S’entraîner à écouter vraiment pour nourrir le lien entre deux personnes (parent/enfant, couple…)

S’entraîner à écouter vraiment pour nourrir le lien entre deux personnes (parent/enfant, couple…)

S'entraîner à écouter parent enfant

La psychologie positive propose le concept des réponses « actives constructives » pour qualifier les réponses qui nourrissent le lien entre deux personnes (parent/ enfant, couple, entre amis ou collègues…).

Une réponse active et constructive est une réponse qui démontre les signes d’une écoute empathique et enthousiaste (sourire, contact visuel, mimique du visage, mots choisis, posture corporelle…). Elle est constructive car elle construit les fondements d’une relation authentique, basée sur des rapports de confiance et de générosité.

La réponse active et constructive est caractérisée par l’empathie. Ecouter l’autre de manière active, c’est se donner pour intention de comprendre ses émotions, c’est reformuler ce qu’il dit pour démontrer notre volonté de connexion émotionnelle, c’est poser des questions sur ce qui l’anime (comment tu as réagi ? tu as du te sentir tellement content, non ? et qu’est-ce que tu as dit ?…).

Une résonance émotionnelle se crée à travers un réel enthousiasme, une vraie sollicitude pour l’autre à la hauteur de l’intensité des émotions qu’il exprime. (« Mais c’est génial ! Vas-y, raconte ! »).

Face à une bonne nouvelle, la réponse active constructive célèbre le bon moment et capitalise sur la réussite en faisant ressortir la fierté de l’autre, ses émotions positives, les efforts fournis pour réussir et la joie partagée dans la gratuité des sentiments, dans une humanité commune.

Les réponses actives constructives s’opposent aux réponses :

  • passives constructives : les émotions sont reconnues mais on passe vite à autre chose (par exemple, un simple « Bravo », « C’est bien » ou « Ah, tant mieux pour toi »)

 

  • passives destructives : on fait comme si de rien n’était, on sabote la nouvelle (par exemple, « Ah ok. Au fait, tu as pensé à prendre rendez-vous chez le dentiste ? » )

 

  • actives destructives : la nouvelle partagée déclenche une réaction émotionnelle négative, par jalousie, par peur, par tristesse, par honte (par exemple, si un enfant remporte un tournoi de jeux vidéo: « Pas étonnant avec le temps que tu passes devant ton écran. Tu ferais mieux de passer ce temps à faire tes devoirs, ça servirait à quelque chose au moins. » ou alors « Je suis étonné, il y avait plein d’autres joueurs meilleurs que toi. » ou alors, face à une note de 16/20 : « Tu n’a pas donné le meilleur de toi-même. il me semble que les notes vont jusqu’à 20/20, non ? ».

On peut s’entraîner à imaginer et formuler des réponses actives constructives avec des petits scénarios en tête basés sur des situations vécues. On peut également s’entraîner en imaginant les réponses qu’on aurait aimé recevoir à l’annonce de telle ou telle bonne nouvelle.

On peut également se lancer un petit défi : répondre de façon active constructive à trois personnes dans la journée ou alors accorder une vraie réponse active constructive aux enfants ou au conjoint à la prochaine bonne nouvelle qu’ils annoncent.

Les réactions réellement enthousiastes et actives demandent plus de temps mais la qualité de la relation s’en trouve grandement améliorée. En effet, plus encore que le soutien dans les épreuves douloureuses, c’est la présence et l’attention aux nouvelles positives de l’autre qui détermine la qualité de la relation.

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