Coopération : 5 exemples pour diminuer les oppositions des jeunes enfants (2/ 4 ans)

diminuer les oppositions des jeunes enfants 2 4 ans

Une approche ludique de la parentalité permet de limiter les tensions entre parents et enfants. Passer par l’humour crée du lien. Il peut paraitre fastidieux et même disproportionné de devoir se montrer ludiques, amusants et parfois volontairement ridicules pour des actes du quotidien comme mettre les chaussures ou ranger les livres. Pourtant, perdre du temps, c’est souvent en gagner. Passer par le jeu, c’est également améliorer l’ambiance familiale générale et à long terme.

Nous ne sommes pas obligés de rester sévères et froids pour faire “comprendre la leçon” aux enfants. Trouver une manière ludique de passer les messages ou de traiter les refus favorise la coopération parce que les enfants sont surpris et deviennent curieux.

On peut citer 5 exemples pour inspiration :

  1. Si un jeune enfant refuse de monter dans son siège auto, expliquer que c’est rassurant car il y a notre ami imaginaire dans le siège auto : “Ouf, tu as failli écraser mon amie imaginaire Jacqueline. Heureusement que tu ne t’es pas assis dans ton siège auto. De toute façon, Jacqueline ne veut pas se pousser. Elle est un peu grincheuse et mieux vaut ne pas trop la contrarier.”
  2. Si un enfant refuse de mettre son manteau, nous pouvons dire : “Ah, ça tombe bien, j’avais prévu de mettre ton manteau aujourd’hui pour changer un peu. Ne mets surtout pas ton manteau, c’est moi qui le mets.”
  3. Si un enfant refuse de se brosser les cheveux, il est possible de simuler l’incompétence en détournant l’utilisation de la brosse à cheveux. On pourra prendre la brosse en main et dire à l’enfant : “Et maintenant, on passe au brossage. Ouvre la bouche.” en commençant à lui brosser les dents avec le peigne. L’enfant sera surpris et amusé puis aura envie de corriger le parent. Ce dernier pourra persister dans son erreur avec exagération en brossant les poils du bras de l’enfant.
  4. Si un enfant refuse de se brosser les dents, imaginer que l’enfant est un lion vorace et que ses dents sont très sales : “Mais, mais… il y a des plumes entre tes dents : tu as mangé une autruche ou alors c’était un faisan égaré dans la savane ? Et là, on dirait un reste d’antilope : elle courait vite au moins ? Ouvre plus grand, j’ai l’impression qu’il y a des poils d’hippopotame au fond à enlever.”
  5. Si un jeune enfant persiste dans un comportement que nous voudrions stopper (courir dans la maison, jouer avec l’eau…), on peut jouer au jeu de la machine et dire : « Je suppose que je dois trouver le bouton d’arrêt. » ou quelque chose comme « Vite, vite : trouvons le bouton d’arrêt d’urgence avant que cette salle de bain ne se transforme en piscine. ». Le parent se mettra alors à appuyer sur différents points du corps de l’enfant, comme le sommet de sa tête ou son nez, car il  cherche le « bouton magique qui arrêtera la machine qui s’est emballée ».

 

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Ces propositions peuvent être adaptées aux enfants selon leur maturité et leur réceptivité. La limite à ne pas franchir est celle de la moquerie : on joue ensemble, on ne prend pas les enfants pour des imbéciles.

Un fou rire partagé vaut mieux qu’un sermon qui tombe dans l’oreille d’un sourd. – Lawrence Cohen

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