La méthode SEDANA : aider les enfants à libérer les émotions fortes (colère, peur, tristesse…)

La méthode SEDANA : aider les enfants à libérer les émotions fortes (colère, peur, tristesse…)

méthode SEDANA aider les enfants à libérer les émotions fortes (colère, peur, tristesse...)

Source : La communication positive parents-enfants de Sophie Néel

 

Dans son livre La communication positive parents-enfants, Sophie Néel propose la méthode SEDANA pour aider les enfants à se libérer d’une émotion douloureuse qui les submerge. Cette méthode peut également être utilisée par les adultes pour des résultats surprenants et rapides.

Sophie Néel indique les étapes à suivre :

  • interroger l’enfant en proie à des émotions douloureuses et fortes pour savoir ce qu’il ressent sur le moment

L’émotion doit être ressentie et exprimée dans l’instant de l’exercice.

  • inviter l’enfant à nommer l’émotion qui l’envahit

On peut aider l’enfant à nommer la bonne émotion avec un tableau des émotions ou une roue des émotions.

roue des émotions

Source : Les cahiers Filliozat Mes émotions

  • demander à l’enfant s’il est d’accord pour accueillir cette émotion

Le fait d’accueillir la colère, la peur ou la tristesse signifie accepter que cette émotion soit là, dans l’instant. Accueillir une émotion est la condition pour qu’elle parte ensuite, comme une visiteuse inattendue. Si l’enfant ne l’accueille pas, c’est un peu comme s’il ne voulait pas la voir. Comment la faire partir si l’émotion est invisible ?

  • proposer à l’enfant de prendre un objet (une écharpe, un nounours, un mouchoir, un crayon…) dans les deux mains

L’enfant devra serrer cet objet aussi fort que l’émotion qu’il ressent et imaginer transférer dans cet objet l’intensité de l’émotion. On pourra dire à l’enfant : « Serre aussi fort que la colère que tu ressens ».

  • questionner l’enfant pour savoir si, oui ou non, il peut lâcher cette émotion, s’il s’en sent capable

On pourra dire à l’enfant : « Continue de serrer tout en me disant si, oui ou non, tu pourrais lâcher cette colère ».

  • demander à l’enfant d’exprimer quand il sera capable de lâcher

On pourra dire à l’enfant : « Tu m’as dit que tu peux lâcher la colère. Et maintenant, est-ce que, oui ou non, tu veux lâcher la colère ? Quand ça ? Dans un an ? Dans un mois ? Dans une semaine? Maintenant ? »

 

Si l’enfant répond non, on pourra reprendre les différentes étapes en transférant d’abord dans l’objet la peur ou le blocage qui empêchent de lâcher l’émotion. Une fois la peur ou le blocage lâchés, l’enfant peut reprendre le processus du départ avec l’émotion qu’il ressentait à la base (à moins qu’elle ne soit déjà partie, ce qui est fréquent).

Dans cette méthode, le serrage est très important. La réussite de cet exercice dépend la vérification finale que l’émotion est partie, comme une visiteuse passagère.

Une émotion pouvant en cacher une autre, il est possible que l’enfant se sente encore triste, apeuré ou en colère. Dans ce cas, la méthode SEDANA peut être utilisée sur toutes les émotions ressenties jusqu’à ce qu’il dise qu’il ne ressent plus d’émotion douloureuse.

On pourra clore l’activité par une question qui invite à la réflexion pour tirer une leçon sur ce que l’émotion a mis en lumière (sans forcer les enfants) : « Que ressens-tu maintenant que tu penses à ça ? ».

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Source : La communication positive parents-enfants : Une méthode douce et ludique pour aider votre enfant à dépasser ses peurs, cauchemars, émotions négatives, timidité… de Sophie Néel (éditions Josette Lyon). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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1 réponse

  1. 23 avril 2017

    […] à gérer les émotions douloureuses (via des activités motrices, de […]

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