Kit d’outils pédagogiques pour faire écrire les enfants (production d’écrits, grammaire, vocabulaire…)

Kit d’outils pédagogiques pour faire écrire les enfants (production d’écrits, grammaire, vocabulaire…)

outils pour faire écrire les enfants

Je vous propose une sélection d’outils pédagogiques efficaces et ludiques pour faire écrire les enfants et les adolescents. Ces outils sont complémentaires et permettent  de travailler la manière d’écrire des histoires :

  • décrire un paysage/ des personnages/ une époque,
  • dérouler les éléments du récit de manière cohérente du début à la fin,
  • structurer le récit avec des repères spatio-temporels,
  • enrichir le vocabulaire,
  • stimuler l’imagination,
  • donner de la « nourriture » pour l’esprit avec des amorces, des thèmes à développer,
  • construire des histoires en coopération.

Ainsi,  Imagidés est un moyen original et ludique de laisser libre cours à l’imagination à l’aide de dés et d’encourager l’expression orale avant de passer à la production d’écrit.

La Fabrique à Histoires permet de travailler plus spécifiquement la description (description d’un paysage, d’un lieu, du physique ou de la personnalité d’un personnage) et les éléments d’un récit (raconter la fin d’une histoire à partir d’images qui racontent le début, faire parler des personnages, imaginer les péripéties d’un personnage dans un décor donné…).

En parallèle, Comment j’ai adopté un gnou permet de travailler la structure du récit à partir de connecteurs logiques et spatio-temporels.

Le livre Faire écrire les enfants  va quant à lui donner des idées d’amorces pour un travail d’écriture récurrent dans lesquelles les compétences acquises par le jeu peuvent être réutilisées.

Imagidés : des dés pour stimuler l’imagination

jeu imagidés expression orale langage

Imagidés est un jeu coopératif sans gagnant ni perdant. Un ou plusieurs joueurs lancent les dés. Le premier joueur choisit alors un des dés et le place devant lui : l’image représentée va pouvoir servir de début au récit. Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix, il faut jouer avec l’image la plus inspirante pour soi.  Ensuite, le joueur à gauche prend un autre dé, sans en changer la face et poursuit l’image du joueur précédent (et ainsi de suite). Les joueurs construisent un récit commun au fur et à mesure.

Imagidés est utilisé par des orthophonistes, des enseignants de Français Langue Etrangère ou encore des professeurs des écoles pour accompagner les apprenants dans l’apprentissage du langage oral et l’enrichissement du vocabulaire. Par exemple, on peut lancer un dé et trouver le maximum de synonymes autour de l’image représentée, trouver des mots de la même famille, faire des associations d’idées ou même travailler le vocabulaire d’une langue étrangère (trouver le ou les mots qui décrivent le concept représenté dans la langue étrangère).

Imagidés peut également servir pour jouer avec la grammaire. En restreignant les lancers à deux ou trois dés, on invite les joueurs à construire une phrase cohérente en utilisant les images représentées. On peut imaginer des variantes plus complexes : imposer un temps (passé composé, passé simple…), jouer en anglais (ou dans toute autre langue étrangère), imposer que le premier dé représente un nom, le deuxième un verbe et le troisième un adverbe…

On peut réinvestir les dés pour des productions à l’écrit.

A partir de 4/5 ans.

La Fabrique à Histoires : une boîte à idées ludique pour que les enfants construisent des histoires

la fabrique à histoires

Bernard Friot a élaboré un livre-coffret ingénieux et ludique, une véritable boîte à outils pour exercer son imagination, inventer des histoires et se lancer en écriture.

Mettre en mouvement l’imagination des enfants et les inciter à écrire, prendre part en s’amusant à la création d’une histoire, voilà le contrat de lecture de cette boîte à outils de l’apprenti écrivain…

Un carnet, intitulé «Moteur à rédaction», rassemble des activités qui sont autant d’ateliers d’écriture. Chaque atelier convoque des «outils» (jeu de cartes, plateau de jeu, moulins à paroles, réservoir à réel, catalogue de personnage, etc.) qui sont « physiquement » proposés à l’enfant. Le tout, carnet et outils, rassemblé dans une boîte à fermeture aimantée.

Chaque atelier s’accompagne d’une histoire écrite par l’auteur illustrant l’activité proposée. Une manière attractive et ludique de faire entrer les enfants dans l’écriture sans qu’ils aient l’impression de faire des exercices scolaires.

J’aime beaucoup ce coffret car il offre de nombreux outils qui peuvent servir de supports à différents ateliers de production d’histoires et de textes :

  • un moteur à rédaction (les propositions pour construire une histoire pas à pas)
  • un catalogue (une galerie de personnages pour choisir les héros, les lieux, les situations, les morceaux d’histoire)
  • un jeu de cartes (pour renverser des situations et jouer avec différentes façons de commencer une histoire)
  • une réserve de textes (des exemples de textes produits à partir des outils proposés dans le coffret)
  • un plateau de jeu (pour faire avancer les personnages dans un décor, les mettre en danger, les aider, leur inventer un parcours)
  • un réservoir à réel (des cartes postales, des photos d’identité,  des panoramiques pour ne jamais être à court d’inspiration)
  • des pièces détachées (un livret de croquis pour découper l’histoire et la faire progresser)
  • un moulin à mots (pour faire parler les personnages et jouer sur les registres de langue)

Le moteur à rédaction est l’élément principal de la Fabrique à Histoires car il se présente comme un carnet d’activités pour construire pas à pas une histoire et piocher tous les ingrédients qui vont la composer dans les autres outils. Pour chaque activité du carnet, Bernard Friot propose d’utiliser un ou plusieurs outils de la Fabrique.

