10 questions clés pour inviter les enfants à réfléchir sur leurs relations avec les autres et muscler leur empathie

10 questions clés pour inviter les enfants à réfléchir sur leurs relations avec les autres et muscler leur empathie

10 questions clés pour inviter les enfants à réfléchir sur leurs relations avec les autres et muscler leur empathie

Ces questions peuvent être l’occasion d’engager des discussions avec les enfants pour les inviter à réfléchir sur leurs relations avec les autres, sur la manière de construire des relations positives avec l’entourage et les obstacles aux relations agréables.

Ces questions peuvent servir d’inspiration aux parents, aux enseignants ou encore à tout professionnel de l’enfance. Elles peuvent être l’objet d’un temps dédié (par exemple en EMC à l’école) ou être posées après un conflit, une difficulté relationnelle pour la dépasser.

  1. Ferme les yeux et imagine un moment positif, agréable avec ton/ta meilleur.e ami.e. Quelles sensations ressens-u dans ton corps ? Comment ça fait dans ton corps ? Quelles émotions ressens-tu ? Comment sais-tu que tu ressens ces émotions ?
  2. Ferme les yeux et imagine un moment désagréable, une critique ou une dispute avec quelqu’un qui t’énerve. Quelles sensations ressens-u dans ton corps ? Comment ça fait dans ton corps ? Quelles émotions ressens-tu ? Comment sais-tu que tu ressens ces émotions ?
  3. Quelles sont les différences entre les moments agréables et les moments désagréables ? Le lieu ? Les mots prononcés (les tiens et ceux de l’autre) ? Les gestes ? Les mimiques sur le visage ? Les sensations dans le corps ? Les émotions ressenties ? Les envies de passer à l’action (qu’as-tu envie de faire ? qu’est-ce que l’autre a envie de faire ?) Comment le moment agréable se termine-t-il ? Comment le moment désagréable se termine-t-il ?
  4. Quels sont les ingrédients d’un moment agréable avec quelqu’un d’autre, d’une interaction positive ? Est-ce que tu peux avoir des interactions positives seulement avec les personnes que tu aimes ? Est-ce que tu peux avoir des interactions positives seulement avec les personnes que tu n’apprécies pas, que tu ne connais pas ? Comment cela pourrait-il se passer ?.
  5. Quelles sont les qualités à utiliser pour engager des interactions positives et agréables avec les autres ? Faut-il nécessairement être gentil.le et dire oui à tout ? Est-ce qu’on doit toujours partager avec les autres ? Que faire quand on n’en a pas envie ?
  6. Comment agir envers les autres comme on aimerait qu’ils agissent avec nous ?
  7. Penses-tu savoir utiliser ce type de compétences ? Quand en as-tu fait preuve ? Comment pourrais-tu agir ainsi plus souvent ?
  8. Quand est-il important de savoir dire non et de rappeler ses limites personnelles ? Comment peux-tu savoir quand dire non ? Quels sont les indices qui te disent que l’interaction n’est pas ou plus agréable ? Comment mettre fin à une interaction désagréable ?
  9. Comment peut-on aborder une nouvelle personne qu’on ne connaît pas (par exemple un nouvel élève dans l’école) ? Quels mots ou quels gestes lui seraient agréables ?
  10. « Les beaux mots valent beaucoup mais coûtent peu » – George Herbert. Qu’est-ce qu’un beau mot ? Es-tu d’accord avec cette citation ? Pourquoi ? Quand et à qui pourrais-tu offrir des beaux mots avant la fin de la journée ? Est-ce que cela sera difficile pour toi ? Comment vas-tu procéder ?

 


……………………………………………………………..

3 éléments clés sont à garder en tête quand on veut cultiver l’empathie chez les enfants :

1.L’empathie est faite d’habitudes et de pratique (les humains ont besoin d’exercer leurs muscles de l’empathie et les adultes peuvent être des modèles pour les enfants). 

2.L’empathie est un verbe (l’empathie est active, pleine de sens, réelle, spontanée et s’incarne dans le corps).

3.L’empathie commence avec une seule personne, un seul petit geste (l’empathie commence avec un seul geste – aussi petit soit-il- , avec une seule personne aidée de quelque manière que ce soit, un simple sourire, une simple porte tenue sont déjà des gestes de reconnaissance de l’autre, de connexion avec lui, de volonté de faire en sorte qu’il se sente bien).

Pour aller plus loin : L’empathie est un verbe : 3 idées clés pour cultiver l’empathie chez les enfants

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.