6 croyances limitantes qui peuvent enfermer les enfants
Les croyances limitantes peuvent prendre plusieurs formes. Comment aider un enfant à surmonter ses croyances limitantes ? Voici des ressources pour permettre aux enfants de progresser, d’apprendre et de déployer leur potentiel.

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Je ne suis pas intelligent(e).
Le niveau d’intelligence n’est pas fixé à vie. De nouvelles connexions neuronales se créent tous les jours dans le cerveau, donc nous apprenons tous les jours. Or apprendre de nouvelles choses, c’est devenir plus intelligent. Non seulement l’intelligence se développe et se travaille, mais elle a également des formes multiples (« comment es-tu intelligent ? » est plus près de la réalité que « quel est ton niveau d’intelligence ?)
Le cerveau est comme une forêt : si on marche plusieurs fois dans le même sentier, un chemin va progressivement se créer. Dans le cerveau, il y a création de sentiers de communication entre les neurones. Ces sentiers (connexions neuronales) deviennent de plus en plus efficaces et mènent à l’automatisation des processus liés à une certaine tâche et donc à la résolution plus faciles de certains problèmes.
Quand on apprend à faire du vélo, les gestes sont d’abord conscients et nécessitent une forte concentration : pédaler, maintenir son équilibre, prendre assez de vitesse, regarder droit devant, freiner… Penser à toutes ces choses en même temps demande de gros efforts. Avec la pratique, des connexions se créent entre les neurones sollicités pour effectuer cette tâche. Les neurones ont créé des chemins pour communiquer entre eux et l’information circule de manière plus fluide.
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J’ai peur d’échouer.
On apprend à partir de nos erreurs. Apprendre, c’est comprendre pourquoi on se trompe. C’est parce qu’on se trompe qu’on est en train d’apprendre ! Les erreurs sont donc des leviers d’apprentissage.

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Mes efforts ne servent à rien.
Tout est question de temps et les apprentissages ne sont pas une course à la performance. Une manière d’encourager efficacement une personne découragée (adulte ou enfant) serait de reformuler sa phrase par : « Tu n’y arrives pas ENCORE ! » Les mots “bientôt“, “pas encore“, “pour le moment” ont un pouvoir presque magique. Les phrases « Tu vas bientôt y arriver » et « Tu ne comprends pas pour le moment » donnent de l’assurance car ils ouvrent une voie vers l’avenir.
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Je serai toujours moins bon(ne) que les autres.
Une des sources principales des croyances limitantes des enfants est la comparaison. Si vous voulez être sûr d’être malheureux, comparez-vous tous les jours aux personnes que vous estimez avoir mieux réussi que vous. D’autant plus que le problème ne se résout pas avec le temps : plus on réussit, plus on aura tendance à trouver des personnes auxquelles se comparer qui ont encore mieux réussi ou bien dans un autre domaine. Être conscient que chaque personne a un profil d’intelligence particulier sans comparaison de valeur, que chaque personne peut contribuer au monde à sa façon aide à se sentir à sa place.
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Je ne sais pas faire.
On peut apprendre à réfléchir en termes de solutions et d’acquisition de compétences :
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- De quoi j’ai besoin pour progresser ?
- Qui peut m’aider ?
- De qui je peux m’inspirer ?
- Où trouver les ressources nécessaires ?
- Où est-ce que je peux m’exercer ?
- Quand est-ce que je peux commencer ? par quoi ?
On peut également repenser à d’anciens actes qu’on trouvait difficiles (des difficultés qu’on a surmontées, des défis relevés, des peurs traversées…) C’est bien bienvenue de remplacer la concurrence et la comparaison par le plaisir d’apprendre et de se sentir progresser, la coopération et la solidarité.
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C’est impossible.
On peut repenser la vision de l’impossible : l’impossible existe pour être remis en question, mais il est parfois utile de repenser les objectifs (les découper en petits objectifs, viser plus bas pour ne pas s’épuiser, prendre plus de temps pour y parvenir, accepter la déception et la tristesse en cas d’échec).
