Bonne idée : taper des pieds plutôt que dans un coussin en cas de colère

Bonne idée : taper des pieds plutôt que dans un coussin en cas de colère

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Le fait de demander à un enfant de frapper un coussin de colère n’est pas forcément une bonne idée. Inviter un enfant à frapper pour libérer l’émotion de colère participe à créer des connexions neuronales car les neurones qui s’agitent ensemble se lient ensemble. Donc frapper dans un coussin de colère à chaque apparition de l’émotion de colère va créer comme un « chemin » neuronal dans le cerveau qui risque d’être emprunté à chaque fois que la colère apparaît (colère = frapper).

On peut plutôt inviter un enfant en prise à des émotions fortes à trouver un moyen de les décharger physiquement sans passer des gestes simulant la violence :

  • sauter (sur place, sur un petit trampoline d’intérieur, à la corde à sauter…),
  • courir,
  • danser dans tous les sens,
  • contracter tous les muscles, les poings, les mâchoires pendant quelques secondes puis tout relâcher en respirant amplement,
  • utiliser un coussin à la manière d’un yogi : l’idée n’est pas de taper dans le coussin comme on taperait sur la personne qui a suscité la colère mais plutôt en prenant une grande inspiration tout en levant au ciel les deux poings joints puis en baissant les bras sur l’expiration pour atteindre le coussin avec les deux poings toujours joints… à envisager dans l’esprit du yoga donc plutôt que du défouloir violent,
  • dessiner la colère (en ayant le droit de gribouiller, de faire des trous dans la feuille, de repasser plusieurs fois au même endroit) puis froisser la feuille en boule et la lancer comme un archer (l’enfant lance la « boule de colère » aussi loin que possible en expirant lors du lancer et il recommence jusqu’à ce que la colère soit partie de lui),
  • taper des pieds.

Ces manières de décharger les émotions sont possibles une fois seulement si on s’est connecté émotionnellement avec les enfants. Une fois que les enfants sont réceptifs (via des mots qui reflètent les émotions, une proposition de câlin/ de massage, un regard tendre ou un sourire, une présence bienveillante…), on peut leur proposer de bouger pour évacuer les émotions fortes afin qu’ils retrouvent un état propice à une solution non violente :


  • « Je vois que tes pieds ont envie de bouger, tu veux qu’on bouge ensemble ? « ,
  • debout l’un à côté de l’autre, trépigner et bouger les bras de plus en plus fort et avec des mouvements de plus en plus amples comme pour s’étirer,
  • finir en sautant à pied joints, les bras levés comme pour toucher le plafond,
  • se regarder et, sûrement, partir en fou rire !

 

 

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