Une question essentielle pour accompagner les crises émotionnelles des enfants

Une question essentielle pour accompagner les crises émotionnelles des enfants

Une question essentielle pour accompagner les crises émotionnelles des enfants

Le simple fait de valider qu’un enfant est en proie à des émotions fortes, en particulier la colère, permet de créer un lien, une connexion à travers la reconnaissance de ce qui est. Dans la communication empathique, le plus important est l’intention qu’on met dans les gestes et les mots qu’on utilise dans la relation (plus que les mots en eux-mêmes).

« Wow, ça, c’est de la colère ! »

« Ah oui, tu fais ça et ça. C’est vraiment de la grosse colère que tu ressens. »

La colère est en lien avec ce qu’on se raconte. Un enfant en colère se raconte quelque chose en lien avec une frustration, une injustice, une impuissance, un irrespect (réel ou supposé, là n’est pas le problème puisque, pour l’enfant, cette chose existe et provoque l’émotion telle qu’il la ressent sans filtre dans son corps, dans son cœur, dans sa tête).

Après être entré en connexion avec les émotions de l’enfant, une question essentielle porte sur ce qu’il se dit : qu’est-ce que l’enfant se raconte ? qu’est-ce qu’il se dit dans sa tête ? qu’est-ce que sa petite voix répète ?

« Tu te dis que… »

« Ah oui, c’est ça, tu as l’impression que c’est injuste/ tu as l’impression de toujours moins avoir que les autres… »


« C’est vrai que c’est difficile de…. »

« Tu te dis aussi peut-être que… »

« Est-ce que tu te dis que ton papa/ ta maman/ ton frère/ ta soeur est méchant.e ? »

« Ah oui, parfois on est en colère quand on a l’impression que les autres sont méchants avec nous ».

« Peut-être même que tu te dis que tu aimerais avoir un.e autre papa/ maman/ frère/ soeur… ?

« Est-ce que tu te dis autre chose ? »

« Tu te dis ça parce que c’est important pour toi de…/ parce que tu aimes…/ parce que tu as envie de… Es-ce que c’est ça ? »

« Est-ce qu’il y a autre chose ? »

A travers cet échange et ces questions, l’idée est d’amener l’enfant à verbaliser ce qu’il se dit sans censure et de valider ses émotions en l’accompagnant avec empathie et compréhension. Une fois que l’enfant s’est senti compris, se sent réellement accueilli tel qu’il est dans une relation de confiance et que l’intensité de son émotion a diminué, il est en état de recevoir ce qui se passe chez l’autre.

« Est-ce que tu veux écouter ce qui se passe en moi/ chez papa/ maman/ ton frère/ ta sœur… ? »

Cette forme de communication est beaucoup plus difficile qu’elle n’y paraît et demande de la pratique. On tombera peut-être à côté parfois; on n’ arriveras pas à aller au bout parce qu’on sera soi-même débordé émotionnellement ou qu’on perdra patience.

L’intention est d’ailleurs essentielle : ce qui compte, avant le résultat en termes de retour au calme des enfants ou de solution, est le lien (« la connexion avant la solution » dirait Marshall Rosenberg, concepteur du processus de Communication Non Violente).

Cette approche est une tentative de réponse à la question : « Qu’est-ce que je veux vivre comme relation d’humains à humains (les enfants étant des humains) ? ».

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