Mon enfant abandonne chaque activité au bout de quelques semaines

Comment réagir quand un enfant tend à abandonner chaque activité au bout de quelque temps ?

Dans Il me cherche, Isabelle Filliozat conseille de ne pas s’enfermer dans le piège du stop ou encore.

Nous serions vite tentés de vouloir apprendre la ténacité et la responsabilité aux enfants, ou alors de proposer une activité alternative. Pourtant, il ne s’agit pas forcément de savoir s’il vaut mieux encourager l’enfant à persévérer ou alors l’autoriser à abandonner l’activité. Il s’agit plutôt de tenter de comprendre le(s) point(s) de blocage.

Isabelle Filliozat parle d’une troisième voie : celle du « décodage du besoin ».

Quel problème l’enfant rencontre-t-il ?

Un problème de motivation

Peut-être que la raison pour laquelle l’enfant s’est engagé dans l’activité n’a pas suffi à rendre sa motivation pérenne sur le long terme.

Si l’enfant a commencé le basket parce que le copain/ la copine en faisait aussi, ou parce que le prof est sympa/ beau, ou pour toute autre raison extrinsèque, la motivation risque de retomber comme un soufflé. Quand l’enfant ne « sent » pas l’activité, quand il la pratique pour une raison extérieure à son identité propre, quand il en attend une récompense ou un geste de reconnaissance de la part d’autrui, il aura du mal à mobiliser de l’énergie pour travailler dans la durée.

Une difficulté relationnelle

L’enfant peut être mis en difficulté par d’autres enfants (qui se moquent de lui ou le laissent de côté par exemple), par le cadre (le manque d’intimité dans les vestiaires par exemple), par le moniteur ou la monitrice (qui crie trop ou est trop laxiste par exemple). Il s’agit là de découvrir les vraies raisons et de voir avec l’enfant si le problème est surmontable ou non.

Plusieurs solutions s’offrent alors dans ce cas (liste non exhaustive mais qui montre bien que le choix ne se fait pas seulement entre stop ou encore^^):

  • discuter avec les camarades et/ou le moniteur,
  • proposer à l’enfant de s’exercer à la maison pour progresser et ne plus être mis de côté,
  • continuer l’activité en question mais dans un autre créneau horaire, voire même dans un autre club.

L’idéal est même que ce soit l’enfant qui propose ses propres solutions à son problème (aiguillé par l’écoute active et les questions de ses parents).

Un manque de confiance en soi

L’enfant peut souffrir d’un manque de confiance de lui. S’il a des pensée du type « Je suis nul(le) », « J’y arriverai jamais », « J’ai peur des compétitions », « Je suis stressé(e) par les matchs », il s’agit alors de lui redonner confiance en lui/elle.

Ici encore, l’écoute active pourra permettre à l’enfant de trouver des solutions pour gérer son stress et son manque de confiance en lui.

Vous trouverez des pistes dans cet article : Développer la confiance en soi des enfants.

il me cherche mon enfant abandonne chaque activité

Comment identifier les vraies raisons de cet abandon ?

L’écoute active du Dr Thomas Gordon est tout à fait appropriée dans ce cas. Je vous recommande la lecture de Parents efficaces pour en comprendre les mécanismes.

Il s’agit pour le parent de décoder correctement les sentiments de l’enfant et de comprendre ce qui se passe à l’intérieur du jeune. Le parent essaie d’abord de saisir ce que le message de l’enfant veut dire, puis de transformer cette compréhension dans ses propres mots et enfin de retourner le message à l’enfant pour vérification. L’écoute active aide l’enfant à se dire plus, à approfondir, à mieux développer sa pensée. Il en viendra à faire un premier pas vers la résolution de son problème.

Thomas Gordon met cependant en garde :

Le « receveur » ne transmet pas son propre message comme une évaluation, une opinion, un conseil, un raisonnement, une analyse ou une question. Il retourne seulement ce qu’il pense être le sens véritable du message de l’émetteur, rien de plus, rien de moins.

Source :

Vous aimerez aussi...

1 réponse

  1. Bénédicte dit :

    Cet article « me parle ». Quand j’étais enfant ou ado, changer d’activité, même au bout d’un an ou deux, était considéré comme « un caprice ». Il m’est arrivé de dire « j’aimerais faire cela » mais comme la réponse était « d’accord ! mais si tu commences quelque chose, tu vas au bout ! » (ça veut dire quoi « aller au bout ? Devenir champion du monde ?). Donc je ne prenais pas le risque de commencer. Et ainsi, je suis passée à côté de tout ce que j’avais envie de tenter. A la fin de mon article « Le bonheur d’apprendre, article 4 » sur mon blog, il est question justement de la suite à venir sur « le droit de changer de passion ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.