PARENTS : 6 questions pour dénouer nos conflits intérieurs

PARENTS : 6 questions pour dénouer nos conflits intérieurs

Dans son livre Développer l’estime de soi de son enfant, Petra Krantz Lindgren propose 6 questions à méditer afin de mieux nous écouter et dépasser l’auto critique d’une manière constructive. Elles nous aident à faire preuve d’empathie envers nous-mêmes et à apprendre de nos erreurs éducatives avec nos enfants.

1.Dans quelles situations l’autocritique se déclenche-t-elle ?

Il est important d’identifier le ou les incidents qui nous ont conduits à faire ce choix, regretté ensuite, pour pouvoir faire mieux la prochaine fois.

2.Quels besoins n’ont pas été satisfaits par ce choix, générateur d’autocritique ?

Une liste des besoins fondamentaux qui nous animent tous :

besoins fondamentaux cnv

 

3.Dans cette situation, quels étaient les émotions et les besoins à combler ?

Les émotions primaires communes à tous les humains :causes des émotions

 

4.Qu’est-ce que je ressens en observant mes besoins identifiés ?

Quand nous sommes à l’écoute de l’ensemble de nos besoins, ceux qui n’ont pas été satisfaits et ceux que nous avons essayé de satisfaire, un changement intérieur se produit souvent.

Au lieu de s’arrêter sur des jugements autocritiques (du type « je devrais vraiment être plus compréhensive ! »), nous ressentons du chagrin (« cela m’attriste de penser que j’ai traité mon fils de fainéant »).

En se permettant d’une part le chagrin et d’autre part la prise de conscience de nos propres besoins, une réconciliation intérieure est bien souvent possible : « J’ai essayé d’agir en fonction de ce qui est important pour moi. La prochaine fois, je tâcherai de trouver une manière qui satisfasse mieux l’ensemble des besoins qui m’animent ».

6.La tristesse reconnue et exprimée, réfléchir à ce qui peut être fait.

Quand nous pensons avoir commis une erreur, il s’agit au fond d’avoir privilégié certains besoins au détriment d’autres. S’écouter et s’intéresser à ces besoins constituent une première étape pour transformer la mauvaise conscience, d’abord en tristesse puis en apprentissage.

Une deuxième étape consiste à mettre des mots sur la mauvaise conscience. On gagnerait à parler aux enfants de nos émotions et nos besoins qui ont influencé tel ou tel incident.

6.Demander aux enfants ce que cela leur fait d’entendre leurs parents parler de leurs erreurs et de leur vulnérabilité.

Cette question est primordiale, tout comme la volonté et la disponibilité à écouter la réponse.

Reconnaître que l’on a commis une erreur n’est pas une astuce pour éviter notre propre mauvaise conscience. Il s’agit en revanche de transformer l’auto critique en tristesse, puis en apprentissage, qui offre ensuite des possibilités de satisfaire un plus grand nombre de besoins.

C’est pourquoi nous devons solliciter l’ensemble des canaux de communication (les mots, le langage corporel, le ton de la voix, l’expression faciale) pour signaler aux enfants que nous sommes sincèrement intéressés par leur réponse et que nous prêts à accueillir leurs mots avec empathie et bienveillance.

Parler de nos erreurs et de nos tourments permet de créer du lien et du partage, de créer des opportunités d’apprendre les uns des autres.

Les enfants aiment quand les adultes proches d’eux se montrent comme de vraies personnes entières. Des personnes qui ressentent de choses, qui ont des besoins et des envies. Des personnes qui se réjouissent et s’émerveillent, mais qui peuvent également être tristes, avoir du chagrin, des doutes et qui font de leur mieux. Des personnes qui sont comme eux et auxquelles ils peuvent s’identifier. – Petra Krantz Lindgren

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Source : Développer l’estime de soi de son enfant de Krantz Lindgren Petr (éditions Eyrolles). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet (DECITRE).

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