Les 4 positions de vie : « l’enclos OK » et comment s’y positionner en tant que parents

Le modèle de l’enclos OK 

La volonté de coopérer et de prendre l’ensemble des besoins en considération diminue chaque fois qu’une des parties exige que l’autre obéisse. Si, au contraire, les conflit sont résolus en tenant compte de l’ensemble des besoins, les individus coopèrent bien plus volontiers par la suite. Le prochain conflit sera plus facile à résoudre. De plus, les enfants oseront plus facilement croire qu’ils sont importants s’ils ressentent que les adultes les prennent au sérieux. – Petra Krantz Lindgren

Pour illustrer cette approche de l’éducation basée sur l’équidignité, Petra Krantz Lindgren se sert d’un modèle de l’analyse transactionnelle : « l’enclos OK. »

Ce modèle décrit quatre « positions de vie » que nous pouvons adopter face à une autre personne. Il n’inclut que nos propres pensées : nos pensées par rapport à nous mêmes et nos pensées par rapport à l’autre. L’autre personne a son propre enclos OK.

L’enclos OK se présente sous forme d’un tableau :

  • le premier axe présente la position que j’adopte par rapport à moi-même et comprend deux valeurs :
    • soit je considère que j’ai de la valeur à mes yeux (je suis OK)
    • soit je considère que je n’ai pas de valeur propre (je ne suis pas OK)
  • le deuxième axe du modèle présente les deux positions que je peux adopter par rapport à l’autre personne :
    • soit l’autre a de la valeur à mes yeux (l’autre est OK)
    • soit l’autre n’a pas de valeur à mes yeux (l’autre n’est pas OK)

modèle enclos OK

Les 4 positions de vie

1.Respect mutuel

La première position du tableau s’appelle la position saine (je me respecte et je respecte l’autre) : je me considère OK et je considère l’autre comme OK dans une attitude de respect mutuel.

Cela ne veut pas pour autant dire que nous seront toujours d’accord mais cela signifie que nous voulons nous comprendre et trouver des solutions qui prennent en compte nos besoins respectifs.

2.Dominance

Dans la deuxième position, je me considère comme OK (j’ai de la valeur, je me respecte) mais l’autre n’est pas OK (mon enfant n’a pas de valeur, je ne le respecte pas).

Dans ce cas, nous nous sentons supérieurs et les problèmes dans la relation sont de la faute de l’autre (ex : l’enfant est maladroit, lent, paresseux, capricieux…).

3.Insuffisance

La troisième position est dépressive. Je ne me considère pas OK mais l’autre est OK (je ne me respecte pas, je respecte l’autre).

Le parent peut se trouver insuffisant, mauvais parent et endosse toute la responsabilité des problèmes de la relation engendrant honte et culpabilité.

4.Impuissance

La quatrième position cumule les difficultés. Personne (ni moi ni l’autre) ne mérite respect ou est vu comme méritant. Les sentiments qui dominent sont le désespoir, l’impuissance et la frustration.

Comment se positionner en tant que parents grâce à l’enclos OK ?

La première position (respect mutuel) est celle vers laquelle nous devrions tendre… mais c’est également la plus difficile à adopter !

Ce dont on parle, c’est d’une direction, pas de la perfection ! – Haïm Ginott

Cette position saine est d’autant plus difficile à adopter que, quand nous ne nous trouvons pas dans cette position de respect mutuel, cela se voit souvent dans notre communication non verbale.

Une sourcil levé, un voile d’irritation dans la voix, un visage à moitié retourné : rien n’est neutre et l’ensemble influence l’interprétation que l’autre fait de nos paroles ou de nos actes. Si nous ne somme pas pas dans la position de respect mutuel quand nous parlons ou agissons, nous risquons fortement de brouiller notre message. – Petra Krantz Lindgren

Ainsi, Petra Krantz Lindgren nous incite à garder le modèle des quatre positions de vie en tête afin de nous situer et éventuellement de nous corriger lors de nos interactions avec nos enfants. Pour ce faire, le temps est un facteur déterminant. Quand nous sommes dans la deuxième, la troisième ou la quatrième position, nous gagnerions  à en faire le moins possible !

Laisser passer quelques instants, en réfléchissant à ce qui vient de se passer, est souvent d’une grande aide pour retrouver le chemin vers la position de respect mutuel. – Petra Krantz Lindgren

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Source : Développer l’estime de soi de son enfant de Petra Krantz Lindgren (éditions Eyrolles). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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