé de voir qu’on a naturellement suivi les recommandations de l’article, le laisser en parler, nommé les émotions, dire que c’est normal d’avoir eu peur, reprendre le déroulé …
    Il n’y a finalement que le côté « tout fini bien » que je n’ai pas pensé à mettre en avant … je n’hésiterais pas à le faire la prochaine fois qu’il en parlera, car nous avons remarqué depuis qu’il a aussi peur des accidents dans les dessins animés (par exemple Cars)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *