Un enfant peut apprendre parce qu’il se sent en sécurité (dans l’école, dans la classe, dans les apprentissages…)

Un enfant peut apprendre parce qu’il se sent en sécurité (dans l’école, dans la classe, dans les apprentissages…)

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Ce principe est d’une grande importance pour que l’école soit centrée sur des apprentissages efficaces, pérennes et accessibles à tous les enfants, particulièrement dans un milieu où les conditions de vie et les rapports à l’école sont difficiles, parfois conflictuels, voire violents. La pédagogie Freinet apporte des éléments de réponse pour la mise en place d’un cadre sécurisé et sécurisant.

L’expression personnelle

Il s’agit, par exemple, de permettre aux élèves de se décharger, au moins en partie, de leurs préoccupations extérieures et de s’exprimer véritablement. A cette effet, divers dispositifs qui articulent ce besoin d’expression et les apprentissages scolaires existent en pédagogie Freinet :

  • Quoi de neuf ?,
  • textes libres,
  • conseils,
  • créations.

Un cadre ferme et bienveillant

Il s’agit  de construire et garantir un univers scolaire sécurisé, qui évite toute violence ou toute crainte susceptible de perturber le travail tout en autorisant la parole des élèves ainsi que l’expression de leurs besoins d’enfants (boire en classe, bouger, se déplacer…).

Des apprentissages sécurisés

Il s’agit, enfin et surtout, de sécuriser les apprentissages eux-mêmes via :

  • le droit à l’erreur : l’erreur devient un objet de travail intéressant et légitime,

 

  • une approche de l’évaluation comme observation et indication plus que comme sentence (absence de notes et de classement, allègement du stress…),

 

  • des aides, des camardes et des enseignant.e.s, de diverses natures :
    • matérielles (réserve d’instruments pour les oublis de matériel, marquage accessible de tous les objets disponibles dans les classes, plans-guides pour se servir soi-même des ordinateurs…)
    • cognitives (des aiguillages et des questions plus que des réponses : comment faire ? quelles ressources nécessaires ? où les trouver ?…)
  • au nom du principe de coopération, l’aide est donc légitime, officielle et ,en aucun cas, stigmatisée (l’entraide autour de solutions possibles est encouragée),

 

  • des cadres explicites, stables et connus de tou.te.s (affichage public de l’organisation du travail dans la journée, plans individuels, routines de fonctionnement…) ,

 

  • des phases répétées de ce qui est se fait ou vient de se faire avec ce qui s’était travaillé auparavant (tisser des liens entre les situations, les contenus, le passé, le présent, les erreurs dépassées…).

C’est quand le cadre est sécurisé, avec des points d’ancrage stables et connus par tous pour reconnaître et gérer les conflits (comme les conseils) , que l’imprévu peut être intégré sans mettre en péril l’ensemble et que les élèves peuvent apprendre en étant encouragés à prendre des risques et s’engager, très tôt, dans des recherches, des exposés ou des créations.

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Source :  La pédagogie Freinet : Concepts, valeurs, pratiques de classe de Nadine Giauque et Chantal Tièche Christinat  (éditions Chronique Sociale). Disponible en librairie, en médiathèque ou sur internet.

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