Questions que vous vous posez peut-être sur le sommeil de vos enfants

Quels sont les besoins en sommeil des enfants ? 

  • Un nourrisson a besoin de 16 à 17 heures de sommeil par jour,
  • Un enfant de 3 ans a besoin de 12 heures de sommeil minimum.
  • Un enfant de 6 ans a besoin de 10 heures.
  • Un adolescent de 12 ans a besoin 9 heures. 

quel besoin en sommeil des enfants la nuit

Le sommeil est un besoin vital qui peut cependant varier d’un enfant à un autre, parfois d’un jour à l’autre. Il peut exister jusqu’à 3 heures d’écart entre grands et petits dormeurs.

Vous vous rendrez vite compte si un enfant n’a pas eu son quota de sommeil :

    • il sera difficile à réveiller le matin,

    • il sera fatigué dans la journée (états de somnolence),

    • il sera irritable, ne supportera aucune frustration,

    • il fera des erreurs d’inattention ou d’étourderies, surtout flagrantes à l’école.

Les meilleures preuves qu’un enfant a eu une dose suffisante de sommeil sont :

1. qu’il se réveille de bonne humeur et prêt à attaquer une bonne journée,

2. qu’il reste calme, attentif et de bonne humeur entre 16h et 20h.

C’est le comportement dans la journée qui vous permettra de déterminer la durée idéale de sommeil de votre enfant.

le sommeil des enfants

Extrait du livret « Le sommeil, c’est la santé. Conseils aux parents de jeunes enfants de 0 à 6 ans » édité par l’INPES et le Ministère de la Santé

Quels sont les besoins en sieste des enfants dans la journée ? 

Jusqu’à 4 ans, une sieste est toujours nécessaire pour compléter le sommeil nocturne de l’enfant. Encore une fois, il existe de gros et de petits dormeurs mais les recommandations officielles sont les suivantes :

  • jusqu’à 6 mois, l’enfant a souvent besoin de trois siestes : une en fin de matinée et deux dans l’après-midi,
  • de 9 à 12 mois : vous pouvez supprimer la sieste de fin d’après-midi,
  • de 15 à 18 mois : l’enfant passe à une seule sieste, en début d’après-midi dont la longueur peut varier mais qui dépasse souvent 2h30,
  • à partir de 2 ans, plus l’enfant dort la journée, moins il dort la nuit. L’INPES (Institut National de Prévention et d’Education à la Santé) recommande une unique sieste en début d’après-midi de 2h30 maximum.
  • jusqu’à 4 ans, la sieste reste un besoin physiologique.
  • de 4 à 6 ans, la sieste n’est plus un besoin : certains en auront besoin, d’autres pas, ce besoin pouvant varier d’un jour à l’autre. La durée de la sieste dépendra dans ce cas du temps de récupération ,
  • à partir de 6 ans, si un enfant recommence à faire la sieste tous les jours, ce n’est pas normal. C’est probablement qu’il ne dort pas assez la nuit pour compenser la dépense d’énergie en journée. Il faudra donc veiller à la fois à son temps mais aussi à la qualité de son sommeil nocturne.

sommeil des enfants et sieste

La sieste empêche l’enfant de s’endormir le soir seulement si elle est trop tardive et trop longue.

Au contraire, une sieste faite par un enfant qui en a besoin (de par son âge ou par la situation particulière du jour comme une activité physique importante ou un lever précoce) évitera une agitation dûe à une fatigue excessive en fin d’après-midi. A condition toutefois que cette sieste soit faite en début d’après-midi et qu’elle ne dure pas plus de 2 heures.

 A partir de quand parle-t-on d’énurésie ? 

Les médecins ne parlent pas d’énurésie (pipis au lit) avant 5 ans. Bien que la maturation de la commande de la vessie soit acquise à un âge différents selon les enfants, l’INPES conseille la consultation d’un médecin si le problème persiste au-delà de 6 ans.

Comment favoriser un réveil agréable le matin ?

Plus facile à dire qu’à faire mais l’idéal est de :

  1. ne pas réveiller les enfants au dernier moment  pour qu’ils aient le temps de prendre leurs petits-déjeuners et de s’habiller tranquillement,

  2. les réveiller presque tous les jours à la même heure.

Pour un réveil du bon pied, accordez à vos enfants un réveil progressif et spontané :

  • en laissant parvenir des bruits de la maison par la porte de leur chambre entre ouverte,
  • en laissant pénétrer un rayon de lumière dans la chambre,
  • en utilisant des réveils lumineux adaptés (basés sur la luminothérapie),

  • en passant une musique qu’il ou elle aime, d’abord en sourdine puis en augmentant le son régulièrement.

Quoiqu’il en soit, un enfant dont la quantité et la qualité de sommeil ont été respectées aura plus de facilités à se réveiller tôt de lui-même.

