10 manières de bien terminer la journée en famille et de préparer le coucher dans le calme

10 manières de bien terminer la journée en famille et de préparer le coucher dans le calme

terminer journée dans le calme avec les enfants

1. Prévoir un temps pour recharger les réservoirs

Pour expliquer l’attachement aux parents, Lawrence Cohen utilise l’image du réservoir d’amour à remplir chaque fois qu’il se vide. La figure primaire d’attachement de l’enfant est la station d’essence auprès de laquelle l’enfant a besoin de s’approvisionner. C’est auprès d’elle qu’il revient entre deux excursions dans le monde extérieur.

Le réservoir de l’enfant est vidé par la faim, la fatigue, l’isolement, la séparation, le stress, les disputes, des blessures, des écorchures…

On peut utiliser cette image avec les enfants et leur demander en fin de journée à quel niveau est le réservoir. Cela pourrait devenir une sorte de rituel : « comment est le niveau de ton réservoir ce soir ? »

Comment le remplir ? En donnant du contact physique à l’enfant, de la tendresse, en le consolant, en le nourrissant pour les plus petits, en jouant, en discutant avec lui, en lui disant des mots d’amour (je t’aime, je suis heureux/se de t’avoir pour fils/ fille), en lui racontant une histoire, en chantant, en riant… 10 minutes d’attention pure et exclusive peuvent suffire à remplir le réservoir.

C’est aussi l’occasion de remplir notre propre réservoir. On pourra ainsi dire aux enfants : « Mon réservoir est bien vide ce soir, j’aurais besoin d’un gros câlin« .

 

2. Prévoir un temps de questions/ réponses

On peut prévoir une dizaine de minutes pendant lesquelles les enfants peuvent nous poser toutes les questions qui leur passent par la tête. Les enfants ont toujours des tonnes de questions à nous poser et leur proposer un temps dédié exclusivement à cela représente un vrai cadeau pour eux.  Cela peut aussi être l’occasion de sortir des livres ou d’aller regarder sur Internet, de demander aux autres membres de la famille s’ils ont des éléments de réponse. Ce temps de questions/ réponses peut vraiment être un temps de (re)connexion.

Les sujets pourront être légers ou plus graves, peu importe. Le plus important est que les enfants puissent se sentir totalement libres d’aborder toutes les questions qu’ils souhaitent poser, sans peur du jugement ou de moquerie, sans devoir patienter pour la réponse (attendre qu’on ait fini de cuisiner, qu’on ait fait le ménage, que la table soit mise, que le bain soit pris…).

 

3. Ecouter les battements du cœur

On placera notre tête sur la poitrine des enfants et on leur dira ce qu’on entend. Puis on inversera les rôles.

Un vrai moment d’échanges et de détente partagée.

 

4. S’excuser

Il n’est jamais trop tard pour s’excuser. Les parents parfaits n’existent pas (ou alors ils n’ont pas encore d’enfants 🙂 ).

Il peut nous arriver de crier, de réagir avec trop de sévérité, de ne pas réussir à garder notre calme, de mal interpréter une situation, de faire de l’humour déplacé.

Les deux parties en souffrent : les enfants souffrent de sentiment d’injustice et de stress; les parents souffrent de culpabilité et de honte.

Le meilleur moyen de crever l’abcès et de revenir sur l’événement est de s’excuser.

Reconnaître ses fautes et chercher des moyens de les réparer est la preuve qu’on veut s’améliorer, qu’on se soucie des émotions ressenties par l’enfant. L’enfant apprend également de notre manière de faire : il saura s’excuser quand nécessaire car il aura appris qu’on peut assumer ses erreurs, que s’excuser n’est pas signe de faiblesse et qu’il est toujours possible de trouver une solution pour réparer ou faire différemment la prochaine fois.

Les enfants éprouvent plus de respect pour des parents qui savent reconnaître leurs torts.

