VIDEO : plaidoyer pour une révolution de l’enseignement des maths (par un prof de maths)

VIDEO : plaidoyer pour une révolution de l’enseignement des maths (par un prof de maths)

Dan Meyer est un professeur de mathématiques enseignant aux Etats Unis. Dans la vidéo ci dessous, il propose une révolution de l’enseignement des maths : au delà de la résolution des problèmes, apprendre aux enfants à les FORMULER.

Il part d’un constat qu’il a fait au sujet de ses élèves. Il a repéré 5 symptômes de l’inefficacité de l’enseignement classique des mathématiques :

1. Le manque d’initiative

2. Le manque de persévérance

3. Le manque de mémoire

4. L’aversion pour les problèmes et les énoncés écrits

5. La recherche désespérée de la bonne formule à copier coller pour résoudre des problèmes asbtraits et sans sens

 

Dan Meyer propose de réduire les énoncés des problèmes à quelques mots, sans données concrètes. Les enfants devront alors chercher eux-mêmes de quelles informations ils ont besoin pour résoudre le problème qui se pose à eux. Dan Meyer propose également de poser des « vrais problèmes » (et pas seulement des problèmes sur le papier) : manipuler, agir, regarder, donner du sens, faire des hypothèses, discuter, confronter les idées, tester, vérifier.

 

Les propositions de Dan Meyer reposent sur 5 grands piliers :

1. Utiliser les médias pour passer de l’abstrait au concret (photos, vidéos, caméra).

Pour des problèmes de remplissage de récipients, il apporte le récipient et le remplit réellement d’eau. Il filme le temps de remplissage, demande aux étudiants d’émettre des hypothèses sur le temps que cela va prendre, puis de vérifier. De quelles informations a-t-on besoin ? Où les trouver ? Comment ?


 

2. Encourager l’intuition des enfants

Cela peut passer par la manipulation, le jeu, le fait de rendre indispensable la résolution du problème pour améliorer le quotidien.

 

3. Poser les questions les plus courtes possibles

Moins les enfants ont d’informations, plus des questions spécifiques et pertinentes peuvent émerger.

 

4. Laisser les enfants construire le problème

Ce sont les enfants qui formulent le problème, ils ne se contentent pas de le résoudre.

 

5. Aider les enfants un peu moins

Laisser les enfants réfléchir, chercher, se tromper, ajuster pour lutter contre ce que Dan Meyer appelle « une impatience face à la complexité ».

 

Les maths donnent du sens au monde. Les maths sont le vocabulaire de l’intuition. Nous avons besoin de gens pour résoudre les problèmes. – Dan Meyer

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6 réponses

  1. Bonjour;
    merci d’avoir attiré notre attention sur ce professeur de mathématiques. Il est vrai qu’à force d’automatisation nous négligeons le fait que les compétences acquises tel le calcul mental, sont les petites briques qui permettent de passer à des raisonnements plus complexes. J’attire votre attention sur la dernière partie du magasine 66 minutes, le 6 décembre qui montrait comment ont apprenait les bases des mathématiques à des enfants de 5 ans. La philosophie qui sous-tend l’enseignement à Singapour est loin de nos aspirations. Néanmoins, ce n’est pas pour cela qu’il ne faut pas observer et réutiliser ce qui peut l’être.

    Cordialement

    C.A.

    • Caroline dit :

      Bonjour

      je n’ai pas eu l’occasion de voir ce documentaire. Pouvez-vous m’en dire plus sur l’enseignement à Singapour, notamment sur la « philosophie » (je connais et j’ai utilisé la méthode de Singapour pour l’enseignement des maths mais je serais curieuse de savoir ce qu’il en a été dit) ?

      Merci
      Caroline

  2. Magali dit :

    Bonjour Caroline,

    Merci pour le partage de cette vidéo !

    Avant tout, chapeau Dan Meyer, quel sens de l’humour 🙂

    J’aurais rêvé d’apprendre les maths de cette façon à l’école : partir des questions que je me posais sur mon environnement, et découvrir les maths, non pas comme une série de formules casse-pieds à apprendre par coeur, mais comme des outils précieux venant m’éclairer et répondre à mes questions.

    De façon intéressante, je viens de terminer la lecture d’une biographie d’Einstein qui décrit bien les effets de cet enseignement aride des maths. A la fac, il suivait le moins de cours de maths possible, trouvant que c’était une matière d’une complexité sans intérêt, complètement déconnectée de la réalité. Plus tard, travaillant sur la théorie générale de la relativité, il a eu besoin de ces maths complexes… et s’est reproché d’avoir séché les cours. Comme quoi, même un scientifique passionné, génial, curieux comme il l’était n’a réussi à s’intéresser aux maths que quand il en a eu besoin pour répondre à des questions qu’il se posait en physique 🙂

    Magali.

    • Caroline dit :

      A mon niveau, je suis un peu comme Einstein… j’aurais aimé qu’on m’enseigne les maths différemment pour que je sois plus à l’aise avec les chiffres, la géométrie, le repérage dans l’espace, la logique, les conversions, le calcul mental.

      En achetant du matériel pédagogique et en lisant des pédagogues « différents », j’ai compris à 30 ans des choses que je n’avais jamais comprises avant !

  3. Arnaud DURAND dit :

    Dan Meyer n’est plus enseignant de puis 2010, il n’a été enseignant que 5 ans…. Il est maintenant chez de projet pour Desmos.

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