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14 réponses

  1. je suis bien d’accord, le manque de sommeil chez l’enfant provoque toutes sortes de comportements difficiles qu’on peut attribuer par erreur à une marque de sa personnalité: irritable, coléreux… Une fois que l’enfant ne fait plus la sieste, il y a quand même des moments où il est fatigué pendant la journée (comme nous, en fait) et c’est bon de l’encourager à faire « des pauses » si possible… Et pour ce qui est de l’endormissement, j’ai créé des histoires du soir qui facile ce moment délicat pour aider les parents: http://www.droledemaman.com/comment-faire-dormir-son-enfant/

    • Caroline dit :

      Bonjour,

      merci pour votre message. Je me suis inscrite sur votre site, je vais lire votre guide et vos histoires 🙂

      Bonne journée
      Caroline

  2. Nadine dit :

    Bonjour, je viens de lire attentivement votre article je souhaiterai allé plus loin, auriez-vous des livres à me conseiller?
    merci

    • Caroline dit :

      Bonjour Nadine,

      merci pour votre commentaire.
      J’ai tiré mes sources d’un dépliant édité par l’INPES : »Dormir c’est vivre aussi. Le sommeil, c’est la santé ». Je l’avais trouvé dans la salle d’accueil de ma mutuelle. J’imagine qu’il est disponible dans les salles d’attente des CPAM ou de la CAF également. Il est accessible, très complet et surtout gratuit.
      Je suis un peu embêtée de vous conseiller des livres que je n’aurais pas lus : je peux seulement vous en citer quelques uns qui ont de bonnes notes sur Amazon
      – Mon enfant dort mal de Marie-Josèphe CHALLAMEL et Marie THIRION
      – Cet enfant qui ne dort pas ? Pour en finir avec les nuits sans sommeil de Lyliane Nemet-Pier
      – Dodo, l’enfant do : Le sommeil du tout-petit de Jacky Israël et Collectif

      Si vous m’en dîtes un peu plus sur votre besoin (l’âge des enfants, des informations générales ou précises sur les couchers difficiles), je pourrai solliciter la communauté de lecteurs sur ma page Facebook.

      Par ailleurs, je vous invite à lire l’article sur les couchers difficiles pour compléter cet article.

      J’espère avoir pu vous aider.

      Bonne journée
      Caroline

  3. ben dit :

    Bonjour
    J’ai lu l’article, c très intéressant, le problème que j’ai avec ma fille est complètement différent.
    Ma fille a 7ans se réveille systématiquement à 5h 30 /6h au grand maximum. .. en sachant qu’elle rejoint le lit à 21h
    Le problème qui ce pose c qu’elle manque de concentration en classe, elle se sent très fatiguée pour terminer sa journée en école. . J’apprécie vraiment que vous me donnez des conseils.
    Cordialement

    • Nadine dit :

      Bonjour je me permets d’intervenir…sur cette discussion, en posant juste quelques questions, à quoi correspond l’heure de ce réveil?
      L’heure de sa naissance? D’un moment difficile dans le « travail » lors de sa naissance? un levé régulier chez vous pendant la grossesse? peut-être faut-il d’abord chercher de ce côté? et ensuite il existe des protocoles qui permettent de modifier ces heures de réveil « trop tôt ». si vous lui proposez de venir se rendormir près de vous, se rendort-elle?…voilà quelques pistes de reflexions….on peut échanger en privé si vous le souhaitez….

    • Nadine dit :

      Bonjour je me permets d’intervenir…sur cette discussion, en posant juste quelques questions, à quoi correspond l’heure de ce réveil?
      L’heure de sa naissance? D’un moment difficile dans le « travail » lors de sa naissance? un levé régulier chez vous pendant la grossesse? peut-être faut-il d’abord chercher de ce côté? et ensuite il existe des protocoles qui permettent de modifier ces heures de réveil « trop tôt ». si vous lui proposez de venir se rendormir près de vous, se rendort-elle?…voilà quelques pistes de reflexions….on peut échanger en privé si vous le souhaitez….

    • Caroline dit :

      Bonjour,

      j’imagine bien les problèmes de fatigue et de concentration posés par ces levers si tôt.

      Au delà des réponses apportées par Nadine, j’ai envie de vous proposer de trouver un moyen de la laisser se rendormir : peut-être pourrait-elle finir la nuit dans le lit avec vous ? ou alors pratiquer des exercices de pleine conscience (comme proposés dans Calme et attentif comme une grenouille) ? ou encore écouter de la musique relaxante ?

      Est-elle réveillée par une envie d’aller aux toilettes ? Dans ce cas, peut-être lui proposer de moins boire le soir ou de ne plus boire après une certaine heure ?

      Est-elle réveillée par des bruits dans la maison (chaudière qui se met en route…) ou la rue (éboueurs…) ? Des boules Quies pourront peut-être l’aider.

