4 forces simples pour favoriser la coopération (avec les adultes et les enfants)

4 forces simples pour favoriser la coopération  (avec les adultes et les enfants)

1. La bienveillance

La bienveillance a deux facettes :

 

  • les autres : raisonner en termes de besoins
    • quel(s) besoin(s) non satisfait(s) cette personne tente-elle d’exprimer sous son agressivité ?
    • quelles bonnes raisons a-t-elle de réagir ainsi ?
    • de quoi a-t-elle peur ?
    • contre quoi est-elle en colère ?
    • à quoi dit-elle non ?
    • à quoi dit-elle oui quand elle me dit non à moi?

 

2. La réciprocité

Quand je communique avec bienveillance, il y a des chances pour que l’autre réponde avec bienveillance; quand je propage de la malveillance, il y a des chances pour que je reçoive de la malveillance en retour.

Quand les autres s’adressent à moi avec malveillance, je risque de répondre avec malveillance, même si je suis sensibilisé(e) à la bienveillance. Quand les autres s’adressent à moi avec bienveillance, je serai plus enclin à répondre avec bienveillance.

Connaître ces mécanismes de la communication permet de sortir de la pensée binaire : je m’écrase moi ou je l’écrase l’autre ?

 

3. La clarté

Quel est mon objectif ? Qu’est-ce que je veux exactement (plutôt que ce que je ne veux pas ?) ? Qu’est-ce que je veux maintenant, dans l’instant ?

Quels sont mes sentiments ? Voici une liste non exhaustive de sentiments que nous éprouvons :

sentiments cnv

 

Quels sont mes besoins non satisfaits ? Voici une liste non exhaustive de besoins qui nous animent :

besoins cnv

Que se passe-t-il en moi ?

 

4. La créativité

La liberté d’innover prend appui sur la situation : comment réagir quand l’autre ne veut pas coopérer ? La bienveillance qui réussit est toujours celle qui part de nous pour aller vers les autres : dire ce qu’on ressent même quand les sentiments sont contradictoires, parler d’amour sans fausse pudeur ou sans peur du regard des autres.

La coach Juliette Tournand prend l’exemple d’une personne qui réagit face à sa tante adorée qui lui a préparé un plat de tripes pour le traditionnel repas du dimanche midi : comment dire qu’on n’aime pas les tripes sans froisser la cuisinière ? comment se respecter soi-même (ne pas prétendre aimer les tripes) et respecter l’autre (respecter le temps passé en cuisine et l’amour mis dans la préparation de ce repas) ? Elle propose une formulation du type :

Je déteste les tripes autant que je t’aime toi !

La bienveillance peut nous pousser exactement là où nous devrions être ! Juliette Tournand nous invite à nous entraîner à découvrir le plaisir qu’il existe à s’arracher à la frustration dans des situations quotidiennes difficiles pour dépasser les conflits par la liberté d’innover et la rencontre du vivant en l’autre.

 

Source : vidéo TedX de Juliette Tournand, coach de dirigeants et de sportifs de haut niveau. Stratégie de la bienveillance: Juliette Tournand at TEDxRennes.

 

 

Vous aimerez aussi...

2 réponses

  1. Guichardan dit :

    Vous êtes une vraie source d’inspiration Caroline. Si, à l’occasion vous m’envoyer votre email, je vous enverrai des documents, et vous jugerez selon les cas si vous souhaitez les partager. Je mets en place des dialogues philo et un programme de médiation par les pairs dans une école primaire, et dans un collège. Je reconstruits pour cette occasion tout un programme.
    Bien cordialement.

    • Caroline dit :

      Bonsoir

      merci pour votre prise de contact.
      Je vois le blog comme une boite à outils géante à destination des parents et des enseignants. J’ai toujours plaisir à partager des initiatives qui vont dans le sens d’une éducation plus humaniste. Je serais ravie d’échanger avec vous et de vous consacrer un article :-).

      Au plaisir d’échanger
      Caroline

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.