C’est notre responsabilité de reconnaître la nature aimante et juste de l’enfant pour la nourrir et la cultiver

C’est notre responsabilité de reconnaître la nature aimante et juste de l’enfant pour la nourrir et la cultiver

C'est notre responsabilité de reconnaître la nature aimante et juste de l'enfant pour la nourrir et la cultiver

L’être humain étant un animal social, la coopération avec d’autres membres de son groupe est sa voie naturelle.

Nous devons prendre conscience qu’une de nos grandes responsabilités est de reconnaître cette nature aimante et juste de l’enfant pour la porter et la guider. – Céline Alvarez

Dans son livre Les lois naturelles de l’enfant, Céline Alvarez affirme que nous, humains, sommes câblés à la naissance pour entrer en résonance avec l’autre et prédisposés à agir de manière juste et éthique, ce qui nous permet de vivre ensemble dans une certaine harmonie. Les adultes n’ont donc pas à créer de l’empathie, du sens moral ou de l’altruisme chez les enfants mais plutôt à soutenir le développement de ces qualités morales et sociales.

Comment porter et nourrir la nature aimante et juste des enfants ?

Afin de soutenir efficacement le développement de comportements éthiques et empathiques chez les enfants, Céline Alvarez propose plusieurs pistes :

  • commencer par les reconnaître

Les enfants sont naturellement empathiques et altruistes. Reconnaître l’existence d’une nature humaine bonne chez les enfants est un pré requis.

Le simple fait de changer de regard sur la nature humaine change notre manière d’être en tant qu’adultes.

Par ailleurs, dès lors qu’on pose une étiquette ou un jugement de valeur répété sur un enfant, il a tendance à se conformer à cette étiquette… dans le bons sens comme le mauvais.

  • les nourrir positivement à travers une posture chaleureuse et empathique

Nourrir la nature aimante et juste des enfants passe ensuite par une attitude affectueuse, bienveillante et empathique à la fois envers les enfants mais également envers les autres adultes. Cette attitude empathique passe par l’accueil des émotions telles qu’elles sont sans chercher à les minimiser ou les nier, par la verbalisation des émotions des enfants, par le fait de raisonner en termes de besoins.

Il est également important de parler des émotions dans la vie quotidienne.Les adultes peuvent donner le ton à travers leurs paroles et leurs comportements, en tant que modèles principaux. Ainsi, les mots et les histoires lues aux enfants peuvent  doter les enfants de compétences qui leur apprennent à se comprendre eux-mêmes et à se mettre dans la peau des autres.

Par ailleurs, les 4 attitudes suivantes peuvent servir de guides pour les adultes :

  • utiliser une écoute empathique et bienveillante à travers l’écoute active (refléter les émotions sans les nier ou les minimiser, explorer les pensées et les motivations, parler des besoins, trouver des solutions);

 


  • ne pas poser d’étiquettes sur les enfants (« tu es égoïste », « tu es méchante », « tu es lent », « tu es paresseuse »…) mais valoriser ce qui est bien à travers les compliments descriptifs et le renforcement positif (lire cet article);

 

  • toujours expliquer les comportements des autres et les raisons derrière tout comportement pénible ( «  Elle devait être très fatiguée, elle n’a pas fait sa sieste. » «  Tu crois qu’il avait faim  ? Tu sais, quand on a faim, on devient grognon. »);

 

  • attirer l’attention sur les émotions des autres et les expliquer («  Regard S., elle pleure, elle a l’air vraiment triste », « On dirait que A. est très….»).

Un livre-ressource pour adopter une posture empathique en classe : La Discipline positive dans la classe : des outils concrets pour des apprentissages académique, émotionnels et relationnels efficaces

 

  • laisser aux enfants des opportunités de s’exprimer

Il s’agit ici d’offrir des situations à l’enfant où il aura la possibilité d’avoir des comportements altruistes. Cela peut passer par exemple par le fait de se sentir responsable du bien-être d’un autre (tutorat, « veilleur invisible« , responsabilité d’un animal domestique…) est une composante essentielle du développement de l’altruisme.

 

Les enfants ne peuvent qu’éprouver l’inutilité ou la vanité de leur existence sans le sentiment d’être bons. Ce sentiment d’être bons découle de la manière dont ils sont traités au cours de leur enfance, cette manière découlant elle-même de la manière dont les adultes (parents, éducateurs, enseignants, encadrants sportifs…) envisagent la nature de l’enfant.
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Source : LES LOIS NATURELLES DE L’ENFANT de Céline Alvarez (éditions Les Arènes). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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