      Difficile de vous répondre de manière pertinente et efficace avec peu d’éléments mais j’espère que ces quelques propositions pourront vous ouvrir des pistes.

      Bonne journée
      Caroline

  4. Sandrine dit :

    Bonjour, j’ai toujours attendu que mon fils (2 ans 1/2) soit endormi avant de quitter la chambre. Les tentatives de quitter la pièce avant qu’il dorme se sont toujours soldé par un échec : il se lève et revient dans le salon. Le matin, lorsqu’il se réveille et voit que je ne suis plus dans la chambre (nous pratiquons encore le cododo, car il dit avoir peur du noir et du loup dans sa chambre), il se lève en pleurant et vient me rejoindre dans le salon, même s’il n’a pas assez dormi. J’ai bien conscience qu’il faudrait qu’il s’endorme seul. Mais les histoires, les exercices de relaxation, les comptines, rien n’y fait…

    • Caroline dit :

      Bonjour,

      merci pour votre message que je prends comme un témoignage de confiance.

      J’avoue que les histoires de sommeil ne sont pas tout à fait réglées chez nous non plus. Certaines périodes se passent très bien puis il y a des « rechutes » où ma fille dort mal, pleure pour s’endormir, se réveille dans la nuit… et là, je pratique le cododo de façon intensive jusqu’à ce qu’elle soit prête à retourner dormir dans son lit d’elle même (elle a pourtant 5 ans passés). J’ai passé des moments très difficiles à vouloir absolument la faire dormir dans son lit et tôt, entraînant des conflits, des hurlements, des crises de nerfs (j’en parle ici). Finalement, j’ai lâché prise en me disant que des phases de cododo est une solution qui me convient à elle et à moi lors de périodes de nuits et couchers difficiles. Mais elle ne s’endort seule que depuis peu (en tout cas, à 2 ans et demi je devais rester à côté d’elle jusqu’à ce qu’elle s’endorme + elle paniquait aussi quand je n’étais pas à côté d’elle quand elle se réveillait).

      J’ai mis en place un rituel que nous aimons bien (mais votre fils est peut-être trop petit, à voir ?) : on se raconte les 3 choses qu’on a préféré de la journée tous les soirs après l’histoire (j’en parle ici). Avec votre fils, peut-être pourriez-vous vous même lui rappeler les bons moments que vous avez passés ensemble dans la journée. Cela peut aussi passer par un concours de sourires devant le miroir au moment du bain ou du lavage de dents. L’idée est d’aborder le coucher avec des émotions positives aussi bien pour lui que pour vous (car j’imagine que vous devez redouter ce moment et probablement communiquer votre stress à votre fils même sans le vouloir).

      Il peut parfois être intéressant quand l’enfant dit qu’il a peur du noir, de lui poser directement la question : » tu ne veux pas dormir car tu as peur de ne pas te réveiller ou peur de ne pas me revoir demain ? ». En fonction de ses réponses, vous pourrez le rassurer : « je serai là pour toi toute la vie », « je te quitte le soir et je te retrouve demain matin », « dans ton lit tu es en sécurité », « la nuit , même quand je ne te vois pas, je continue de t’aimer ».
      J’avais écrit plusieurs autres articles au sujet du coucher :

      – des livres avec des histoires amusantes et tendres que j’ai utilisés avec ma fille comme médiateurs pour accompagner le coucher (ici)

      – sélection de livres pour expliquer aux enfants ce qui se passe la nuit quand tout le monde dort, parents et enfants compris, et ainsi « démystifier » l’obscurité (ici)

      – des mots rassurants à dire aux enfants qui ont peur du noir (ici)

      Peut-être pouvez-vous aussi laisser une lampe de poche à votre fils en lui expliquant qu’il a le droit de la garder près de lui et de l’allumer dès qu’il sent la peur monter en lui (que ce soit au coucher ou au réveil). Pour ma fille, c’était une petite veilleuse en forme d’étoile qui clignotait de toutes les couleurs.

      J’espère avoir pu vous apporter quelques pistes. J’ai mis beaucoup de liens associés dans ma réponse et je vous invite vraiment à les lire car ce sont des choses issues de mon expérience de maman avec une enfant aux nuits plus que compliquées… donc j’en ai testé des astuces et j’en ai des choses à raconter sur le sujet :-). Je sais que ce n’est pas toujours facile et que vous devez rêver d’une soirée tranquille, d’une nuit reposante. Je peux quand même vous assurez que les nuits et les couchers difficiles ne dureront pas toute la vie et que j’ai moi-même réussi à retrouver des nuits paisibles (même s’il y a encore quelques « ratés », j’arrive à coucher ma fille sans pleurs et à une heure correcte et il y a même des nuits complètes sans réveil nocturne maintenant… youhou !!!).

      Bonne journée
      Caroline

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