Le ménage au naturel : un enjeu d’écologie, d’économie et de santé (mes petits pas pour commencer)

Le ménage au naturel : un enjeu d’écologie, d’économie et de santé (mes petits pas pour commencer)

On pourrait remplacer la quasi totalité de nos produits ménagers vendus à grands coups de publicité et de promesses de bonheur par des produits naturels et des recettes minimalistes.

Comme tout changement d’habitude, faire le ménage au naturel est un cheminement en conscience, qui prend du temps et présuppose un changement de croyances. Pour ma part, avant de me lancer dans la fabrication de produits ménagers maison, j’ai adopté la technique des « petits pas » car je ne voulais pas me décourager en me fixant un objectif trop important. Je me suis donné quelques principes directeurs :

  • diminuer les quantités de produits utilisées,
  • utiliser des produits respectueux de l’environnement et de la santé (Dominique Laureau m’y a aidée : voir cet article),
  • fabriquer des produits maison au fur et à mesure des mes besoins,
  • aérer les lieux de vie régulièrement (une maison normalement chauffée, aérée et entretenue n’a pas besoin d’être désinfectée en permanence).

Dans le livre Je fabrique mes produits ménagers, Laetitia Royant explique en quoi cette démarche est d’utilité publique :

Les produits nettoyants sont souvent utilisés en quantité excessive et les surfaces rarement rincées après avoir été lavées.

Les produits conventionnels sont pointés du doigt pour leur impact sur la faune et la flore aquatique en particulier : de nos jours, les industriels ajoutent de nombreux additifs, ce qui diminue la biodégradabilité des produits.

Mais ils contribuent aussi à la pollution de l’air intérieur des maisons, notamment à cause des parfums synthétiques et des ingrédients volatils qu’ils contiennent.

L’apparition récente des lingettes imprégnées risquent fort d’augmenter les doses de produits actifs au sein des maisons, ainsi que les quantités de déchets, déjà considérables.

Le ménage au naturel est devenu pour moi un enjeu d’écologie, d’économie et de santé.

ménage naturel écologie

Source : Je fabrique mes produits ménagers et mon shampooing, mon savon… (édition Terre Vivante)

Pour ma part, j’ai commencé par de petits gestes :

  • j’ai fabriqué un produit multi usage pour dépoussiérer et désinfecter à base d’eau, de savon noir et de vinaigre blanc. Je le pulvérise sur les surfaces à nettoyer (meubles, faïence, évier, gazinière…) et je frotte avec une lingette en microfibre lavable. J’ai conservé un pulvérisateur de produits que j’avais acheté auparavant.
  • je lave les vitres avec un produit à vitres au vinaigre (2/3 d’eau chaude et 1/3 de vinaigre blanc dans un vaporisateur, vaporisé sur la vitre puis un coup de chiffon ou de torchon sec).
  • pour les sols carrelés, j’utilise du savon noir dilué dans de l’eau. J’ai lu qu’on peut y ajouter de l’huile de lin (0,5l) pour rendre le sol plus brillant et de l’huile d’essentielle d’arbre à thé pour l’odeur (30 gouttes).
  • pour l’entretien des canalisation (cuisine, salle de bain et toilettes), un mélange de bicarbonate de soude et de vinaigre blanc (pour dégraisser les canalisation de l’évier de la cuisine, je mets également régulièrement du marc de café dans l’évier sous un jet d’eau chaude continue).
  • pour le dentifrice, j’utilise de l’huile de coco. Je saupoudre parfois du bicarbonate de soude sur ma brosse à dents mais je suis embêtée car j’ai lu d’une part que l’augmentation de la demande en huile de coco a des effets néfastes sur la faune et la flore dans les pays producteurs et que le bicarbonate de soude est mauvais à long terme pour l’émail des dents (idem pour l’argile et le citron souvent présents dans les recettes de dentifrice faits maison). Je suis en train de rechercher une autre solution plus locale et respectueuse :).
  • pour le déodorant, j’ai opté pour une simple pincée de bicarbonate de soude posée directement sous les aisselles (parfois mélangée à de l’eau si je veux une plus grande efficacité).
  • pour les toilettes, je remplace aussi souvent que possible l’eau potable de la chasse d’eau par de l’eau récupérée (récupération de l’eau de douche, de l’eau de cuisson dans des récipients et jet dans la cuvette au moment de tirer la chasse !)

J’ai acheté du savon de Marseille râpé pour fabriquer une lessive maison (1/4 de savon de Marseille et 3/4 d’eau chaude) et je mets du vinaigre blanc comme adoucissant.

Je voudrais également essayer de me laver uniquement avec du savon solide (Alep ?) pour la douche et les cheveux (pour l’instant savon et shampoing liquide bio).

En ce qui concerne les désodorants ou les bougies odorantes pour la maison, je les ai remplacés par des substances naturelles également : du bicarbonate de soude au fond de la poubelle, du citron bouilli dans de l’eau pour les odeurs de cuisine, des épluchures d’agrumes dans un fond d’eau dans un récipient posé sur le radiateur. On peut également déposer une seule goutte d’huile essentielle de lavande ou de citron sur un galet qu’on placera dans la pièce souhaitée (les toilettes par exemple).

Et j’ai recyclé les vieux bavoirs de bébé de ma fille en lingettes, torchons et essuie tout divers :). J’ai juste coupé les lanières qui servaient d’attaches et voici des lingettes lavables 100% recyclées !

Cette démarche de ménage au naturel et de réduction des déchets s’inscrit tout naturellement pour moi dans une démarche de développement personnel et de bienveillance (bienveillance envers soi, envers les autres et envers l’environnement).

……………………………………………………………………………………………………………………………………..

Vous trouverez de nombreuses recettes et astuces naturelles dans le livre de Laetitia Royant Je fabrique mes produits ménagers et mon shampooing, mon savon… (édition Terre Vivante).

Commander Je fabrique mes produits ménagers : Et mon shampooing, mon savon… sur Amazon.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *