4 idées pour sortir un enfant de sa colère (et repartir du bon pied)

Comment comment sortir un enfant de sa colère ?

comment sortir un enfant de sa colère

Deux préalables avant de sortir de la colère :

-Accueillir l’émotion

La seule manière de laisser la colère disparaître est de l’accueillir, de la mettre en mot, d’en permettre l’expression. Sans émotion, nous ne serions pas vivants.

L’émotion est une structure en 3 étapes :

  • la charge : quand ça monte à l’intérieur, quand on ressent les sensations corporelles liées à l’émotion (gorge sèche, rythme cardiaque qui s’accélère…)
  • la tension : on utilise l’énergie de l’émotion dans une action, une parole, un comportement
  • la décharge :  le moment où l’on pleure, crie, tremble… La décharge n’est que la 3° partie de l’émotion, c’est l’étape qui permet le retour au calme.

Quand on est face à un enfant, il s’agit alors de ne pas empêcher cette 3° étape qui est souvent confondue avec l’émotion elle-même. L’enfant a besoin de se décharger pour ne pas rester en tension. Comme cette tension n’est plus utile, elle doit pouvoir sortir du corps en s’extériorisant.

Par exemple, pleurer fait du bien suite à un choc, à une peur, à une douleur, même suite à une forte joie. Dire « ne pleure pas » revient à dire « Garde ta douleur à l’intérieur de toi ».

Au contraire, on devrait encourager les enfants à pleurer : « Vas y, pleure un bon coup parce que, quand on pleure un bon coup, ça dure quelques secondes et ça s’arrête. Les émotions sont des états, elles sont temporaires. Comme quand le soleil et la pluie s’alternent. »

-Se connecter

Les neurosciences ont montré que les enfants apprennent, grandissent, se sentent en sécurité et s’épanouissent quand ils ressentent une connexion avec les personnes qui s’occupent d’eux, quand ils se sentent compris, soutenus, validés, quand ils ressentent de l’appartenance et de l’importance.

On ne peut pas influencer un enfant de manière positive tant qu’on n’a pas créé une connexion authentique, sincère avec lui. La plupart du temps, il est plus efficace d’arrêter de se focaliser le comportement inapproprié et de plutôt penser à nourrir la relation, à restaurer le lien rompu.

Cela peut se faire par un message non verbal (juste une présence, un sourire, un clin d’oeil), un message (je t’aime, je suis là, tu es important.e à mes yeux, je ne savais pas que c’était aussi difficile, tu as l’impression que…), un contact si l’enfant l’accepte (un petit massage dans le dos, des caresses…), une chanson ou un jeu .

comment faire avec un enfant en colère

4 activités à partager avec les enfants pour sortir de la colère et repartir du bon pied

1.La poupée de chiffon

L’enfant sera la « poupée de chiffon ». On pourra lui demander de sauter doucement sur place en laissant les bras aller et venir à leur gré.

Tes bras sont souples et relâchés, tes épaules tombent comme celles de la poupée de chiffon.

Maintenant, tu peux te calmer et tranquillement t’allonger si tu le désires.

Respire tranquillement.

Ferme les yeux.

Inspire : l’air rentre.

Expire : l’air ressort – 3 fois.

Tu es allongé sur le tapis (ou la moquette). Le sol est très doux comme si tu étais porté par un nuage.

Ton ventre se soulève quand tu inspires, il s’abaisse quand tu expires.

Ton corps est très mou, il s’enfonce dans le nuage.

Tes jambes sont toutes molles, tes bras sont tout mous comme ceux d’une poupée de chiffon.

C’est agréable de te sentir tout mou, et de se laisser porter par le nuage.

Il traverse un ciel très bleu, très calme.

Et ce calme enveloppe tout ton corps pour que tu te reposes après la tempête.

 

2.Une petite méditation pour écouter le coeur

Tu es assis.e confortablement.

Tu peux sentir tes pieds posés bien à plat sur le sol.

Et ta tête très haute comme pour toucher le ciel.

Installe toi bien confortablement.

Respire tranquillement. Ferme les yeux.

Inspire puis expire (3 fois).

Porte ton attention sur ta respiration, l’air qui rentre puis qui ressort de ton nez.

Le souffle de ta respiration repose ton coeur et tes poumons.

Tu peux sentir que l’air entre et que ta poitrine se soulève.

Observe ce qui se passe quand tu expires.

Ta poitrine s’abaisse.

Quand tu inspires, ta poitrine se lève.

Dans ta poitrine, il y a ton coeur.

Quand tu es en colère, il bat très fort dans ta poitrine.

Ta colère est terminée maintenant.

Tu es plus calme et plus tranquille.

Mais ton coeur a quand même besoin que tu le berces.

Il a besoin de toi pour être tout à fait rassuré.

Que tu l’aides un peu avec ta respiration. 

Ton attention est douce pour ton coeur. Ton coeur est un peu sombre après la colère.

Tu peux l’éclairer avec ta joie. La joie est comme un soleil. Elle réchauffe ton coeur. Elle réchauffe ton coeur avec ta respiration. 

Ton coeur se gonfle de joie. Il bat tranquillement.

Il est heureux et joyeux.

Sa joie réchauffe ta poitrine.

Elle réchauffe ton ventre.

Elle est comme un grand soleil qui t’enveloppe tout.e entier.e de sa joie et de sa chaleur.

Ton coeur est tout à fait guéri de sa colère.

Il bondit dans ta poitrine.

Il veut dire sa joie. Il rayonne de joie.

Ta colère est tout à fait partie maintenant.

Tu es tout à fait en sécurité. Tu peux profiter de ta joie.

 

3.La respiration Nadishodana

Cette activité est apaisante et participe à rétablir l’harmonie dans un corps éprouvé par les émotions. Une activité idéale à pratiquer à plusieurs (parents/enfants) pour reconnecter le lien coupé par la crise émotionnelle.

On s’assoit confortablement.

On pose un doigt de la main droite sur l’aile de la narine droite.

On inspire puis on expire.

On inspire à nouveau puis on soulève le doigt de la narine droite.

On pose le doigt de la main gauche sur l’aile de la narine gauche.

On expire par la narine droite.

On inspire puis on expire toujours avec la narine droite.

On inspire et on refait le mouvement de bascule de la droite vers la gauche.

On recommence doucement, tranquillement cette respiration de détente.

 

4.Le concours de grimace

Les grimaces aident à déloger les contractures du visage provoquées par la colère. Cet instant de détente permet d’apaiser les tensions et de renouer le dialogue. On pourra se placer tous ensemble devant un miroir :

On va d’abord se préparer. On se lave le visage. Avec le bout des doigts, on masse le front avec des gestes circulaires, on redescend le long des tempes puis on suit la ligne des pommettes et enfin l’ovale du visage.

On se pince les lobes des deux oreilles et on les étire doucement vers le bas.

On est prêt pour le concours de grimaces  carte blanche à toutes les interprétations !

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Source : Enfants zen, parents zen: 2-6 ans de Isabelle Bruno (éditions Hachette Pratique). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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