Agir sur l’environnement pour réduire l’intensité des crises émotionnelles (à la maison et à l’extérieur : supermarché, fête…)

Agir sur l’environnement pour réduire l’intensité des crises émotionnelles (à la maison et à l’extérieur : supermarché, fête…)

Agir sur l'environnement pour réduire l'intensité des crises émotionnelles

Le cerveau d’un enfant n’est pas encore assez développé pour qu’il puisse auto-réguler les émotions intenses (qu’elle soit agréables ou désagréables). Quand les émotions sont intenses, la capacité des enfants à faire preuve de logique ou à prendre des décisions raisonnables sont minces, voire inexistantes.

Par ailleurs, le cerveau en développement des enfants est plus sensible aux informations sensorielles (bruits, sons, odeurs, images sur écran, agitation environnante…). Porter attention aux surcharges sensorielles peut aider à prévenir et réduire l’intensité des crises émotionnelles des enfants.

 

Il peut arriver que des sur-stimulations sensorielles soient une cause cachée des comportements qu’on estime inappropriés des enfants (crise émotionnelle, explosion, retrait, pleurs…). Cela est d’autant plus vrai chez les enfants hyper sensibles.

Le cerveau des enfants est constamment en train de prendre des informations dans son environnement et de les analyser car les enfants sont en quelque sorte « câblés » pour apprendre. En parallèle, le cerveau des enfants est plus sensible parce que toutes les connexions neuronales ne sont pas terminées. Ce sont les raisons pour lesquelles plus un environnement est rempli de stimulations sensorielles, plus le cerveau des enfants peut être désorganisé.

Or il existe une multitude d’occasions de surcharge sensorielle dans nos sociétés modernes, à travers les écrans, les supermarchés, les rues (panneaux publicitaires, pollution sonore, foule…), l’école (classe bruyante, cantine bruyante, récréations avec bousculades…) ou encore les fêtes (fêtes foraines, grands mariages).

 

Nous disposons de quelques leviers que nous pouvons activer pour réduire les sur-stimulations sensorielles qui peuvent agresser les enfants.

Sortir dehors

Le contact avec le plein air et la nature a des vertus calmantes. Le simple fait d’être à l’extérieur peut faire baisser la pression du sang et le rythme cardiaque.

Une stratégie efficace pour un équilibre émotionnel est de permettre aux enfants de jouer dehors librement une heure par jour (plus étant encore plus efficace).

 

Faire des modifications dans l’environnement

Il n’est pas toujours possible d’aller dehors pour une raison ou une autre (rue bruyante, chaleur, froid…). Il est cependant toujours possible d’agir sur l’environnement à l’intérieur de la maison. Plusieurs solutions sont possibles (à ajuster en fonction des préférences de chaque enfant et des possibilités de chaque famille) :

  • éteindre des lumières et conserver une lampe de chevet allumée ou bien des bougies
  • éteindre tous les écrans et toutes les sources de bruit
  • mettre une musique d’ambiance calme (musique classique, bruits de la nature…)
  • parler en chuchotant
  • prendre un temps calme pour s’asseoir, se faire un câlin, un massage…

 

Offrir des ressources d’auto régulation aux enfants

En fonction de ce dont les enfants ont besoin, on peut leur proposer des ressources pour calmer leur système nerveux (liste non exhaustive) :

  • un casque à mettre sur les oreilles pour réduire l’impact des bruits environnants
  • quelque chose de doux à caresser
  • un espace de retour au calme avec des ressources pour se calmer (par exemple dans une tente en tissu -> voir ici)
  • une couverture ou un sac de couchage dans lesquels s’envelopper pour se couper des lumières trop vives

 

Eviter les situations sources de stress (ou les anticiper)

Par exemple, nous pouvons nous attendre à une crise pendant ou après un après-midi à la fête foraine : le cerveau de l’enfant est sur stimulé dans ce genre d’endroit et cette sur stimulation est encore renforcée par l’ingestion de sucres (barbe à papa, gâteaux, boissons sucrées…). Nous pouvons alors décider d’y renoncer ou bien d’y aller en ayant bien conscience que la situation est potentiellement explosive. Nous avons alors plusieurs alternatives :

  • raconter à l’enfant à quoi ressemblera la sortie, ce qu’on va y faire, ce qu’il va y avoir (des stands de bonbons, des manèges, des étagères pleines de gâteaux…) et éventuellement poser quelques questions sur la manière dont il va réagir si on lui refuse quelque chose qu’il veut
  • établir des règles ensemble avant le départ (exemples : le nombre de tours de manège, la somme maximale à dépenser, le petit extra auquel il peut prétendre…)
  • prendre avec soi des petits objets calmants/ rassurants (par exemple, un casque pour les oreilles ou une peluche toute douce à caresser)
  • donner des missions au supermarché pour canaliser l’attention et l’énergie de l’enfant

 

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