Chercher la fonction positive du comportement qui ne nous convient pas d’un enfant

Chercher la fonction positive du comportement qui ne nous convient pas d’un enfant

Chercher la fonction positive du comportement qui ne nous convient pas d'un enfant

Christine Dimajo Donati est journaliste et coach dans la communication et les relations humaines. Elle est l’autrice du livre Quand tout devient enfin facile avec nos enfants.

Dans cet ouvrage, elle rappelle que tous les comportements humains servent une intention positive, y compris ceux des enfants. Un comportement qu’on va étiqueter de « négatif » (bêtise pour se faire remarquer, demande constante d’attention, non coopération…) a donc une fonction positive. Un comportement inappropriée à nos yeux d’adultes peut être la manifestation d’un besoin fondamental aux yeux de l’enfant comme être aimé inconditionnellement, se sentir en sécurité, ou alors une demande de reconnaissance, ou encore éprouver de la joie, ou simplement un besoin de mouvement.

Dans tous les cas, l’enfant cherche à obtenir de l’attention de ses parents. Aussi bizarre que cela puisse paraître, sachez que pour un enfant, il vaut mieux une attention négative (une punition, une réprimande), que pas d’attention du tout ! Cela veut dire que si vous ne donnez pas d’attention positive à vos enfants, ou si vous ne leur donnez pas l’attention qu’ils attendent, ils chercheront à l’obtenir par d’autres moyens. – Christine Dimajo Donati

Quand il s’agit de nourrir leurs besoins d’amour et d’attention, les enfants peuvent adopter des stratégies inadaptées mais, dans tous les cas, ils cherchent inconsciemment à obtenir quelque chose qu’ils pensent ne pas pouvoir obtenir autrement.

Notre rôle de parents est alors de « mettre le décodeur » pour comprendre les stratégies adoptées par les enfants pour ce qu’elles sont : des manières inadaptées de satisfaire des besoins fondamentaux (qui sont souvent affectifs, relationnels mais qui peuvent aussi être physiologiques : faim, soif, mouvements…). Il est donc primordial de ne pas se laisser aveugler par les aspects négatifs du comportement qui est simplement la partie visible de l’iceberg. La clé réside dans les motivations (les besoins), c’est-à-dire la partie cachée de l’iceberg.


Pour trouver ces motivations, il est possible de se poser des questions qui font appel à notre raisonnement en termes de besoins :

  • Quand mon enfant agit de cette manière, qu’est-ce que cela donne de bon pour lui ?
  • Qu’est-ce qu’il cherche à obtenir ?
  • Quelle est la fonction positive de son comportement ?

En répondant à ces questions, on se rendra compte à quel point l’écart entre le comportement extérieur et la motivation profonde peut être surprenant.

Le comportement peut agacer ou être incompréhensible, la fonction positive interpelle toujours sur un besoin fondamental de votre enfant auquel vous devez répondre de manière positive. A défaut, l’enfant ira crescendo dans les « bêtises » pour se faire comprendre. – Christine Dimajo Donati

Cette manière de se connecter à la fonction positive des comportements des enfants a des effets profondément bénéfique dans la relation parents/ enfants. Quand on se met en relation avec ce qui est vraiment important pour les enfants, la relation s’améliore à travers une compréhension mutuelle et une attention portée sur la relation plutôt que sur des enjeux de pouvoir.

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Source : Quand tout devient enfin facile avec nos enfants : une méthode simple et efficace au quotidien pour retrouver l’amour et la bonne humeur à la maison de Christine Dimajo Donati (éditions Josette Lyon). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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1 réponse

  1. C’est une approche intéressante. On se rend vite compte qu’un enfant est en réalité toujours animé d’une bonne attention.

    En revanche lorsque ses besoins ne sont pas comblés, il peut vite y avoir des dérives. Il peut faire une crise, chercher à attirer l’attention par des bêtises, etc.

    J’ai connu une étudiante qui était excellente au collège, mais comme son père ne se souciait que de sa soeur qui avait de mauvaises notes à l’école, elle s’est mis à avoir des pires notes en classe alors que c’est une bonne élève à la base.

    Pour en revenir à nos enfants, avoir en tête une liste de leur besoins (physiologique, affectifs et sociaux) permet de garder un relation positive 🙂

    Une liste complète ici :
    https://www.parentalitezen.com/top-besoins-fondamentaux/

    Prenez donc le temps d’analyser et ne tirons pas de conclusion trop vite 😉

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