A la découverte de la pédagogie positive : une approche tête/corps/coeur pour apprendre

A la découverte de la pédagogie positive : une approche tête/corps/coeur pour apprendre

La pression de quelle que nature qu’elle soit (scolaire, sociale, professionnelle) a toujours les mêmes conséquences :

  • une baisse de l’estime de soi
  • une dégradation de la confiance en soi
  • un manque de créativité
  • le découragement
  • la démotivation

Or on pourrait légitimement se poser la question : vaut-il mieux réussir sa vie ou réussir dans la vie ?

Réussir sa vie dépasse la question de la réussite scolaire ou professionnelle : c’est réussir à trouver et maintenir un équilibre entre 4 grands axes de nos vie.

réussir sa vie

Extrait de la conférence TedX d’Isabelle Pailleau et Audrey Akoun – Tous conditionnés pour échouer ?

On pourrait donc remplacer la question « Que veux-tu faire plus tard ? » par « Qu’est-ce que tu veux être ? ». Nous existons autrement qu’à travers nos métiers, nos diplômes ou nos notes à l’école.

Cette manière de voir la vie entraîne de nouvelles questions :

  • le prix (financier, physique, psychologique) à payer pour réussir professionnellement est-il justifié ?
  • l’école et l’entreprise peuvent-elles être autre chose que des lieux de souffrance ?
  • le niveau de bonheur peut-il devenir un indicateur du niveau de réussite d’un système éducatif ?

On ne peut pas se résigner à ce que l’école soit un lieu de souffrance, de pression, de peur, ne serait-ce que pour un seul enfant.

La pédagogie positive, telle que proposée par Isabelle Pailleau et Audrey Akoun, est une alternative à la peur de l’échec, à la « constante macabre » et au stress à l’école.

La pédagogie positive repose sur plusieurs principes fondateurs :

  • Tu as toutes les ressources en toi pour réussir, quelles que soient les situations
  • Il n’existe pas d’échec, il n’existe que des tentatives
  • Tu peux faire des efforts et fournir du bon travail sans que cela soit synonyme de souffrance

Isabelle Pailleau et Audrey Akoun estiment que la peur de l’échec, la pression, les phrases assassines n’encouragent pas à se dépasser, à donner le meilleur de soi même. Au contraire, ces éléments empêchent d’apprendre.

Elles proposent une boît à outils pour faire grandir la confiance en soi des petits et des grands, pour tordre le cou à la peur d’échouer :

  • l’humour

 

La pédagogie positive est fondée sur une triple approche :

  • Tête : connaître ses processus mentaux et la manière dont le cerveau fonctionne
  • Corps : connaître les besoins physiologiques du corps (s’aérer, bouger, manger, dormir, utiliser le corps pour apprendre)
  • Coeur : connaître le fonctionnement et le rôle des émotions

 

La pédagogie positive est un parti pris, un état d’esprit facile à mettre en place. Une fois qu’on a changé de regard sur la nature de l’enfant et sur la manière d’apprendre, le plus gros est fait :). En suivant les liens que je vous propose tout au long de cet article, vous trouverez de nombreuses ressources gratuites pour un approche bienveillante et encourageante des rapports humains.

…………………………………….

Audrey Akoun et Isabelle Pailleau ont animé la conférence TedX « Tous conditionnés pour échouer ? » et sont les co-auteures de trois livres :

Apprendre Autrement avec la Pédagogie Positive

Je dis (enfin) STOP à la pression

Keep calm et réussis tes exams !

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3 réponses

  1. ANSANAY Laetitia dit :

    Parents qui valorisent la pédagogie positive, comment réagissez vous face à des enseignants qui pratiquent la critique, la stigmatisation le manque de confiance en nos enfants, qui font de la déconstruction !! J’ai beaucoup de mal à gérer le rapport aux enseignants.

    • Caroline dit :

      Bonjour

      c’est une question que je me pose également et je n’ai pas tout à fait réussi à résoudre l’équation :).
      Pour ma part, j’écoute beaucoup ma fille sur le fait que c’est difficile de rester sans bouger, qu’elle aimerait pouvoir aller aux toilettes quand elle veut, qu’elle n’aime pas voir de papillon du comportement orange… Se connecter aux souffrances et aux ressentis des enfants permet déjà d’amortir les chocs.

      Je lui répète que je l’aime comme elle est, j’ai arrêté de regarder son papillon du comportement. J’avais pris rendez-vous avec la maitresse en début d’année pour lui parler de ma fille (notamment du fait qu’elle est précoce et qu’elle a beaucoup besoin de bouger).

      A côté de ça, ma fille a loupé plusieurs demies journées d’école quand je la sentais trop en souffrance et que je pouvais la garder avec moi.
      J’envisage une école privée alternative pour l’an prochain.

      Je ne suis pas sûre que cela réponde à toutes vos interrogations mais c’est effectivement un problème épineux. J’avais également rédigé un artcile pour aider les enfants en souffrance, peut-être y trouverez-vous des pistes : Dossier complet : comment aider mon enfant en souffrance à l’école ?

  1. 7 novembre 2016

    […] au rôle de l’enseignant. Vous l’aurez bien compris, cette semaine, nous allons parler de pédagogie positive en classe de FLE, alors soyez prêts et soyons […]

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