Pourquoi les jeunes enfants ne contrôlent-ils pas leurs colères ?

Pourquoi les jeunes enfants ne contrôlent-ils pas leurs colères ?

Cette vidéo de l’Association Québécoise des CPE et de Ensemble pour l’Education de la Petite Enfance propose des éléments de réponse à la question « Pourquoi les jeunes enfants ne contrôlent-ils pas leurs colères ? ».

Les colères intenses des jeunes enfants sont le résultat d’une immaturité de leur cerveau.Plus l’enfant est jeune, plus la régulation émotionnelle est difficile parce que les structures frontales du cerveau (zone responsable de la réflexion et du raisonnement permettant une prise de recul et le retour au calme) se développent progressivement tout au long de l’enfance et de l’adolescence.

En attendant la pleine maturité (vers 25 ans nous disent certains neuroscientifiques !), les adultes qui entourent les enfants servent en quelque sorte de cerveau rationnel et réfléchi externe.

Accompagner le développement émotionnel des enfants peut passer par le fait de se connecter prioritairement puis de réguler la colère avant de rediriger éventuellement le comportement inapproprié ou de trouver une solution non violente :

  • Verbaliser l’émotion de l’enfant en reflétant ce qu’il vit
  • Inviter l’enfant à utiliser des techniques de régulation émotionnelle (exemple : technique du rugissement du lion – espace de retour au calme – aider l’enfant à prendre de grandes inspirations – boire de l’eau – souffler dans une paille…).
  • Passer le relais si l’adulte sent qu’il perd le contrôle (ou proposer un temps d’éloignement temporaire et sécurisé si aucun autre adulte ne peut prendre le relais)

Deux remarques au sujet de la vidéo :

  • Le fait d’éloigner un enfant ne doit pas servir de punition mais simplement à protéger les autres enfants et à permettre la décharge émotionnelle de l’enfant en colère dans un espace sécurisé, accompagné par un adulte qui assure une présence empathique et soutenante (soit à travers des mots validant l’expérience de l’enfant, soit par une simple présence silencieuse, soit par un contact physique contenant et réconfortant selon ce dont a besoin l’enfant);

 

  • Il est mentionné que l’adulte doit rester calme mais ce n’est pas toujours facile (ni même souhaitable car les parents ne sont pas des moines bouddhistes) : il existe en revanche des outils et techniques qui peuvent éviter que la colère ne se transforme en violence (parce que c’est bien de cela dont il est question) -> Parents : 9 manières d’accueillir notre colère sans céder à la violence

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Plus de ressources : Je suis en colère : un petit album pour parler de la colère avec les jeunes enfants

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