Une vision positive des conflits : 3 qualités à encourager chez les enfants pour « apprendre à se disputer »

Une vision positive des conflits : 3 qualités pour « apprendre à se disputer »

Dans leur livre Le cerveau de votre enfant, Daniel Siegel et Tina Payne écrivent que tous les enfants passent par des conflits : c’est le dépassement de ces conflits et désaccords qui va leur permettre de tisser des liens avec leur entourage. Siegel et Payne portent donc un regard positif sur les conflits. Les conflits peuvent être utilisés pour faire mûrir les enfants, plutôt que chercher à éviter tout désaccord ou à les balayer du revers de la main.

 

Les deux auteurs proposent 3 qualités à encourager chez les enfants pour apprendre à se disputer.

1. Voir à travers le regard d’autrui : aider les enfants à adopter un autre point de vue

Plus nous employons notre claire conscience pour observer le monde au travers du regard d’autrui, plus nous avons de chances de résoudre sainement les conflits. 

Daniel Siegel et Tina Payne proposent de

 

  • se connecter

Prendre en compte les émotions des enfants pour créer une connexion empathique entre l’enfant qui se plaint et vous

On dirait que tu es triste/ fâché(e)/ en colère. 

Ca t’a fait du mal quand X a dit ça. 

J’ai l’impression que tu es très blessé(e)/ que ce que X a dit t’a beaucoup touché(e)/ que tu lui en veux.

  • stimuler l’empathie

Interroger sur les réactions et émotions d’autrui

D’après toi, pourquoi X a dit ça ? 

Cela avait l’air de lui tenir à coeur. 

Peut-être qu’il/elle s’est fâché(e) parce-que… Qu’en penses-tu ? 

Tu as entendu ce qu’il/elle avait dit ? Il/elle ne voulait pas être arrosé.

Demander aux enfants de changer de point de vue leur est bénéfique, alors que les punitions et les leçons de morale ne leur apprennent rien en matière d’empathie.

Extrait du livre Le cerveau de votre enfant

Extrait du livre Le cerveau de votre enfant

2. Écouter ce qui ne se dit pas : apprendre la communication non verbale

Les indices verbaux en disent parfois plus que les mots. 

Daniel Siegel et Tina Payne conseillent de faire remarquer aux enfants le langage corporel et les expressions faciales des personnes avec lesquelles ils interagissent (par exemple : les épaules tombantes, la tête basse, le sourire crispé pour la déception ou la tristesse).

En aidant les enfants à faire ces simples observations, ils acquièrent de meilleurs outils pour comprendre et analyser les émotions des autres.

 

3. Réparer : faire ce qui est juste après un conflit pour passer à l’étape de la réconciliation

S’excuser est important (nous pouvons nous excuser en tant que parents lorsque nous sommes injustes, que nos paroles dépassent nos pensées, que nous avons des gestes ou des réactions disproportionnées afin de montrer l’exemple).

J’étais jaloux(se), c’est vrai, je suis désolé(e).

Parfois, un acte pourra aider la réparation du lien brisé par le conflit.

La réparation peut passer par le remplacement ou la réparation d’un objet cassé, le fait de nettoyer, mais aussi par un geste compatissant, un dessin ou une lettre d’excuse. L’idée est d’aider les enfants à se montrer attentionnés, à faire acte de contrition, ce qui montre qu’ils ont pensé aux émotions de l’autre et désirent trouver une façon de restaurer la relation.


Si ton jouet préféré était cassé, qu’est-ce qui t’aiderait à te sentir mieux ?

Qu’est-ce que tu peux faire à ce sujet ? 

citation éducation

 

Le jeu et le rire comme moyen de consolider les liens familiaux

Par ailleurs, Daniel Siegel et Tina Payne expliquent qu’on peut consolider les liens dans la fratrie par les jeux et le rire. Ils expliquent que des études récentes prouvent que l’entente future entre les frères et soeurs dépend de leur degré d’amusement pendant l’enfance.

Peu importe que les conflits soient fréquents, du moment qu’ils sont compensés par le jeu et le rire. Le vrai danger apparaît quand les frères et soeurs s’ignorent. Ils subissent moins de frictions, mais risquent de nouer des relations distantes et froides une fois adultes.

Ainsi, des activités ludiques ensemble (dessiner un monstre géant à la craie, monter un spectacle, préparer une surprise ensemble, jouer à des jeux de société, cuisiner, se liguer pour pourchasser les parents avec des coussins…) consolident les liens dans les fratries.

Toutes les activités en famille sur le principe de l’amusement augmentent le plaisir d’être en famille et montrent aux enfants que les rapports humains sont gratifiants et épanouissants.

Daniel Siegel et Tina Payne proposent plusieurs idées de jeux :

  • après le dîner, crier : « Toute le monde débarrasse son assiette, va chercher une couverture, puis on se retrouver dans le salon. Surprise-partie ce soir ! »
  • improviser : un des membres de la famille commence une histoire, et au bout d’une phrase, la personne suivante prend le relais puis la troisième et ainsi de suite…

 

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Source : Le cerveau de votre enfant de Daniel Siegel et Tina Payne Bryson
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1 réponse

  1. Nat Halie dit :

    Super article très interressant! surtout pour une maman avec des jumelles qui ne cessent de se disputer, se chamailler.. et que ce soit toujours la même qui cède pour éviter les conflits! judith cede toujours pour éviter que sa soeur ne la tape! c’est de ma faute! je lui ai toujours dis « sois raisonnable et gentille pour pas etre embétée »! et je j’ai jamais tapé ni puni val de taper sa soeur! je trouve pas de punition intelligente! je lui dis que ceset pas « gentil » mais bon.. elles ont 9 ans

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