Comprendre le processus d’apprentissage pour enseigner et apprendre efficacement

L’apprentissage se produit quand les neurones se touchent et il se forme quand le cerveau est face à un déséquilibre ou un défi. L’apprentissage modifie le cerveau et des conditions sont nécessaires pour que les apprentissages à l’école s’installent dans la mémoire humaine à long terme.

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Source : Mieux connaître le cerveau pour mieux enseigner de Steeve Masson

 

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Source : Mieux connaître le cerveau pour mieux enseigner de Steeve Masson

7 recommandations pour des apprentissages efficaces à l’école

1. Développer la relation maître-élève et le climat de classe

L’activité neuronale augmente en présence d’émotions positives et quand l’enseignant célèbre l’apprentissage et la prise de risque (dans un climat où l’erreur est la bienvenue, où le jugement est évité – aussi bien dans la relation enseignant/ élève qu’entre les élèves  eux-mêmes). L’activité neuronale est ralentie est présence d’émotions négatives ou de stress élevé.

Cela peut passer par plusieurs outils dont voici quelques exemples :

  • la mise en place d’un conseil de classe au cours duquel les élèves exposent et résolvent leurs problèmes eux-même en coopération (voir en pédagogie Freinet),
  • la mise en place d’un “coin de retour au calme” dans la classe où les élèves en proie à des émotions fortes pourront aller se ressourcer (coin avec des coussins, des livres, des objets doux, des images ou citations positives…),
  • une attitude encourageante de l’enseignant fondée sur les progrès, les efforts et le processus,
  • un temps d’échange sur les erreurs de chacun : et toi, qu’as-tu raté cette semaine ? qu’est-ce que tu en as tiré, appris ? comment tu feras la prochaine fois ?,
  • l’affichage de citations encourageantes et valorisantes dans la salle de classe.

Pour aller plus loin : L’importance d’un climat de classe positif : pourquoi ? comment ?

2. Utiliser la rétroaction

La rétroaction consiste à donner un retour à l’élève sur le degré de développement d’une compétence. Cela signifie donc que l’évaluation n’est pas figée (acquis ou non acquis,) mais il s’agit de faire comprendre à l’enfant qu’une compétence se développe dans le temps et nécessite un temps d’acquisition qui peut varier d’une personne à l’autre. On pourrait alors remplacer “non acquis” par “pas encore acquis” pour se conformer à l’état d’esprit en développement.

Recevoir un retour d’information immédiat sur l’action en cours est constitutif de l’apprentissage. Plus le retour est proche dans le temps de l’erreur, plus l’action corrective sera efficace et intégrée de manière pérenne.

3. Multiplier l’encodage dans les apprentissages à l’école

Plus la source de référents sera diversifiée, plus les apprentissages seront efficaces : utiliser des références

4. Stimuler l’affectif

Donner vie à des concepts abstraits avec des histoires, des biographies et des exemples aide l’ancrage à long terme des apprentissages. Les jeux stimulent également l’affectif des étudiants, du primaire aux études supérieurs. On pourra raconter comment Pythagore en est venu à se pencher sur la géométrie.

5. Connaître les mécanismes de la mémoire

La mémoire de travail trie les informations utiles ou inutiles sans nous consulter au préalable :-). La mémoire de travail est la mémoire à court terme qui gère le présent. La mémoire humaine peut retenir 7 éléments nouveaux à + ou – 2, c’est-à-dire entre 5 et 9.

Pour aller plus loin : 5 astuces efficaces de mémorisation pour l’école, le collège et le lycée (validées par les neurosciences)

6. Montrer comment apprendre

Apprendre passe par des tâches d’appropriation :

  • de questionnement ((se) poser des questions pertinentes),
  • de description et d’intégration, d’organisation,,
  • de synthèse et de schéma dans le cadre des apprentissages à l’école.

Le COMMENT (comment tu fais dans ta tête ? qu’est-ce qui se passe dans ta tête ?) est aussi important que le QUOI (contenu).

7. Un contenu doit être réactivé à plusieurs reprises 

Les neurosciences ont montré qu’il est indispensable de multiplier les exercices identiques et de s’entraîner avec une grande régularité, à des intervalles de temps espacés d’une courte durée pour automatiser les savoirs.

Pour compléter cette approche des apprentissages visibles, je vous propose la lecture de cet article : Les 4 piliers de l’apprentissage d’après les neurosciences

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Source : vidéo sur les apprentissages visibles

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