« L’intelligence du coeur » pour des enfants autonomes, créatifs, altruistes et clairs dans leur tête

« L’intelligence du coeur » pour des enfants autonomes, créatifs, altruistes et clairs dans leur tête

L'intelligence du coeur d'Isabelle FilliozatLe livre L’intelligence du cœur propose de retrouver ses émotions véritables car, selon son auteur Isabelle Filliozat, l’expression de nos émotions est garante de notre autonomie. Elle fait le lien entre la méconnaissance de nos émotions et le (dys)fonctionnement du système scolaire français.

Isabelle Filliozat​ regrette que tant de personnes soient des « infirmes relationnels ».

Elle souhaite à travers son livre donner des outils pour aider adultes et enfants à développer leur intelligence du cœur.

 

 

Comment définir l’intelligence du cœur ?

Vivre notre vie avec notre cœur

Avoir confiance en soi

Etre le plus totalement possible celui ou celle que nous sommes

Faire preuve de créativité et d’autonomie

Avoir conscience de notre rôle dans le monde et le jouer

Ecouter nos émotions et les exprimer

Ecouter les sentiments des autres, les accueillir, les comprendre

 

Dans L’intelligence du coeur, Isabelle Filliozat se propose de décortiquer et comprendre les bases sur-lesquelles les compétences de l’intelligence du cœur peuvent se développer, notamment comprendre les éléments suivants :

l'intelligence du coeur les émotions

Comment l’intelligence du cœur aide à réussir sa vie et dans la vie ?

Isabelle Filliozat affirme que ni diplôme ni QI ne feront la différence mais plutôt nos intelligences émotionnelles :

  • L’intelligence interpersonnelle

La capacité à comprendre les autres, à travailler avec eux, à faire preuve d’empathie.

 

  • L’intelligence intrapersonnelle

La capacité à se motiver et à persévérer malgré les frustrations, à contrôler ses impulsions, à différer une satisfaction.

Pour réussir à l’école ou dans le monde professionnel, les compétences techniques et rationnelles ne suffisent pas. Ces autres compétences devraient s’apprendre non seulement à l’école mais aussi à la maison :

  • gérer nos affects et nos émotions,
  • communiquer sans violence,
  • vaincre sa timidité,
  • résoudre des conflits par une attitude gagnant-gagnant,
  • donner son avis (oser prendre la parole et argumenter sans chercher à dominer),
  • écouter sans juger ni imposer son point de vue,
  • faire face à l’agressivité pacifiquement.

Certains pays ont mis en oeuvre des « cours de bonheur » car on apprend mieux quand on est heureux. Voir les exemples de l’Australie, de l’Allemagne et du Bouthan en vidéo ici.

l'intelligence du coeur des enfants clairs dans leur tête

Comment concilier école et intelligence du cœur ?

1. Enseigner les émotions aux enfants : les leurs et celles des autres

Isabelle Filliozat prend position en faveur d’une réorientation du système éducatif. Elle part du principe que les émotions sont notre langage commun. Mieux comprendre les autres, réagir avec empathie à leurs besoins et à leurs sentiments permet d’avoir moins peur d’autrui, de nous sentir plus proches, plus solidaires et de renforcer la coopération.

La psychothérapeute conseille de faire de la place aux émotions à l’école, d’arrêter de nier le ressenti interne des enfants et des adultes. 

« On fait des cours sur Vercingétorix, les racines carrées et les guerres de religion, mais on ne dit rien sur la colère, le deuil, l’amour, ou la gestion non-violente des conflits« 

Isabelle Filliozat regrette qu’on parle si peu de l’affectivité à l’école. Même pour des enseignants bienveillants et volontaires, il est difficile d’être attentifs aux émotions de 25 à 30 écoliers.

Que ce soit à l’école ou à la maison, voici quelques activités (dont un livre dédié au fait de nommer et reconnaître les émotions dès la maternelle) pour aborder le thème des émotions avec les enfants : 

1 livre + 3 activités pour aider les enfants à apprivoiser les émotions

 

2. Reconnaître l’impact de l’institution scolaire sur le niveau de stress des enfants

La thérapeute accuses les adultes et le système éducatif de banaliser les attitudes d’opposition ou de repli des élèves pour ne pas avoir à remettre en cause le système scolaire :

« Les réactions de stress des enfants face a l’institution scolaire sont mises sur le compte de mauvais caractères, de faiblesses de caractères ou de caprices. » – Isabelle Filliozat

l'intelligence du coeur l'affectivité à l'école

Malheureusement, la majorité des enfants finit par s’adapter au système scolaire tel qu’il est. Ils réussissent au bac mais l’école a-t-elle participé au développement de compétences comme :


  • l’autonomie,
  • la créativité,
  • le sens des responsabilités,
  • la motivation,
  • la capacité de coopération,
  • la capacité à gérer des conflits ?

Par ailleurs, le stress a des effets désastreux sur les enfants. J’en parle dans mon dossier spécial stress des enfants ici.

souffrance psychologique adolescents stress enfants

 

 

3. Prendre conscience des effets néfastes du système actuel sur les jeunes enfants et les jeunes adultes, sur la société au global

Dans ces conditions,

  • Comment accuser les élèves de ne pas savoir s’orienter quand ils ont passé des années à se soumettre à l’autorité scolaire ?
  • Pourquoi l’école n’assure pas la formation intérieure qui permettrait aux enfants de faire face aux défis de la vie ?

Pour résumer la position d’Isabelle Filliozat (que je partage) :

citation isabelle filliozat

Quels outils pour développer l’intelligence du cœur à l’école et à la maison ? 