Le fait de revenir sur l’événement permettra également aux enfants de sortir leurs émotions fortes liées à cet événement et donc d’éviter qu’elles ressortent sous forme d’émotions élastiques plus tard, de manière inappropriée et disproportionnée.

 

5. Dire 10 mots doux (10 est bien sûr arbitraire… on pourrait aussi bien dire 5 que 20)

Ces mots doux peuvent être des noms ou des adjectifs, tout ce qui vous passe par la tête quand vous penser à votre enfant :

« tu es aussi rapide qu’une tigresse, aussi forte qu’une lionne, aussi rusée qu’un singe, aussi lumineuse qu’une étoile, aussi gracieuse qu’un petit rat de l’opéra, aussi drôle qu’un clown, aussi courageuse qu’une chevalière, aussi sucrée qu’un bonbon, aussi jolie qu’un cœur, aussi toi que toi ».

 

6. Etre là, vraiment là

l'attention est un pur acte d'amour

La simple présence est très puissante. Il peut suffire de s’asseoir à côté de l’enfant et de regarder ce qu’il fait, de lui offrir une présence non jugeante, non envahissante pour qu’il se sente mieux. Le principal est d’accorder ce temps d’attention de manière exclusive, sans distraction (téléphone, ordinateur, tablette, télé…).

On pourra en profiter pour lui glisser des mots d’amour :

Je t’aime.

J’aime te regarder.

J’aime passer du temps avec toi.

Je serai toujours là pour toi.

Ta simple présence dans ma vie la rend plus belle.

Te voir me rend heureux/se.

 

7. Dire des mots qui nourrissent l’âme

On pourra nourrir l’estime de soi et la confiance en soi des enfants par des mots positifs :

aujourd’hui, tu as appris à…

aujourd’hui, tu as fait ça pour la première fois

aujourd’hui, tu as aidé un tel. Est-ce que tu as vu son visage radieux ?

aujourd’hui, on a vu… et c’était vraiment beau

aujourd’hui, on a bien rigolé quand…

aujourd’hui, tu as créé/ dessiné/ peint…

 

8. Rester encore un petit moment

Les enfants nous demandent souvent de rester encore un petit moment au moment de quitter la chambre. Rachel Macy Stafford propose de compter jusqu’à 50 (ou même 100) dans la tête avant de quitter définitivement la chambre.

Elle explique que ce « petit extra » est souvent l’occasion d’un moment un peu magique : un « je t’aime » glissé à l’oreille, une parole drôle, une confidence… qu’on aurait manqué si on s’était montré trop rigide sur l’horaire.

 

9. Faire une séance de méditation ensemble

Extrait de Calme et attentif comme une grenouille.

 

 

10. Se raconter les 3 meilleurs moments de la journée

Un des exercices de psychologie positive les plus connus est celui des « 3 plaisirs par jour au moment de s’endormir » : il s’agir de s’endormir tous les soirs en pensant aux trois meilleurs moments de la journée.

On ira chercher ces trois bons moments en mémoire pour les revivre. On les racontera, on essaiera de ressentir les sensations corporelles, on les invitera dans le corps et on les respirera.

Parents et enfants peuvent raconter leurs « trois kifs » chacun leur tour.

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Inspiration : 8 Ways to End the Day in Peace & Connection par Rachel Macy Stafford 2015

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3 réponses

  1. Gervais dit :

    « La simple présence est très puissante. Il peut suffire de s’asseoir à côté de l’enfant et de regarder ce qu’il fait, de lui offrir une présence non jugeante, non envahissante pour qu’il se sente mieux. »
    Très important. La plupart des parents sont tellement occupés, pris dans l’étau de la vie quotidienne, qu’ils ne peuvent plus faire ce geste simple et anodin, mais aux bénéfices ô combien importants.

    Nous en parlerons aussi bientôt sur notre blog, ABC Champions: http://www.abcchampions.com

    Merci pour ce bel article !

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