Il n’y a pas de parent parfait : l’histoire de nos enfants commence par la nôtre (Isabelle Filliozat)

Il n’y a pas de parent parfait : l’histoire de nos enfants commence par la nôtre (Isabelle Filliozat)

Présentation de l’éditeur 

il-ny-a-pas-de-parent-parfaitLa manière dont nous éduquons nos enfants est le résultat de notre histoire personnelle.

Pourquoi tant de passions se déchaînent lorsqu’il est question d’éducation ? Parce qu’au-delà des théories il y a notre inconscient. Nos blessures, notre histoire.

Nous aimerions ne trouver en nous, pour nos enfants, qu’amour et tendresse. Ce n’est pas si simple.

L’objet de cette passionnante enquête d’Isabelle Filliozat est de mieux comprendre ce qui se joue en nous lorsque nous hurlons contre Paul ou nous trouvons incapable de dire non à Julie.

Elle propose des pistes et des exercices pratiques pour ne plus se sentir coupable de ne pas y arriver…

Afin de retrouver la liberté d’être le parent que nous désirons être.

J’ai aimé

Isabelle Filliozat est une autrice francophone incontournable quand on s’intéresse à la parentalité positive. Ce qui m’a frappée dans la parution de ses livres est l’ordre dans lequel ils ont été édités : elle a commencé par écrire sur le développement personnel (l’intelligence du coeur, les émotions des adultes, la confiance en soi) puis sur la parentalité (il n’y a pas de parent parfait, je t’en veux je t’aime) et enfin sur l’éducation au quotidien (au coeur des émotions des enfants, j’ai tout essayé, il me cherche). Tout se passe comme si l’éducation bienveillante était un chemin de développement personnel : commencer par un travail sur soi (ses propres émotions, son histoire personnelle, sa confiance de base) avant de pouvoir offrir de la bienveillance, de la patience et de l’accompagnement émotionnel aux enfants…

En ce sens, le livre « Il n’y a pas de parent parfait : l’histoire de nos enfants commence par la nôtre » est un ouvrage pilier. Dans ce livre, Isabelle Filliozat nous rappelle que vouloir être un parent parfait n’a jamais aidé personne.  Ce qui nous nourrit en tant que parent est l’épanouissement de l’enfant et la qualité de la relation que nous entretenons avec eux. Or vouloir être parfait, c’est ne plus être en relation authentique.

Un des piliers de l’éducation (telle que j’en parle sur le blog) est également la bienveillance envers soi-même. Dans son livre « Il n’y a pas de parents parfaits », Isabelle Filliozat écrit :

Un enfant n’a pas besoin de parents parfaits, il a besoin de parents suffisamment bons. Un enfant veut rencontrer non un rôle en face de lui, mais une personne, une vraie personne, avec ses émotions et ses propres besoins, ses pensées et ses valeurs, ses compétences et ses limites. 

Isabelle Filliozat ajoute que si nous arrivions à moins culpabiliser, nous chercherions moins à nous voir parfaits et nous pourrions davantage assumer nos responsabilités. J’aime beaucoup ce passage de son livre :

On ne peut pas toujours être au top. Quand on n’a pas beaucoup dormi, quand on traverse une période difficile, crier est somme toute humain. Personne, et surtout pas nos enfants, n’attend que nous soyons parfaits. Mais parce-que nous mêmes portons cette exigence de perfection, parce que nous voulons être une bonne mère, un bon père, d’une part nous justifions nos comportements en les nommant éducatifs et, d’autre part, nous n’osons pas demander de l’aide, comme si c’était avouer notre incompétence. Pourtant, introduire un tiers diminuerait notre stress. Pourquoi toujours chercher à tout assumer seul(e) ? Non seulement il n’y a pas de honte à se faire aider, mais le vrai courage est là : cesser de se voiler la face et oser demander !

La culpabilité saine est celle qui nous permet d’être en rapport direct avec nos enfants et pas avec nos certitudes éducatives. C’est elle qui nous permet de ne pas blesser autrui.

Or quand on cherche trop à être parfait, on peut devenir exaspéré de ne pas y arriver (surtout si on a l’impression que les autres y arrivent) et finir par en vouloir à l’enfant de nous empêcher d’atteindre cet idéal de perfection. Je reprends une autre formule d’Isabelle Filliozat :

Toutes les mères sont de mauvaises mères… et de bonnes mères.

Isabelle Filliozat nous rappelle également que notre inconscient est plus puissant que ce que nous pouvons penser. Dans ce livre, elle nous propose une plongée au cœur des passions contradictoires qui nous animent en tant que parents. Au delà des théories et des envies de faire « autrement », il y a notre inconscient, marqué par nos blessures et notre histoire personnelle.

A travers différents exercices à faire nous-mêmes et des exemples tirés de sa pratique de thérapeute, Isabelle Filliozat propose de découvrir les raisons qui nous poussent à agir comme nous le faisons afin de retrouver notre liberté d’action et de tendre vers l’éducation que nous voulons vraiment donner à nos enfants.

Si le parent n’a pas fait de retour sur son passé, s’il a encore des rages refoulées, il risque de mal vivre les émotions de son enfant. Surtout quand, en plus, cela se passe en public.

Nos mots sont soit ceux que nos parents ont prononcé à notre égard (ou peut-être d’autres personnes importantes, comme les frères, les soeurs), soit des mots dont nous nous sommes nous-mêmes affublés lorsque nous étions enfants parce que quelque chose dans notre environnement ne nous donnait pas l’autorisation de nous sentir fiers et importants.

Quand la communication devient difficile, quand les disputes éclatent trop souvent, il peut être utile de se poser la question : qu’est-ce qui se passait pour moi au même âge ? – Isabelle FIlliozat

« Il n’y a pas de parent parfait » est cependant un livre optimiste. Isabelle Filliozat rappelle qu’on peut toujours réparer l’injustice, à condition de la regarder en face. En effet, nous sommes le plus souvent ambivalents dans notre rôle de parents. Consciemment, nous désirons tout le meilleur pour nos enfants mais il arrive qu’une autre partie de nous, inconsciente, aille dans le sens contraire : nous sommes amenés à gronder, crier, punir, faire taire les émotions…

Des remarques désagréables nous échappent, nous ne les préméditons pas. Elles nous surprennent même parfois.

Dans son livre, Isabelle Filliozat nous conseille alors de suivre la piste de nos débordements pour en découvrir l’origine. Ceux-ci nous parlent de nous. Plus nous comprendrons l’origine de notre « tendance noire », plus nous la mettrons à jour, moins elle aura de puissance, moins nous serons gouvernés par des automatismes inconscients.

Comment réparer nos erreurs ? Pour mieux écouter et accompagner nos enfants, nous avons d’abord à accomplir un chemin vers nous même.– Isabelle Filliozat

Pour ce faire, Isabelle FIlliozat propose de nombreux exercices et des pistes de réflexion sous forme d’un coaching book en fin d’ouvrage (pour travailler sur la colère, la culpabilité, l’enfant intérieur, les émotions excessives…).

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Il n’y a pas de parent parfait : l’histoire de nos enfants commence par la nôtre de Isabelle Filliozat (éditions Poche Marabout) est disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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