Les activités se déclinent autour de nombreux thèmes ou techniques qui plaisent beaucoup aux enfants (par exemple : deux images de début et de fin et il faut inventer ce qui se passe entre les deux; des débuts de texte loufoques à compléter; des personnages à décrire; changer de point de vue pour raconter la même histoire; des cartes mots à piocher ou à associer…).

La Fabrique à Histoires permet de travailler différents aspects qui aident à construire un récit efficace et structuré :

  • planter un décor en le décrivant avec le plus de détails possible,
  • introduire un personnage avec des caractéristiques physiques et de caractère,
  • imaginer des problèmes/ événements inattendus,
  • ménager le suspense,
  • changer de point de vue,
  • relancer l’intrigue avec des “et si…”.

A partir de 6/7 ans.

Comment j’ai adopté un dragon : un jeu d’expression orale (ou comment travailler la structure des récits avec humour)

Comment j’ai adopté un dragon est un jeu de dés pour raconter des aventures extraordinaires et drôles.

Les thèmes sont différents et variés. Par exemple : Mon colocataire est un fantôme, J’en suis à ma troisième vie, J’ai trouvé une girafe dans mon grenier, Mon miroir enchanté n’arrête pas de mentir

Le narrateur prend ensuite le dé blanc et les 5 dés colorés, placés du plus clair au plus foncé. Ils vont l’aider à rythmer son récit avec des mots de transition comme Quand j’étais petit / En plus / Quand soudain / Coup de bol / Et comme par magie / C’est ainsi que...

Le narrateur lance le dé jaune en premier, invente la suite de la phrase à partir de la face visible (Un beau jour/ Tout le monde pense/ Je connais quelqu’un…) et poursuit en jetant les dés suivants qu’il lancera l’un après l’autre pour relancer le fil de son histoire.

Seule exception : le dé blanc spécial suspense, qu’il peut lancer quand il veut pour rebondir avec les onomatopées Et là, Paf / Couic / Nooon / Hmmm… / Grrr ou Tin, tin, tiiin !

Le dé noir permet quant à lui aux autres joueurs d’interrompre le narrateur avec des questions inattendues : Et ton chien dans tout ça ? / Tu peux le prouver ? / T’as pas eu trop peur ?

J’utilise ce jeu avec des enfants de niveau CP/CE1/CE2 pour travailler plusieurs compétences :

  • la lecture (lecture sur les cartes qui proposent les thèmes et sur les faces des dés),
  • la construction logique de récit (structuration, expression orale, vocabulaire…),
  • la créativité (imagination, humour, maintenir l’intérêt des auditeurs…),
  • la fluidité à l’oral.

Ce jeu permet de développer à l’oral comme à l’écrit des compétences d’expression : construire des histoires, utiliser des connecteurs logiques, connaître des mots de transition et des connecteurs spatiaux-temporels…

Ce jeu peut être utilisé par des professeurs de Français Langue Étrangère pour développer la maîtrise de la langue française (expression orale, fluidité, lecture, vocabulaire…).

 

Faire écrire les enfants : 300 propositions pour écrire des histoires

faire écrire les enfants

Dans son livre Faire écrire les enfants, Faly Stachak fait 300 propositions pour donner le goût de la lecture et le plaisir d’écrire aux enfants. Ces propositions peuvent être individuelles ou collectives. Les thèmes et amorces d’histoires servent à stimuler l’imagination, à inventer des histoires écrites, à jouer avec les mots et à rire ensemble !

Quelques exemples :

  • Ma première nuit blanche
  • Si j’étais un garçon/ si j’étais une fille
  • Lettre à un bébé qui vient de  naître
  • Je m’aime
  • Les éléments : si j’étais l’eau/ le feu/ la terre/ l’air
  • Le jeu collectif du « Pourquoi ? Parce que ? « 
  • Pour fabriquer des métaphores ensemble
  • Bande dessinée collective

Faly Stachak propose également dans cet ouvrage une méthodologie d’écriture à base de six questions pour poser les éléments d’une histoire écrite cohérente et intéressante. 

Ces questions permettent de faire avancer une histoire et de remplir les trois parties de manière efficace pour le lecteur :

  • le début (présentation du personnage principal dans son monde habituel; mise en place du lieu, du temps et du décor; puis apparition du problème et préparation aux aventures),
  • le milieu, là où se joue le suspense (les difficultés se présentent; le courage et la détermination sont convoqués; la tension grimpe et il faut faire preuve de créativité; des personnages ressources apparaissent; les obstacles finissent pas être surmontés),
  • la fin, heureuse en général (le héros ou l’héroïne terrasse l’adversaire puis quitte le monde des aventures; il/elle rentre chez lui/elle avec l’objet de l’aventure; il/elle est changé.e et les anciennes connaissances le remercient, l’admirent et/ou écoutent le récit de cette expérience; un nouvel ordre est établi).

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2 réponses

  1. j ‘ aime bien acheter quelques livres. mais comment? je n’ai pas de carte bancaire

    • Caroline dit :

      Bonjour

      tous ces outils sont disponibles en librairie ou centres culturels. S’ils ne le sont pas, vous pouvez les commander auprès de votre libraire.

      Belle soirée
      Caroline

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