Bien grandir avec l’éducation bienveillante : outils et ressources par Catherine Gueguen et Catherine Schmider

Bien grandir avec l’éducation bienveillante : outils et ressources par Catherine Gueguen et Catherine Schmider

Dans cette émission Vies de famille proposée par la CAF, Catherine Gueguen (pédiatre) et Catherine Schmider (formatrice en Communication non violente) proposent des outils et des ressources pour élever les enfants avec bienveillance et bientraitance.

Catherine Gueguen rappelle que le cerveau de l’enfant est malléable et que toutes les expériences et relations que les enfants vivent modifient en profondeur leur cerveau sur tous les plans (intellectuel, affectif, sociable).

Catherine Schmider estime que l’éducation bienveillante est une attitude de fond, un savoir être avant d’être une question de mots ou de techniques. Elle repose sur le fait de donner du sens aux actions du quotidien, de mettre de la joie dans la vie de famille, de se mettre en mode « écoute empathique » pour voir ce que les crises des enfants cachent, de savoir perdre du temps pour en gagner plus tard en lâchant prise sur les objectifs, de créer du lien, en développant un climat d’harmonie qui donne de l’énergie plutôt qu’il n’en pompe.

Les deux intervenantes insistent sur le fait que la bientraitance est le contraire du laxisme. Les deux ressources principales de l’éducation bienveillante sont :

  • l’écoute empathique : reconnaître les émotions et les envies de l’enfant et les rediriger quand c’est nécessaire (par exemple, « Oh tu as envie de grimper. Ce n’est pas possible sur la table, tu peux grimper sur le toboggan »/ « Tu es vraiment déçu, tu aurais préféré continuer à… »);

L’écoute empathique est un processus qui s’apprend et se travaille toute la vie car nous ne l’avons pas appris par l’exemplarité (nous sommes très peu à avoir été réellement écoutés dans nos émotions dans notre enfance). Nous pouvons apprendre à comprendre ce que les émotions que les enfants vivent signifient, à accueillir les émotions agréables comme désagréables (nommer et reconnaître la colère comme la joie). Catherine Schimder rappelle que, dès qu’une émotion est entendue (tu es déçu/ tu es en colère/ tu es triste…), elle diminue. Par ailleurs, reconnaître l’émotion dans sa nature et son intensité consolide l’estime de soi des enfants (alors que dire « c’est pas grave » ou « ne pleure pas » revient à dire à un enfant qu’il a tort de penser ce qu’il pense et de ressentir ce qu’il ressent, c’est lui apprendre à ne pas faire confiance à ses sensations et émotions).

  • le langage personnel et authentique : exprimer ce qui nous traverse en tant que parents, parler de nos émotions, de nos besoins, de nos valeurs plutôt que parler sur l’autre, plutôt que juger, punir ou humilier l’enfant.

En ce sens, le processus de la Communication Non Violente est utile parce qu’il nous aide à nous connecter à nos besoins fondamentaux.

Quand j’ai des émotions agréables, cela me signifie que ce qui se passe prend soin de la vie.

Quand j’ai des émotions désagréables, cela me signifie que ce qui se passe ne prend pas bien soin de la vie. Je peux alors prendre le temps et la responsabilité de voir ce que cela touche comme besoins chez moi. L’objectif est d’adopter un langage personnel authentique qui part de soi à travers des messages-Je.

Exemple : « Quand je te vois frapper ta soeur, cela me met hors de moi parce que c’est important pour moi de se respecter et je ne laisserai personne en frapper une autre. Par contre, je suis d’accord pour écouter ce qui se passe pour toi quand tu agis comme ça.

 

L’éducation bienveillante, c’est aussi :

 

En une génération, nous avons un pouvoir énorme de changement de société. – Catherine Schmider

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1 réponse

  1. J’aime beaucoup les idées de Catherine Gueguen. Son livre « Pour une enfance heureuse » est une mine d’or. Par contre ce n’est pas forcément facile à lire. Pour ceux qui veulent en tirer seulement les idées, il y a un résumé ici : https://www.parentalitezen.com/pour-une-enfance-heureuse/

    L’écoute active et/ou empathique fonctionne à merveille. Ce n’est pas du tout naturel pour moi mais finalement c’est adopté depuis que je vois mon beau-fils heureux. Il est beaucoup moins dans le conflit quand j’exprime que j’ai compris ce qu’il ressent. En fait je reformule simplement son besoin « Ah oui, ça te ferait plaisir qu’on regarde un film tous ensemble. Il est un peu tard, j’ai peur que tu sois fatigué mais ce weekend tu pourras en choisir un »

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