L’histoire de la petite fille et de la carotte coupée en 3 morceaux

Il était une petite fille qui, de rage, a coupé une carotte en 3 morceaux !

Hier, la soirée a été très compliquée. Je m’étais aperçue que ma fille était fatiguée et j’ai donc voulu accélérer la routine du soir pour la coucher plus tôt. Grand mal m’en a pris ! Après l’école, on est resté dehors une heure et elle a fait de la draisienne. Quand on est rentré à la maison, j’ai pris du temps pour jouer aux legos avec elle mais j’ai écourté le temps de jeu, estimant pouvoir le faire vu qu’on avait passé beaucoup de temps ensemble après la sortie de l’école. Comme j’ai senti que la crise couvait, j’ai déclenché une séance de chatouilles en précisant que je commencerai à préparer le repas ensuite et qu’elle pourrait m’aider.

Et c’est là que les choses se sont gâtées ! Elle voulait encore des chatouilles, elle ne voulait pas me laisser aller à la cuisine, s’est agrippée à mon pied, a commencé à pleurer. Je lui ai donc expliqué que je comprenais qu’elle soit fatiguée et qu’elle ait encore envie de jouer, mais que je l’avais prévenue que j’irais faire à manger et qu’elle était la bienvenue pour m’aider ou qu’elle pouvait se reposer sur le canapé. J’ai accompagné mes paroles d’une étreinte et d’un bisou puis je me suis affairée dans la cuisine.

Je l’ai entendue râler un moment etla petite fille et la carotte elle a fini par me rejoindre. Je préparais une soupe de carottes et elle a commencé à mettre sa main vers la planche à découper, elle a pris l’économe pour jouer avec, elle a même planqué une carotte ! Je lui ai donc dit qu’elle devait être tellement en colère qu’elle avait envie de m’embêter et de m’empêcher de cuisiner. Elle me répond d’un franc : « oui ! ».

J’ai continué : »Tu as l’air super fâchée contre moi. » J’ai repensé à mon article sur l’imagination au service de l’éducation. « Si j’étais la carotte, qu’est-ce que tu me ferais ? »

Là, je l’ai vu déchirer la carotte en deux à mains nues en puisant dans toutes ses forces. Je lui ai demandé si elle avait encore de la colère en elle, elle me répond que oui et elle coupe un morceau de carotte en 2. Voilà la pauvre carotte coupée en 3 morceaux :-). Je lui demande à nouveau si elle a encore de la colère en elle et elle me répond que non. Je lui souris et lui dis : « Tu étais vraiment en colère. C’est agréable quand on se sent mieux. »

Une minute après, elle me demandait : « Je peux t’aider, maman ? ». Yes 🙂

Je ne vous raconte pas le bain qui a été mouvementé parce que la fatigue complique bien les choses mais la soirée aurait été bien pire si je n’avais pas désamorcé la crise du repas. Je me suis répétée plusieurs fois que non, ce n’est pas de sa faute si elle se comporte ainsi, la fatigue l’empêche de réfléchir correctement mais je lui ai aussi dit à plusieurs reprises que ma patience était aussi petite qu’un petit pois (pour rester dans la thématique légumes^^). Je me suis même isolée à un moment parce qu’elle refusait de se déshabiller et je l’ai prévenue : « Je préfère sortir de la salle de bain car je sens que je vais crier et je n’ai pas envie de te crier dessus. »

Bref, je me suis complètement plantée en me mettant la pression pour la coucher plus tôt car elle s’est braquée et, au final je l’ai même couchée plus tard que d’habitude vu que toute la routine nous a pris plus de temps que d’ordinaire…

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2 réponses

  1. Camille dit :

    Merci pour tous ces exemples… J’ai l’impression de voir ma fille de 4 ans!! Et des idées pour des situations concrètes c’est chouette!!! Au plaisir de vous lire…

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