Comment créer une atmosphère qui diminue les résistances et les oppositions avec les enfants ? 

7 manières de créer une atmosphère qui diminue les résistances et les oppositions avec les enfants

Comment créer une atmosphère qui diminue les résistances et les oppositions avec les enfants _

« N’essayez pas de les faire changer d’idée; changez leur humeur » dit Haïm Ginott (thérapeute spécialisé dans la communication parents/ enfants) à propos des enfants qui ne veulent pas coopérer ou faire ce qu’ils ont à faire. Il est possible, en tant que parents, de transcender le côté désagréable des situations difficiles en les agrémentant d’humour et d’imagination.

1.Décrire avec douceur

Les simples phrases descriptives peuvent parfois suffire à générer la coopération des enfants :

Je n’ai pas entendu la chasse d’eau

Zoé, brossage de dents avant le dodo

Les enfants, j’ai besoin d’aide pour la vaisselle.

2.Consulter les enfants pour connaître leurs préférences quant au moment ou à la manière de faire ce qu’ils ont à faire

Aimerais-tu faire la vaisselle avant ou après le dessert ?

Préfères-tu utiliser une éponge ou la brosse à récurer ?

3.Donner une appréciation de ce qui a été fait et des indications pour indiquer ce qui reste à faire

Eh bien, tu as frotté fort pour rendre la casserole aussi propre ! Il reste seulement quelques traces de jaune d’œuf qui résistent ici, sur le rebord.

4.S’exprimer avec les mots et le corps de manière à indiquer des intentions claires

Quand on demande de l’aide, la façon de s’exprimer doit indiquer qu’on s’attend à la recevoir :

  • pas d’appréhension sur la réaction des enfants (crise, refus, négociation…)
  • pas de peur de trop leur en demander
  • pas de supplication qui pose le parent en situation de victime

5.Établir des routines

Routine ne rime pas forcément avec rigidité. Une routine peut être flexible selon le contexte. Une routine peut prendre la forme d’un tableau d’affichage sur lequel les enfants notent la réalisation des tâches dont ils ont la charge et qu’ils ont terminées (c’est encore mieux s’ils les ont eux-mêmes décidées et que le planning a été réalisé lors d’un temps d’échange en famille).

Au lieu d’argumenter à propos des responsabilités de chaque membre de la famille, il suffira de se référer au tableau : « Consulte la liste des tâches. »

Quand le planning devient source de tension ou qu’il n’est plus respecté, il est envisageable de réunir les membres de la famille pour soulever le problème et trouver des solutions plus efficaces tous ensemble.

Par exemple, une idée pour rendre les tâches ménagères plus amusantes serait de mettre en place une roue de fortune pour distribuer les tâches. Chaque semaine, cette roue tourne pour assigner une nouvelle série de tâches à chaque membre de la famille.

6.Jouer et utiliser l’humour

Il est possible d’adopter un esprit ludique plutôt que de critiquer les enfants et d’avoir recours à l’humour au milieu de la pagaille afin d’éviter l’escalade de la violence.

Le jeu et l’humour dans la parentalité peuvent prendre différentes formes : la créativité et l’imagination des parents sont les bienvenues !

Cela peut être par exemple de parler avec une voix de gangster, une voix de robot; imaginer des scénarios loufoques/ amusants pour dénouer des situations problématiques (à un enfant qui ne veut pas sortir du lit : « J’ai cru voir un sous-marin sous la couette. Serait-ce un téléscope que je vois sortir ? Attention, un bateau naval en approche : sous-marin repéré ! J’entends le sous-marin envoyer un SOS : que dis-tu ? il faut changer de position de toute urgence ? Un ravitaillement attend l’équipage dans la cuisine. »

7.Tout effacer et recommencer

La formule suggérée par Haim Ginott pour sortit des impasses avec les enfants est  : « On efface tout et on recommence. ». On efface réellement tout et on recommence pour de vrai en reprenant la scène depuis le début.

 

Les effets de la bonne humeur ne se limitent pas au simple avantage pratique d’obtenir la coopération. Quand la bonne humeur règne, elle entraîne souvent d’autres conséquences bénéfiques. Jeunes et moins jeunes ont tendance à devenir plus expansifs, plus affectueux, et même plus inventifs. L’improbable devient soudain possible. On libère des élans d’amour qui se répandent heureusement dans toute la maisonnée. – Faber et Mazlish

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Source : Parents épanouis, Enfants épanouis de Adele Faber et Helene Mazlish (éditions du Phare)

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