Le BGG (Bon Gros Géant) : humour, richesse linguistique, valeurs éthiques… un livre fabuleux !

Le BGG (Bon Gros Géant) : humour, richesse linguistique, valeurs éthiques… un livre fabuleux !

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Sophie ne rêve pas, cette nuit-là, quand elle aperçoit de la fenêtre de l’orphelinat une silhouette immense vêtue d’une longue cape noire et munie d’une curieuse trompette. Une main énorme s’approche… et la saisit.

Et Sophie est emmenée au pays des géants. Terrifiée, elle se demande de quelle façon elle va être dévorée. Mais la petite fille est tombée entre les mains d’un géant peu ordinaire : c’est le BGG, le Bon Gros Géant, qui se nourrit de légumes, et souffle des rêves dans les chambres des enfants.

 

Nous sommes depuis quelques temps des fans inconditionnelles de Roald Dahl avec ma fille. Nous avons déjà lu Charlie et la chocolaterie, Fantastique maître renard, Matilda, L’énorme crocodile, Les deux gredins. On les lit souvent à deux voix ou alors ma fille préfère que je les lui lise (et je ne boude pas mon plaisir !).

Les histoires de Roald Dahl ont en commun d’être toutes aussi drôles et riches en vocabulaire les unes que les autres. Elles sont également toujours porteuses de messages forts derrière leur apparente simplicité et leur humour.

Le BGG n’échappe pas à cette règle : on y perçoit des messages au sujet de la tolérance, de la bienveillance, de la révolte non violente contre l’injustice, de la cohabitation pacifique entre des personnes bien différentes, de la méfiance envers les apparences souvent trompeuses…

Non seulement les messages sont forts mais ils sont servis par la maîtrise narrative parfaite de Roald Dahl : beaucoup d’humour, des jeux de mots par dizaines, une richesse linguistique toujours renouvelée, un voyage dépaysant en Angleterre.


Roal Dahl a le don de nous embarquer dans des histoires loufoques. Dans Le BGG, il nous fait suivre les aventures de Sophie, petite orpheline maline et pétillante, et du Bon Gros Géant, géant au grand cœur qui connaît sa valeur malgré son manque d’instruction. Les deux personnages se lient d’amitié malgré leurs différences et s’indignent tous deux de la violence des autres géants mangeurs d’hommes… si bien qu’ils liguent leurs intelligences pour trouver une solution non violente à ce problème. Cela les mènera jusqu’au palais royal de la reine d’Angleterre, lieu de péripéties toutes plus invraisemblables les unes que les autres !  Comment, en effet, servir un petit déjeuner à un géant de 7 mètres ?

Nous avons particulièrement apprécié l’univers inventé par Roald Dahl : les fameux schnockombres immondes, les effrayants troglopompes, la frambouille qui fait pétarader (et dire que le BGG ose pétarader devant la reine d’Angleterre !), le langage parsemé de mots inventés hilarants du BGG (se carapartir, tordu bohu, une musique vrombironnante) et d’expressions farfelues (« freine des quatre fers, reine des cafetières ! »).

La fin est toute aussi malicieuse que le reste du livre.

Un livre à lire en lecture offerte à partir de 7 ans, plus tard en lecture autonome.

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Le Bon Gros Géant: Le BGG de Roal Dahl (éditions Folio Junior) est disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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