Faut-il instruire les enfants ?

Faut-il instruire les enfants ?

Dans notre société, un malentendu de taille persiste : l’instruction obligatoire. La clé la plus précieuse de l’apprentissage n’est pas l’apprentissage imposé mais l’apprentissage qui s’impose à l’enfant par enthousiasme, par immersion dans un environnement riche, par absorption ou par nécessité.

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En ce sens, Albert Jacquard disait :

Si j’étais ministre de l’Education nationale, la première chose que je ferais serait de supprimer la date de naissance du dossier de l’élève. Que chaque instituteur découvre lui-même l’âge mental de l’enfant et que celui-ci se développe à son rythme. 

Sophie Rabhi-Bouquet, fondatrice de la ferme des enfants, explique dans cette vidéo par quel cheminement elle est arrivée à la conclusion que les enfants s’instruisent eux-mêmes (une vidéo de l’Université des Colibris, extraite du MOOC Education).

Si nous maltraitons la fleur de l’apprentissage en essayant de tirer dessus pour qu’elle pousse, alors elle se ferme. – Sophie Rabhi-Bouquet

Les besoins des enfants doivent être nos guides. Or l’enthousiasme et la liberté d’apprendre sont des besoins.

A l’école, tous les apprentissages organisés devraient l’être sur demande des enfants eux-mêmes. Les enfants ont alors plus de temps pour se laisser inspirer par l’environnement. C’est sur ce modèle que fonctionnent les écoles d’inspiration Sudbury (dites école démocratiques) et les écoles du 3° type (telles que proposées par Bernard Collot en France).

Pour comprendre le fonctionnement des écoles démocratiques dans la pratique (et comprendre l’importance de l’environnement et des règles du vivre ensemble) :

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Mes conseils lecture :

Chroniques d’une Ecole du Troisième Type de Bernard Collot  (Editions L’Instant Présent)

Libre pour apprendre de Peter Gray (coédition Actes Sud)

 

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1 réponse

  1. Alexandra dit :

    Les questionnements abordés par Sophie Rabhi dans la vidéo sont passionnants. Son expérience aussi. Le plus gros travail est pour les parents et enseignants : le lâcher-prise !
    Je me questionne quant au retard scolaire que peuvent prendre certains enfants par rapport aux standards académiques. Un enfant qui ne sait pas lire à 13 ans ne risque-t-il pas dans certaines situations de se sentir inférieur ? A 16 ans, n’y a-t-il pas un risque que ce retard puisse le pénaliser sur son choix de métier orienté par ses passions actuelles qui peuvent changer avec le temps. Par exemple, un enfant qui passe un CAP coiffure car passionné par ce métier à 16 ans et qui 10 ans plus tard se passionne pour la comptabilité. S’il n’a pas eu son BAC, la confiance en soi et la connaissance de soi seront-elles suffisantes pour lui fournir l’énergie nécessaire à une reconversion professionnelle ? Je l’espère … Merci encore pour cette vidéo !

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