Les 3 ennemis des parents

Les 3 ennemis des parents

Notre intelligence – notre habileté à raisonner, à garder le contrôle de nous-même, à agir en pleine conscience de nos actes sans nous laisser submerger par les émotions ou les réflexes automatiques-  dépend de notre cortex préfrontal. Le cortex préfrontal est la partie avant (au niveau du front) de notre cerveau. C’est le siège des fonctions exécutives et de l’anticipation

  • la régulation des émotions
  • la moralité
  • l’organisation et l’esprit logique
  • la prise de décision
  • l’empathie

Or le cortex préfrontal est la partie la plus vulnérable du cerveau ! Le cortex préfrontal est extrêmement sensible à 3 choses en particulier :

1. Le stress

2. La fatigue

3. La solitude/ l’isolement

Ces 3 besoins – émotionnel, social et physique – sont vitaux !

Si vous êtes stressé, si vous êtes fatigué, si vous êtes seul, si vous manquez de soutien de la part de votre entourage, vous ne pouvez pas être le parent que vous voudriez être.

Votre humanité est plus importante que votre savoir : on peut avoir lu tous les livres d’éducation possibles, avoir passé des diplômes, être un bon professionnel (ou une bonne professionnelle) et en même temps se trouver démuni(e), excédé(e), se trouver nul(le).

Comment surmonter les 3 ennemis des parents ?

Je vous propose quelques pistes ici (non exhaustives et qui ne vous conviendront pas toujours, mais qui pourront vous donner des idées et vous aider à vous rapprocher du parent que vous voudriez être).

Surmonter le stress et retrouver de la joie

Afficher des citations positives : en voici quelques-unes 🙂

 – Etre imparfait ne signifie pas être nul

– Je peux être un parent formidable même si je ne suis pas parfaite

– Je crois en moi

– Je n’ai pas échoué tant que je continue d’essayer

– Si je ne fais pas d’erreurs, je reste où j’en suis et j’arrête d’avancer

– Tout commence maintenant

Afficher des photos qui redonnent le sourire

Pratiquer des exercices de psychologie positive

– Les 3 meilleurs moments de la journée en fin de journée (les 3 kifs)

– Écrire ou dire un mot gentil à un membre de la famille

– D’autres exercices dans ces 2 livres : « Cahier d’exercices et recettes pour apprendre à être heureux » et « Le pouvoir des petits riens »

Tirer les enseignements nécessaires de chacune des occasions où nous n’arrivons pas à donner à nos enfants la compréhension dont ils ont besoin, où nous ne parvenons pas à nous exprimer avec honnêteté (pour ma part, je me refais le scénario dans ma tête quand je « dérape » : avant, pendant la crise et après; d’autres écrivent au cours de la journée toutes les situations problématiques et réfléchissent dessus en fin de journée pour comprendre ce qui a mis en colère, pourquoi).


Faire preuve de bienveillance envers soi (voir cette vidéo)

Faire preuve d’auto empathie : se dire des mots bienveillants et positifs à chaque bouffée de stress ou de panique; se souvenir d’expériences constructives, sources de fierté et pouvant être reproduites

Méditer en pleine conscience (voir cet article : 10 manières de pratiquer la pleine conscience dans notre quotidien de parent)

Soigner son enfant intérieur

Apprendre à (re)connaître nos émotions et à les apprivoiser

 

 Surmonter la solitude/ l’isolement

Nous ne pouvons réellement offrir avec amour que dans la mesure où nous recevons nous-mêmes de l’amour et de la compréhension.

(Re)trouver du soutien : auprès du conjoint, auprès d’amis, auprès de la famille, auprès d’une communauté réelle ou virtuelle auprès d’une association… Je pense par exemple aux Peps Café ou à l’association Les Parfants. Vous pourrez trouver des associations de soutien à la parentalité en tapant « association parentage + votre département » sur Internet.

Créer un sentiment d’appartenance (devenir membre d’un club de sport, d’une chorale, d’une association, des parents d’élèves de l’école…)

Espacer, voire rompre, les contacts avec les personnes qui critiquent, qui font douter, qui font se sentir nul : s’éloigner pour construire des relations plus constructives et enrichissantes

Fonder un « groupe de parole » parmi les amis et autres connaissances qui apportera de la compréhension

 

Surmonter la fatigue et faire de l’exercice physique

Lâcher prise sur certains points (le ménage par exemple)

Dormir dès que possible (des pistes ici avec la sophrologie, ici avec les neurosciences ou pour une sieste éclair)

Faire une demande d’aide ménagère auprès de la CAF ou de la maison départementale (pour un.e TISF)

Confier le/ les enfants le temps d’un après midi, d’une soirée, d’un weekend

Faire de l’exercice physique

Manger plus sainement

Observer son sommeil et modifier ses habitudes (voir cette application)

Se doter d’une méthode d’organisation efficace (type FlyLady ou KonMari)

Une manière de combler ces 3 besoins fondamentaux (lutter contre le stress, l’isolement et la fatigue) pourrait être de pratiquer une activité artistique ou sportive : prendre des cours de danse (en couple si possible 🙂 ), faire du sport en club, faire de la musique dans un orchestre ou encore chanter dans une chorale…

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En complément, je vous invite à lire ces 2 articles :

Prendre soin de soi : plus facile à dire qu’à faire… mais tellement nécessaire

PARENTS : que faire quand on n’en peut plus ?

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4 réponses

  1. Catherine dit :

    « notre habilité à raisonner » ? Ne serait-ce pas plutôt notre habileté ?

    • Caroline dit :

      Ah oui, je me suis appuyée sur un article en anglais… et j’ai fait un mic-mac de franglais du coup !
      Merci pour votre vigilance ! Je corrige.

  1. 30 août 2015

    […] permet de réduire l’autocritique, diminuer les hormones de stress (un des 3 ennemis des parents), favoriser la résilience et même réparer le manque d’attention dont on a pu souffrir […]

  2. 6 février 2017

    […] Si vous ne dormez pas suffisamment , vous serez sujets à dépression et au stress : ménagez-vous autant que possible (même si c’est plus facile à dire qu’à faire, c’est un sujet primordial !). Les 3 ennemis des parents sont la fatigue, le stress et l’isolement (voir cet article). […]

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