4 nouvelles habitudes à prendre pour plus de sagesse intérieure et de satisfaction de vivre (et dépasser l’insatisfaction profonde et chronique)

10 symptômes d’insatisfaction profonde et chronique qui nous touchent presque tous en Occident

du je au nous ansembourgThomas d’Ansembourg est psychothérapeute et formateur en relations humaines. Il est l’auteur, entre autre, du livre Du Je au Nous dans lequel il fait le constat que la culture occidentale moderne nous tire hors de nous et qu’un malaise général se répand : l’insatisfaction profonde et chronique de l’être.

Notre vision du monde génère tous les jours souffrances et misère humaine. En effet, dans un monde matérialiste qui ne prête pas attention aux blessures d’amour ni aux questions existentielles, les angoisses existentielles et les besoins de reconnaissance suscitent la peur maladive de manquer, ainsi que l’attrait du pouvoir et de l’avoir, qui peut aller jusqu’à l’accaparement des ressources et richesses collectives.

L’hyperspécialisation et le morcellement des tâches – s’ajoutant à l’habitude d’être valorisé pour le faire plus que pour l’être – étouffent les possibilités de se connaître et d’exploiter les facettes de son propre potentiel. Ils laissent peu de chance à l’homme d’avoir la conscience d’être ensemble, co-créateur d’un projet.

Ainsi installés dans un fonctionnement routinier, même sous des apparences extérieures rassurantes ou valorisantes (boulot, budget, bagnole..), l’être n’est pas nourri de l’intérieur : il est affamé et son attitude en témoigne. – Thomas d’Ansembourg

Thomas d’Ansembourg liste 10 symptômes d’insatisfaction profonde qui témoignent de notre emprisonnement dans ces habitudes de fonctionnement :

  • l’incapacité à se poser, à goûter le moment présent durablement, à se contenter (être content.e), pleinement de ce que l’on a, de ce que l’on fait et de la façon dont on vit, à partager la douceur et, a fortiori, la tendresse;
  • la tendance à se complaire dans le conflit et la plainte, à se poser en victime, à ressasser ce qui ne va pas. Ces attitudes nous donnent une impression d’intensité qui permet de conjurer celle du vide;
  • l’agitation et la surprogrammation de notre emploi du temps, même avec les meilleures intentions, par peur de l’ennui ou du vide, ou pour tenter de se prouver qu’on existe;
  • les tentatives de contrôle (de soi, des autres, du programme, de la nourriture…) pour conjurer la difficulté d’avoir confiance en soi, en les autres et en la vie;
  • le laisser-aller dépressif et les phases d’apathie;
  • les fixations diverses sur des interprétations, des croyances, des idées arrêtées, des dogmes ou des principes fixes;
  • le cynisme, le doute systématique, l’humour noir;
  • le fonctionnement en pensée binaire divisante, et la résistance à la pensée complémentaire unifiante. La prétention à savoir, et particulièrement à savoir ce qui est bien ou mal, a tort ou raison;
  • les tendances dépressives (parfois en alternance avec des accès d’enthousiasme exalté);
  • la possessivité, les avidités diverses et les attitudes compulsives.

4 nouvelles habitudes à prendre pour plus de sagesse intérieure et de satisfaction de vivre

1.Porter notre attention à la conscience de soi, de l’Être en soi (plutôt que porter un jugement sur les choses)

Des ressources ici : Trois minutes, trois fois par jour ! (une pratique régulière pour gagner en conscience de soi)

2.Accepter ce qui est (plutôt qu’ajouter à la douleur la résistance à la douleur)

Cela ne veut pas dire être passif.ve ou indifférent.e mais plutôt accueillir les émotions comme des visiteuses et être prêt.e à se laisser transformer.

Des ressources ici : 7 étapes pour apprendre à (re)connaître les émotions et les utiliser comme guides pour mieux vivre

3.Prendre conscience que nous sommes vivant.e.s parmi toutes les choses vivantes (plutôt que nous laisser envahir par une impression de solitude, d’isolement ou de non appartenance)

En ce sens, Thomas d’Ansembourg et Edgar Morin se rejoignent. Dans ses sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur, Edgar Morin propose notamment l’enseignement de la condition humaine et l’identité terrienne.

L’éducation devrait comporter un enseignement premier et universel portant sur la condition humaine. Nous sommes en l’ère planétaire; une aventure commune emporte les humains où qu’ils soient. Ceux-ci doivent se reconnaître dans leur humanité commune, en même temps que reconnaître leur diversité tant individuelle que culturelle. – Edgar Morin

Comme Thomas d’Ansembourg, Edgar Morin voit les humains dans leur unité et leur diversité et dans leur destin planétaire commun. Les prises de conscience sont devenues urgentes et primordiales.

Pour aller plus loin : Les 7 savoirs nécessaires à l’éducation du futur (par Edgar Morin)

4.Se laisser inspirer par la légèreté de l’abandon à la vie (plutôt que nous laisser étouffer sous le poids de notre propre existence ou de notre propre importance)

Des ressources ici : S’inspirer, créer, vivre : 8 questions pour trouver notre projet de vie et lui donner un sens

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Source : Du Je au Nous (l’intériorité citoyenne : le meilleur de soi au service de tous) de Thomas d’Ansembourg (Les éditions de l’Homme). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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2 réponses

  1. Humbert sylvie dit :

    Je vous lis pour la première fois grâce à une amie
    c’est un régal d’optimisme…….
    que de bons conseils et une ouverture sur le monde très positif
    sincérité, bon sens, efficacité,
    revenons aux vrais valeurs de l’existence
    j’ai hâte de vous lire
    MERCI

    • Caroline dit :

      Et merci à vous d’avoir pris le temps de me laisser un message :). Le blog se nourrit des retours des lecteurs et des lectrices !

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