Jouer avec le noir pour apprivoiser l’obscurité

Jouer avec le noir pour apprivoiser l’obscurité

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L’idée est de jouer avec l’obscurité pour amener l’enfant qui a peur du noir à apprivoiser l’obscurité et à sentir son pouvoir personnel.

Il est possible de choisir une pièce sombre (un couloir par exemple) ou une pièce volontairement plongée dans le noir (idéalement la chambre de l’enfant dans laquelle il ne se sent pas à l’aise dans le noir).

  • D’abord, allumer et éteindre la lumière sans bouger, en restant au centre de la pièce près de l’enfant;

 

  • Demander à l’enfant comment il se sent et s’il est d’accord pour continuer;

 

  • Puis laisser la lumière allumée et jouer à identifier les meubles et leur emplacement en les nommant;

 

  • Ensuite diminuer la lumière (par exemple en baissant les volets sans les fermer complètement ou en recouvrant l’abat jour) et renommer les meubles et leur emplacement, remarquer qu’ils sont toujours là, qu’on peut deviner leur forme; prendre l’enfant par la main et aller vers tel meuble, le toucher, sentir sa matière avec les mains et éventuellement son odeur, longer les murs, s’appuyer sur les murs et les meubles pour se diriger, sentir le contact des pas sur le sol, écouter les bruits en explicitant à haute voix ce qu’on fait et pourquoi on le fait;

 

  • Demander à l’enfant comment il se sent et s’il serait d’accord pour marcher seul dans la pénombre (si ce n’est pas le cas, continuer à se promener dans la pièce main dans la main);

 

  • Toujours dans la pénombre, donner des consignes à l’enfant pour qu’il se dirige vers tel ou tel meuble;

 

  • Si l’enfant est d’accord, il est possible d’aller encore plus loin et d’éteindre complètement la lumière ou de fermer complètement les volets, puis de rester un moment cote à cote, en se donnant la main;

 

  • Si l’enfant est d’accord, recommencer les mêmes étapes que précédemment (aller ensemble toucher les meubles puis donner des consignes à l’enfant).

L’idée est de ne pas forcer les étapes et d’arrêter le jeu dès que l’enfant se sent en insécurité trop forte. Il est important de dire à haute voix ce qu’on fait et ce qu’on sent (« tiens, on vient de passer sur le tapis, c’est moelleux sous mes pieds »/ « je sens le coin de la commode et je pense que je vais bientôt toucher la bibliothèque qui est juste à côté »/ « est-ce que tu sens toi aussi les reliefs de ta tapisserie ? »).

Par ailleurs, il est important de savoir que nous pouvons facilement confondre une peur du noir chez les enfants avec une angoisse plus profonde à décoder. La peur du noir cache-t-elle un manque (besoin de présence des parents, besoin de « remplir le réservoir affectif ») ou bien un traumatisme : décès d’un proche, déménagement, naissance ou tout autre changement dans la vie de l’enfant ? On peut soupçonner des émotions cachées, des émotions secondaires quand les solutions mises en oeuvre (comme une veilleuse par exemple) ne règlent pas le problème et que l’enfant continue à avoir peur du noir.

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