Des informations importantes au sujet du cerveau des enfants : pourquoi notre cadre de vie est inadapté à plusieurs points de vue

Des informations importantes au sujet du cerveau des enfants : pourquoi notre cadre de vie est inadapté à plusieurs points de vue

informations importantes au sujet du cerveau des enfants

Une vidéo de 10 minutes d’Isabelle Filliozat tournée lors du Congrès Soigner l’Homme, sauver la Terre. Dans cette courte vidéo, Isabelle Filliozat tient à nous rappeler des informations au sujet du cerveau des enfants (les conséquences de la pollution industrielle, visuelle et sonore; d’une alimentation industrielle trop sucrée et riche en colorants/ conservateurs; l’importance de la satisfaction des besoins affectifs; la nécessité du mouvement et du contact avec l’extérieur pour un développement intellectuel et moteur harmonieux).

Isabelle Filliozat rappelle également que, pour que nos enfants développent un sens de la responsabilité individuel et collectif, ils ont besoin d’avoir un corps, un cerveau et un coeur en bonne santé. L’empathie envers l’environnement passe par la culture de l’empathie envers les autres et envers soi, par le développement de l’intelligence émotionnelle des enfants, en même temps qu’une forte attention portée à leur santé physique et à leur cadre de vie (alimentation, pollution, satisfaction des besoins affectifs…).

Un cadre de vie inadapté à plusieurs points de vue

Un fort niveau de stress chez les enfants en lien avec la pollution sonore et visuelle

Nos enfants sont surchargés de stimuli (sonores, visuels) et leur cerveau n’arrive pas à traiter toutes les informations qu’il reçoit. Le circuit de stress est alors activé en permanence (ou presque), entraînant des comportements de fuite, de lutte ou de prostration.

L’alimentation peut provoquer des comportements inappropriés

Certains additifs, conservateurs et colorants peuvent provoquer des comportements du type hyperactivité.

L’excès de sucres peut également mener à des comportements jugés inappropriés : comment un enfant qui a bu et mangé des aliments surchargés en sucres peut-il rester immobile en classe (ou à la maison d’ailleurs) ?

Le manque de mouvement entravent le développement de certaines compétences

« ‘Nous immobilisons nos enfants » nous dit Isabelle Filliozat. Elle ajoute qu’un enfant devrait pouvoir courir deux heures par jour dehors. Quand les enfants sont empêchés de bouger, leurs compétences corporelles s’amoindrissent (capacité à évaluer des risques, à utiliser leurs corps au service d’objectifs personnels, à se repérer dans l’espace; créativité; qualité de la vue…).

L’indisponibilité des parents

Nous sommes nous aussi soumis au même cadre de vie que les enfants et subissons de plein fouet toutes sortes de sources de stress qui dégradent notre disponibilité et notre patience (emails professionnels consultables de la maison, tentations de jeux sur smartphones, alimentation industrielle, stress professionnel…).

Isabelle Filliozat nous invite à ralentir, à reprendre le temps de nous arrêter et de nous émerveiller avec nos enfants au quotidien, sur des choses simples de la nature. Cette « éducation lente » nous permet à la fois de satisfaire les besoins affectifs des enfants mais également de leur redonner le goût de la nature et de sa protection.

Permettre que les enfants restent émerveillés par la nature. – Isabelle Filliozat

Lire aussi : 3 livres pour faire le plein d’activités nature avec les enfants : un enjeu de société !

 

(Ré)apprendre à raisonner en termes de besoins avec nos enfants pour construire leurs compétences émotionnelle, relationnelle et leur sensibilité à l’écologie

Quand un enfant se comporte de manière inappropriée, ce n’est pas parce qu’il désire mal se comporter. Nous avons à comprendre ce qui se passe à l’intérieur de lui et à l’aider, le soutenir. – Isabelle Filliozat

Les enfants n’ont pas toujours les moyens d’adopter les comportements appropriés (ou du moins jugés comme tels par les adultes). C’est alors aux adultes de trouver comment éteindre le gaz sous le feu pour éviter que les crises des enfants ne dégénèrent en violence : qu’est-ce qui anime l’enfant ? quelles sont ses motivations positives, la fonction positive du comportement de l’enfant ? 

Est-ce un problème physique/ corporel ? 

Une simple fatigue momentanée ou récurrente ? La faim à l’instant T ? Une alimentation déséquilibrée ?

Un problème de convergence oculaire ?

Un manque de mouvement ? de contact avec la nature ?

Un problème de flore intestinale ?

Un problème hormonal ?

Autant de questions à explorer avec un pédiatre ou un médecin.

 

Est-ce un manque de ressources affectives et émotionnelles ?

Le réservoir affectif de l’enfant est-il rempli ?

Isabelle Filliozat liste quatre besoins affectifs fondamentaux des enfants :

besoins affectifs des enfants

 

Est-ce un manque de compétences ?

Les attentes des adultes sont-elles en lien avec les capacités motrices/ cognitives/ émotionnelles de l’enfant ?

Comment enseigner les compétences attendues à l’enfant ?

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Pour aller plus loin :

Synthèse des grandes étapes du développement de l’enfant (18 mois à 11 ans)

Connaître les étapes de la maturation émotionnelle des enfants pour mieux les comprendre et les accompagner

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