Pour avancer en ce sens, des outils sont disponibles. En voici quelques exemples simples et pratiques à mettre en place en classe ou à la maison :

L’éducation émotionnelle

3 activités d’éducation émotionnelle pour les enfants de la maternelle au lycée

 7 étapes pour apprendre à reconnaître ses émotions : un atout pour la vie

22 informations essentielles à savoir sur les émotions

 

L’éducation à la communication non violente

La comptine quand je suis énervé :  la communication non violente enseignée aux enfants

Un outil pour exprimer la colère de manière respectueuse 

Silence la violence ! : un livre pour résoudre les conflits pacifiquement

 

L’éducation à la gestion du stress

Vidéo : les bienfaits de la pleine conscience à l’école par Jeanne Siaud-Facchin

Stress à l’école : 2 exercices pour que les enfants se comprennent mieux

 

L’éducation au bonheur et à la résilience

3 exercices faciles de psychologie positive pour les enfants

Un exemple de psychologie positive en classe : l’accueil du meilleur

8 points clés pour favoriser la résilience chez les enfants

 

L’éducation à l’empathie

5 pistes pour aider les enfants à mieux comprendre les autres et à faire preuve d’empathie

11 albums jeunesse porteurs de valeurs humanistes

 

L’éducation à la créativité

9 compétences pour libérer la créativité des enfants

Un exercice de créativité : parce qu’il n’y a pas qu’une seule « bonne » réponse

 

………………………………………………………………………………………..

Source : L’intelligence du coeur d’Isabelle Filliozat

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9 réponses

  1. Merci, merci, merci pour cet article!! Si seulement les choses pouvaient bouger en France, j’espère que nos futurs ministres de l’éducation seront plus clairvoyants que leurs prédécesseurs dans le domaine de l’intelligence émotionnelle.

  2. SOSOTOUR dit :

    Même pour des enseignants bienveillants et volontaires, il est difficile d’être attentifs aux émotions de 25 à 30 écoliers…. Tellement vrai ! Moi-même enseignante, je me documente beaucoup à ce sujet et essaie de faire au mieux en matière de pédagogie positive, mais je suis toujours en quête de pistes concrètes à mettre en pratique en cours. Quand on enseigne en collège, on souffre aussi cruellement du manque de temps, 1 heure, ça passe vite, on a un programme à suivre et les devoirs à donner, je me sens souvent frustrée quand la cloche sonne, que la classe file et la suivante attend dans le couloir, cela laisse peu de place à l’affectif… Merci encore pour votre site, en passant 😉

    • Caroline dit :

      Bonjour Anne-Sophie,

      merci pour votre commentaire et vos encouragements :-).

      Je me retrouve complètement dans ce que vous décrivez : j’ai vécu ma première année d’enseignement avec un sentiment d’inachèvement entre le manque d’expérience, la différence entre théorie et pratique, les programmes à tenir, les imprévus en termes de gestion de classe… Pourtant, j’ai reçu beaucoup de témoignages d’affection de la part de mes élèves en fin d’année : je crois qu’ils le « sentent » même si on est nous-mêmes sévères avec nous et qu’on ne voit que ce qui est perfectible !

      Bonne journée,
      Caroline

  3. nina dit :

    merci pour cet article!
    si je peux me permettre une question personnelle:
    vous qui etes enseignante et qui vous intéressez a la question d’une education alternative, comment faites vous avec vos propres enfants lorsque vous partez enseigner, les laissez vous a cette institution qui ne répond pas visiblement a ce que vous véhiculez sur ce site? comment faites vous pour pallier a ce qui ne vous plait pas?
    c;est juste une question sans jugement, j’aimerais reprendre l’enseignement mais mettre tout son coeur dans l’education des autres ne va t-il pas empiéter sur le temps avec mes enfants? dilemme…

    • Caroline dit :

      Bonsoir

      c’est une très bonne question que vous posez ici :-).

      J’avais passé le concours pour être professeur des écoles il y a 2 ans mais j’ai refusé l’affectation à la rentrée car je ne me suis pas plu dans l’Education Nationale. Je suis aujourd’hui professeur à domicile (que ce soit pour des enfants instruits en famille ou pour des cours de soutien scolaire). Quand je travaille, ma fille va à l’école… mais j’avoue qu’on fait l’école buissonnière très régulièrement (dès que j’ai une demie-journée de libre en fait !) :-). Elle est en maternelle donc je n’ai pas de scrupule à le faire.

      En revanche, elle passe en CP l’an prochain et cela me pose plus de problèmes. Je suis maman solo et mon emploi du temps ne me permet pas de passer à l’instruction en famille… c’est pourtant l’idéal que je vise. Une école parentale est en projet dans mon département, je me pose la question de la rejoindre mais la question de l’organisation n’est pas réglée aujourd’hui.

      Par ailleurs, j’ai toujours du mal à parler des enseignants en général et à tous les mettre dans le « même panier ». Il y a aussi des professeurs bienveillants, qui arrivent à contourner le système trop rigide, qui innovent, qui se démènent… et ils sont un petit groupe que je suis avec plaisir sur Internet.

      Bonne soirée
      Caroline

  4. nina dit :

    Merci pour votre réponse honnête!
    Cela me rassure, en effet ce n’est pas evident.

    ma fille est passee en cp et du coup le dilemme a ete encore plus lourd. Moi aussi pour des raisons personnelles je ne peux pas la déscolariser, par contre elle a change d’ecole et elle aime beaucoup, je la sens plus a l’aise et j’ai pu constater ses progrès 🙂
    alors peut etre compenser apres, faire a cote, etc… mais les journees du coup sont longues pour elle…

    Bon courage
    Nina

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