Répondre aux pleurs des bébés installe les bases de la confiance en soi.

Répondre aux pleurs des bébés installe les bases de la confiance en soi.

Répondre aux pleurs des bébés installe les bases de la confiance en soi.

Dr Edwige Antier est pédiatre et a écrit de nombreux ouvrages sur le développement des jeunes enfants. Dans son dernier livre J’aide mon enfant à avoir confiance en lui, elle répond à la question « un bébé doit-il apprendre à gérer ses pleurs ? ». Pour elle, la réponse est claire et catégorique : non : Elle écrit que répondre aux pleurs installe les bases de la confiance en soi.

Ignorer les demandes d’un bébé revient à lui faire admettre que le monde est absurde puisque la personne qui devrait le protéger ne répond pas à ses besoins. Le laisser pleurer est l’exercer à diminuer son empathie pour se protéger à la détresse.

Répondre de façon appropriée aux pleurs des bébés permet de s’accorder avec eux. Edwige Antier parle de « cordon ombilical acoustique ». Elle ajoute qu’il n’y a pas de caprices, il n’y a que des besoins et que se cramponner aux notions relevant du dressage (comme le fait de laisser les enfants pleurer pour qu’ils « apprennent » à dormir)  n’est plus permis au vu des connaissances actuelles en neuropsychologie du bébé.

Edwige Antier reconnaît cependant que les pleurs des bébés sont – et doivent être – insupportables et qu’ils peuvent être sources de stress pour les parents. Le bébé est en effet un être dans la survie; en conséquence, ses pleurs sont programmés pour mobiliser des adultes pressés et occupés.

Apporter au bébé la chaleur de bras adultes, cette enveloppe berçante qu’il connaît, c’est participer à la construction de sa sécurité affective. Or pour être disponible à toutes les informations de son environnement, le bébé a besoin de cette sécurité affective de base.

Edwige Antier estime que pleurs et allaitement (qu’il soit au sein ou au biberon) sont jumeaux. Pour elle, que le bébé soit nourri au sein ou au biberon, un allaitement à la demande augmente la confiance en soi.

N’écoutez donc pas ceux qui disent qu’il faut laisser pleurer un bébé, que ça lui fait les poumons. Au biberon comme au sein, la confiance doit être réciproque. – Edwige Antier

Edwige Antier estime que, quel que soit la cause des pleurs, la première réponse est le sein ou le biberon à la demande suivi du bercement et du portage. C’est quand bébé repousse le sein ou le biberon en continuant de pleurer malgré le bercement qu’il faut chercher une autre cause.

Cessez donc de lésiner sur le nombre et les rations de lait, au biberon comme au sein, pour maintenir cette sorte de cordon lacté qui permet à bébé de ne pas se désintégrer psychiquement au moindre événement étrange pour lui, comme une visite chez le médecin.

Le nourrisson qui entend sa mère ou son père le rassurer quand il pleure, qui se sent pris, enveloppé dans ses bras, qui peut happer la tétine du biberon à la demande sans devoir attendre, sans que la quantité de lait lui soit comptée, sans qu’on interrompe la tétée alors qu’il est en plein travail d’aspiration, ce bébé-là aura confiance en sa capacité à recevoir l’attention qu’il réclame : il se sentira confiant en la demandant.

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Source : J’aide mon enfant à avoir confiance en lui de Edwige Antier (éditions Robert Laffont). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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