10 phrases à dire aux enfants pour encourager la résolution pacifique des conflits

10 phrases à dire aux enfants pour encourager la résolution pacifique des conflits

Ces quelques phrases sont des exemples de paroles qui peuvent aider à arroser les fleurs plutôt que les mauvaises herbes.

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1. Ce n’est pas bon pour toi d’avaler ton irritation et ta colère, et de faire croire que tu ne les ressens pas. C’est important de reconnaître tes sentiments. Ici, tu peux être en colère sans danger. Tu peux dire ce que tu ressens à haute voix, et tu seras toujours la bonne personne que tu es.

 

2. C’est la première fois que tu t’es retenu de frapper pendant une crise de colère. Félicitations !

 

3. Tu es assez intelligent pour trouver une meilleure façon de répondre au comportement irritant des autres. C’est ton travail : trouver des solutions non violentes et je vais t’aider. 

 

4. Il est temps que tu arrives à reconnaître l’émotion que tu ressens juste avant de te mettre à détruire. Viens me parler quand tu ressens l’envie de tout casser et nous réfléchirons ensemble à ce que tu pourrais faire d’autre. Tu pourras bientôt obtenir ce dont tu as besoin sans t’en prendre aux autres.

 

5. Deux enfants en colère et en total désaccord ! L’un veut… et l’autre veut… Qu’est-ce qu’on peut faire ?

 

6. Fais ceci/ cela (par exemple donner le rasoir/couteau à un adulte) pour que nous soyons en sécurité. Je suis sûre que tu vas faire la bonne chose, je te fais confiance.


 

7. A deux enfants qui se « cherchent » (X. suivant et embêtant Y. qui finit par le pousser malgré les avertissements qu’il a adressés à X.) :

– Y., c’est à toi de rester loin de X. si tu ne peux pas résoudre les problèmes sans violence. Dans notre communauté, il n’est pas acceptable de pousser ou frapper ni de menacer. 

– X., c’est ta responsabilité de rester loin du danger et de susciter le meilleur chez les autres. Quand Y. s’éloigne de toi, tu dois respecter ses besoins. 

 

8. A un enfant qui a provoqué un autre enfant et s’est fait taper :

Z. est aux prises avec sa colère et il mérite ton respect et ton soutien. Tu sais qu’il n’y a jamais d’excuse pour provoquer la violence. Ou pour te faire battre. Tu dois apprendre à faire de ton mieux pour éviter ce qui peut le provoquer à te frapper, jusqu’à ce que nous arrivions à l’aider à maîtriser sa colère.

 

9. A un enfant qui tape ou crie quand quelqu’un lui demande quelque chose :

Allons dire sur quel ton tu voudrais qu’on te parle lorsqu’on te demande quelque chose.

 

10. A des enfants qui trouve un camarade embêtant :

Que fait-il exactement qui est si embêtant ? Dites-le lui clairement et ensuite dites-lui ce que vous aimeriez qu’il fasse.

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Source : Quand l’école s’adapte aux enfants, entraide et excellence à l’école Montessori

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3 réponses

  1. Danielle dit :

    Je ne suis pas sûre que ces discours aident vraiment les enfants à résoudre leurs conflits : c’est quand même beaucoup d’adulteries, c’est à dire de jugements et d’injonctions. C’est toujours l’adulte qui parle qui dit le « bien » de la règle sans laisser les enfants exprimer leurs besoins ou leurs difficultés. Cela reste très scolaire et rigide, moralisateur.
    Je préfère nettement la résolution des conflits telle que Thomas Gordon l’a analysée !
    J’ai été amenée de multiples fois à intervenir lors de conflits d’enfants et à assister à la façon dont d’autres s’y prenaient pour le faire et cela me permet de déduire que si les façons d’intervenir citées dans votre article peuvent paraître efficaces dans l’immédiat, en fait sur le long terme elles engendrent de la rancune, un sentiment de ne pas être compris – donc d’injustice – et beaucoup de frustration qui, sur le long terme seront très préjudiciables aux relations entre les enfants et ne leur apprendront rien de la résolution des conflits par eux-mêmes en l’absence d’un arbitre adulte.
    Par contre permettre, comme le fait Gordon, à chaque enfant d’entendre les raisons de l’autre – ce qui lève bien des malentendus – et de pouvoir dire par lui-même quels sont des besoins insatisfaits, puis -la colère étant passée et le néocortex ayant pu se remettre en place, laisser les enfants trouver leur propre solution est sans doute plus long et moins sécurisant pour l’adulte qui renonce à tout maîtriser, mais bien plus efficace sur le long terme. Dans ma pratique je dois beaucoup à Thomas Gordon et je suis toujours étonnée par l’intelligence des solutions trouvées par les enfants.
    Ce que dit Marshall Rozenberg au sujet du fait que la colère est l’expression d’un besoin non satisfait me parle beaucoup mais – dans toutes les vidéos (traduites – ce qui limite beaucoup) que j’ai regardées et les livres que j’ai lu – je n’ai jamais vu de manière pratique d’accompagnement de résolution des conflits. Dans les livres de Gordon il y en a et elles sont très efficaces si on comprend qu’il ne s’agit pas de porter de jugements, de dire le « bien », qui a tort ou raison selon une norme ou des règles de morale mais de permettre aux enfants de s’expliquer entre eux en toute sécurité tout en ayant l’assurance que l’adulte ne les jugera pas. C’est une démarche très (trop ?) difficile pour l’éducation à la française….

  2. Danielle dit :

    J’ai trouvé ceci : Enregistré depuis
    youtube.com
    Visiter
    The Olive Branch: SLEEP
    Vidéo par Pablo Smith sur Youtube
    Et puisque vous aimez les livres, il y a ceux de Kathrin Scharer aux éditions âne bâté dont « chamaille « et « un bon troc » qui sont de vrais petits chefs d’œuvres.

  1. 10 août 2016

    […] 2.Harmoniser les compétences en développant toutes les facettes de leur intelligence (et notamment les compétences émotionnelles et sociales) […]

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