Il n’y a rien qui stimule autant le cerveau que le jeu ! (petite démonstration de la nécessité absolue du jeu à tout âge)

Il n’y a rien qui stimule autant le cerveau que le jeu ! (petite démonstration de la nécessité absolue du jeu à tout âge)

La thèse de Stuart Brown est que le jeu pourrait bien jouer un rôle majeur dans notre survie et le développement de notre cerveau.

Le contraire du jeu n’est pas le travail, mais la dépression.

Stuart Brown, psychiatre spécialisé dans l’étude du jeu, s’est intéressé aux fonctions du jeu suite à la découverte d’un fait étonnant : des recherches scientifiques ont trouvé une corrélation entre le passage à l’acte de certains tueurs et le fait qu’ils aient été privés de jeu dans leur enfance.

Le jeu a un rôle biologique, de la même façon que le sommeil et les rêves.

 

Dans cette conférence Ted, Brown rejoint l’idée de Maria Montessori au sujet de l’importance de la main et du travail pour développer la motricité fine. Il explique que la main humaine, dans la manipulation d’objets, est la main à la recherche d’un cerveau. Le cerveau est à la recherche d’une main, et le jeu est le meilleur moyen grâce auquel ces deux-là sont reliés. Des chercheurs ont trouvé un lien entre le fait de jouer et de créer avec ses mains et la capacité à résoudre des problèmes complexes.

jeu-est-vital pour le cerveau

Brown insiste également sur l’importance des jeux de chahut.

Les enfants de maternelle, par exemple, devraient avoir le droit de se jeter, de frapper, de siffler, de crier, d’être chaotique, pour leur permettre de développer grâce à cela une grande régulation émotionnelle avec d’autres conséquences sociales – cognitives, émotionnelles et physiques – cela vient en se bagarrant et en chahutant.


La base de la confiance humaine est établie grâce à des signaux de jeu.

 

Le jeu permet l’atteinte de l’expérience optimale (ou flow) telle que décrite par Mihaly Csikszentmihalyi. L’expérience optimale est une fin en soi. Elle est recherchée pour elle-même et non pour d’autres raisons que l’intense satisfaction qu’elle procure. L’individu trouve plaisir et joie dans le processus, la démarche vers cet objectif. Le problème surgit quand un individu est tellement obsédé par l’objectif qu’il cesse de trouver du plaisir, de la joie dans le présent : il perd la chance de connaître l’enchantement, l’expérience optimale.

Si le but devient plus important que l’acte de jouer, ce n’est probablement pas du jeu.

 

Stuart Brown estime qu’une fois à l’âge adulte, (ré)introduire du jeu dans la vie peut l’enrichir, voire complètement la transformer. Il nous invite, au niveau individuel, à remonter dans le temps aussi loin que nous le pouvons jusqu’au souvenir de l’image la plus claire, la plus joyeuse, la plus animée par le jeu que nous ayons (que ce soit avec un jouet, lors d’un anniversaire ou en vacances…); puis de partir de cette émotion pour comprendre comment nous y sommes connectés aujourd’hui dans notre vie. Nous trouverons peut-être que nous pourrions changer de travail ou nous serons capables d’enrichir notre vie en établissant des priorités et en y faisant attention. le jeu peut réellement permettre de reprendre possession de notre vie ! Jouer, c’est plus que s’amuser : c’est vital !

Quand la vie devient pénétrée minute après minute, heure après heure, par le jeu corporel, le jeu physique, le jeu social, le jeu imaginaire, le jeu de transformation, je pense que vous aurez une vie meilleure et plus accomplie.– Stuart Brown

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