Épigénétique : quelle influence de nos comportements sur nos gènes et ceux de nos enfants ?

Qu’est-ce que l’épigénétique ? 

L’épigénétique est la modulation de l’expression des gènes en fonction de notre comportement quotidien.

L’ADN ne code que pour 15% des machines outils qui font fonctionner la cellule vivante.

Les 85% restants produisent des molécules qui modifient l’expression des gènes. Des gènes sont activés par ces molécules ou sont inhibés (réduits au silence).

Les gènes ne sont pas changés : il n’y a ni production ni retrait de gènes mais modification de l’expression des gênes présents.

Il existe des gènes qu’on n’utilise pas (ils sont fermés) et des gènes qu’on utilise (ils sont ouverts). Selon notre mode de vie, on est capable d’ouvrir des gènes fermés ou de fermer des gènes ouverts.

Ce phénomène a lieu tout au long de la vie : on régule l’expression des gènes tout au long de notre vie.

Quels facteurs modifient l’expression de nos gènes ? 

  • La nourriture
  • L’exercice physique
  • Le stress
  • Le plaisir éprouvé dans la vie
  • La qualité du réseau social et familial
  • L’exposition à des toxiques et à certaines matières plastiques
  • Le climat (notamment les rayons UV du soleil)
  • L’influence psycho affective

Ces éléments combinés conduisent à la production dans le corps de molécules qui vont ouvrir ou fermer des gènes. L’alimentation semble être le facteur le plus important de modification de notre génome : nous sommes ce que nous mangeons.

Par exemple, le Japon présente un taux de cancer moins élevé que les autres pays au niveau de développement industriel comparable. Certains scientifiques ont trouvé que des substances contenues dans le thé vert réactivent un gène luttant contre certains cancers mais qui a tendance à s’inhiber naturellement avec l’âge.

De manière plus générale, nos habitudes alimentaires, nos modes de vie, nos manières de penser font de nous ce que nous sommes.

Quel impact sur nos enfants ?

Les modifications épigénétiques restent en mémoire à long terme grâce à des marqueurs stables. L’activation ou l’inhibition d’un gène peut se produire après des décennies et même se transmettre d’une génération à l’autre.

Le changement de l’expression des gènes est donc transmissible aux générations futures.

L’épigénétique nous invite à mesurer l’importance d’une vie saine, pour nous même et pour nos enfants.

C’est une invitation :

  • à manger sainement,
  • à pratiquer de l’exercice physique régulièrement,
  • à lutter contre le stress (par la méditation par exemple),
  • à rompre l’isolement et la solitude,
  • à pratiquer la psychologie positive.

On peut lire dans cet article d’anti-deprime.com :

La psychologie positive est essentielle. Car si nous augmentons durablement notre bonheur, notre ADN portera les traces de ces efforts et nos enfants auront un niveau de base de bonheur plus élevé que le notre. N’oublions pas que 50% de notre bonheur est lié à notre patrimoine génétique.

L’idée n’est pas de créer de nouvelles peurs, de culpabiliser les parents et encore moins les femmes pour les répercussions d’événements qui ont eu lieu pendant la grossesse.

En revanche, on peut prendre conscience de l’influence des facteurs environnementaux sur notre santé et celle de nos enfants pour faire des choix éclairés.

Pour compléter, je vous propose de lire cet autre article d’anti-deprime.com : On transmet plus que ce que l’on croit…

 

 

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1 réponse

  1. 7 juin 2016

    […] Les violences subies dans l’enfance ont des conséquences neurologiques et épigénétiques. […]

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