Accompagner avec bienveillance les enfants en situation de soins médicaux (piqûre, médicament, dentiste)

Accompagner avec bienveillance les enfants en situation de soins médicaux (piqûre, médicament, dentiste)

Accompagner avec bienveillance les enfants en situation de soins médicaux (piqûre, médicament, dentiste

Nous ne pouvons pas protéger les enfants des blessures, accidents (plus ou moins graves), des passages chez le médecin, chez le dentiste ou à l’hôpital, des piqûres et autres prises de sang. Ils vont ressentir ce qu’ils vont ressentir et leurs émotions sont légitimes, de même que leur douleur.

Dans leur livre Parler pour que les tout-petits écoutentJoanna Faber et Julie King proposent plusieurs pistes pour accompagner avec bienveillance les enfants en situation de soins médicaux (prendre des médicaments, subir un examen médical, avoir une piqûre, aller chez le dentiste…).

Reconnaître et valider les émotions

C’est vrai que l’idée d’avoir une aiguille dans le bras, ça fait peur. 

Beurk, ce médicament te dégoûte vraiment.

C’est le goût que tu apprécies le moins au monde. 

Si les médecins savaient le goût que ça a, ils n’en prescriraient jamais de la vie aux enfants !

Ça t’a fait tellement mal que tu as envie de pleurer. Tu as le droit de pleurer, je suis là.

Avoir recours à l’imaginaire

Ce serait bien s’ils pouvaient faire des médicaments goût pizza, mieux goût frites !

J’aimerais pouvoir mettre ce médicament dans un bonbon pour que ce soit meilleur. 

Est-ce que tu crois que tu peux imaginer que ce médicament a le goût de pastèque ? Non, alors de banane ? Toujours pas, de fraise ? De framboise alors ? 

Donner de l’information

Les vaccins font entrer des petits combattants dans ton sang, appelés des anticorps. 

Le dentiste va d’abord faire ça, puis ça et enfin il va prendre ça…

Tu vas enlever tes vêtements dans le vestiaire puis la radiologue va venir te chercher. Il y a aura…et ça va se passer comme ça.

Offrir des choix

Tu préfères la piqûre sur le bras gauche ou le bras droit ?

Si tu veux, tu peux t’asseoir sur mes genoux. 

Est-ce que ça t’aiderait d’avoir doudou avec toi ?

Tu préfères le plus mauvais médicament en premier ou en dernier ?

Chercher une solution

Qu’est-ce qui t’aiderait à rendre la piqûre plus facile ? 

Est-ce que ça t’aiderait d’avoir une boule à presser dans ta main pendant la piqûre ? 

Tu détestes vraiment ce truc gluant et dégoûtant. Comment va-t-on réussir à mettre cet horrible médicament dans ton corps de la manière la moins dégoûtante possible ? Nous avons besoin d’idées !

Je peux préparer un verre de jus de pomme pour faire passer le goût du sirop juste après l’avoir avalé. 3,2,1… go !

Passer à l’action 

Parfois, c’est plus aidant de passer à l’action que de laisser l’enfant aux commandes pour ne pas l’encombrer de cette responsabilité.


Cela ne veut pas dire forcer l’enfant mais maintenir l’enfant sans lui faire mal tout en accompagnant les gestes médicaux de compréhension et d’empathie : « Je vais te tenir sur mes genoux et le médecin va te faire une injection. Ce sera court mais ça peut être douloureux. Je sais que tu n’aimes pas ça et je reste avec toi tout le temps ». 

Utiliser le jeu

Le jeu est utile pour susciter la coopération des enfants et leur permettre d’évacuer le stress. Tout est envisageable du moment que l’enfant s’amuse. L’idée est que les adultes arrivent à libérer leur « clown intérieur ». Cela peut passer par le fait de faire de drôles de bruits chaque fois qu’il faut toucher l’enfant, de faire parler l’aiguille ou le sirop, de dire qu’on voit le sirop descendre à travers le corps jusqu’aux orteils…

Les jeux de rôle en amont peuvent également permettre de préparer l’enfant à un acte médical ou de trouver des solutions « à froid » (par exemple, le parent joue le rôle de l’enfant avec une peluche ou un personnage et l’enfant joue le médecin). Les jeux de rôle peuvent enfin être utiles après coup pour que l’enfant libère ses émotions douloureuses d’impuissance et d’inconfort.

Assurer une approche respectueuse du corps et de l’intégrité de l’enfant 

  • S’assurer que le médecin demande l’autorisation de toucher le corps de l’enfant
  • Laisser l’enfant pleurer si c’est le cas et ne pas lui mentir en disant que ça ne fait pas mal
  • Demander au personnel médical d’expliquer les gestes qui vont être pratiqués
  • Anticiper autant que possible les douleurs (par exemple avec un patch type Emla pour une faible anesthésie locale en cas de piqûre)
  • Demander un médicament sous une autre forme si l’enfant ne peut vraiment pas le prendre (par exemple en pilule ou en poudre plutôt qu’un sirop)
  • Autoriser l’enfant à garder un doudou ou un objet rassurant

 

Bien que des outils de parentalité positive apaisent certains enfants et les amènent à coopérer, ces mêmes outils pourront tomber à plat avec d’autres enfants… et peut-être même avec ce même enfant à une occasion suivante. Cependant, plus la boîte à outils est remplie d’outils divers, plus on a de chance de tomber juste.

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Source : Parler pour que les tout-petits écoutent de Joanna Faber et Julie King (éditions du Phare)

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