Neurosciences : l’empathie est-elle innée ou le fruit de l’éducation ?

Neurosciences : les ressorts de l’empathie (et pourquoi les enfants viennent en aide aux autres de manière spontanée)

Serge Tisseron décrit l’empathie comme le fait de pouvoir se mettre à la place de quelqu’un, au moins partiellement, relativement à certaines parties de l’expérience vécue par l’autre et de nos expériences vécues dans le passé. Il y a une dimension émotionnelle et une dimension cognitive (avoir une idée de ce que l’autre a pensé) dans l’empathie.

La reconnaissance par le corps (les mimiques, les microexpressions, les postures corporelles…) joue un rôle essentiel dans l’empathie : c’est le moment où on va accepter que l’autre puisse s’identifier à nous autant que ce qu’on s’identifie à lui.

L’empathie est-elle innée ou le fruit de l’éducation ? Des éléments de réponse dans ce dossier sur les secrets de l’empathie.

De récentes études ont montré que, dès 14 mois, les bébés viennent en aide aux autres de manière spontanée, et ce sans en attendre la moindre récompense (Warneken & Tomasello, 2007).


Pourtant, même si elle est innée, l’empathie doit être encouragée. Le manque d’amour dans l’enfance et la violence au quotidien inhibent la capacité à reconnaître les émotions. L’empathie est une aptitude au départ mais c’est l’éducation qui va permettre à l’enfant de la cultiver. C’est l’accompagnement à l’empathie qui va développer l’empathie.

La meilleure manière de développer la capacité d’empathie d’un enfant, c’est de lui démontrer de l’empathie. – Serge Tisseron

……………………………………………………………………………….

>>>Des ressources :

Vous aimerez aussi...

3 réponses

  1. Harold dit :

    Entendu, d’après ces études, l’empathie serait innée.
    Après, j’avoue que je trouve encore gênant de mettre des qualificatifs moraux.
    En effet on peut penser que l’empathie est « bonne », mais on peut aussi considérer que c’est un des mécanismes indispensables à la survie et qu’au final, l’empathie a pour but premier la survie de l’individu.
    C’est une question qui est non seulement scientifique mais surtout philosophique, je trouve.
    J’avoue que j’ai du mal avec le fait de penser que quelque chose est « bon par nature » (ou « mauvais par nature »). C’est le « par nature » qui me gêne, je l’avoue, dans la mesure où je pense que la définition de « bon » et « mauvais » relève de la morale, et donc d’une interprétation humaine et non d’une chose qui existe dans l’absolu.
    Mais c’est une question qui fera toujours débat, j’imagine…

    Après, considérer un enfant comme « bon » ou le considérer comme étant un être ayant des besoins remplit le même objectif, en ce qui concerne la prévention de l’utilisation de la violence éducative (sujet de l’article où j’avais d’abord posté) Quand on connaît mieux le comportement d’un bébé/enfant, on accepte mieux les petits tracas et on a d’autant plus de chance de bien réagir en conséquence.

  2. Nous avons tous un niveau d’empathie qui nous est propre. Je reste persuadé qu’il peut se travailler pour le faire progresser (ou régresser selon les cas).
    Dans le monde professionnel, il est de plus en plus demandé d’avoir de l’empathie.

  3. Sophie Seale dit :

    Il est plus intéressant de considérer si la capacité d’empathie ( mecanisme inné d’apprentissage et de survie) est ensuite utilisé de manière sociale ou anti-sociale. Le maniement de l’empathie anti-sociale est un formidable outil de manipulation qui fait des ravages en particulier dans les systèmes familiaux dysfonctionnels.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *