L’identité numérique que les parents créent pour leurs enfants

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Le numérique fait désormais partie de la vie de chacun ; difficile de s’en extraire. Alors que certains enfants n’ont même pas encore de téléphone ni l’âge d’avoir un compte personnel, leur identité numérique laisse déjà ses premières traces sur la toile. Des photos-souvenirs sur les réseaux sociaux, des comptes pour l’administration aux applications éducatives, tout contribue à laisser davantage d’informations en ligne.
Pour les parents, ces publications peuvent paraître souvent anodines. Il faut savoir qu’elles participent à construire l’image en ligne de l’enfant, bien souvent avant même qu’il ne soit capable de comprendre ce qu’implique une présence sur Internet.
Prendre conscience de la façon dont cette identité numérique se forme peut aider les familles à adopter des pratiques plus conscientes.
Une identité numérique qui peut commencer très tôt
L’identité numérique d’un enfant peut débuter avant même sa naissance. On peut par exemple retrouver une annonce de grossesse ou même une photo d’échographie. Puis les premiers éléments s’ajoutent petit à petit :
- Photos et vidéos publiées sur les réseaux sociaux ;
- Comptes créés pour l’école ou les activités ;
- Inscriptions sur des plateformes éducatives ;
- Utilisation d’applications familiales ou scolaires.
Ces éléments peuvent sembler privés, mais ils contribuent à créer un historique numérique.
Cette habitude de partager régulièrement la vie des enfants en ligne porte même un nom : le « sharenting ». Une étude de l’agence britannique Opinium estime qu’un enfant apparaît en moyenne sur environ 1 300 photos publiées sur Internet avant l’âge de 13 ans, souvent diffusées par les parents ou l’entourage. En France, la CNIL propose même des recommandations concrètes pour protéger la vie privée des enfants sur Internet.
Pourquoi ces traces numériques peuvent poser question
Doit-on se priver de toutes ces applications ? La question se pose. Partager des photos ou des moments de vie en ligne n’est pas forcément problématique. D’ailleurs, avec la croissance de l’intelligence artificielle, certaines technologies numériques sont même très utiles pour la gestion du quotidien ou de l’apprentissage. Mais il est important de prendre du recul pour mieux comprendre l’utilisation de ses données en ligne.
Les données en ligne n’ont pas vraiment de dates de péremption, ce qui laisse des traces qui peuvent être utilisées pendant de nombreuses années. Et certaines données liées à l’utilisation des services, par exemple, peuvent enregistrer des habitudes ou des informations qui font partie de l’identité numérique de l’enfant. Un enfant ne peut pas encore décider de ce qui est publié à son sujet sur Internet, les parents portent donc cette responsabilité.
Or, chaque connexion à Internet peut exposer des informations personnelles, en particulier lorsque l’enfant utilise un appareil partagé ou un réseau public. Utiliser un VPN Windows contribue à limiter cette exposition en chiffrant les données transmises. Cette pratique s’avère utile lorsque l’enfant utilise un appareil connecté afin de réduire l’exposition de ses données en ligne. Ce type d’outil peut aussi masquer l’adresse IP de l’appareil, c’est-à-dire l’identifiant technique qui permet généralement de localiser une connexion Internet et donc le lieu où se situe l’enfant quand il se connecte.
Bien entendu, cela ne remplace pas l’accompagnement des parents, mais associé à un ensemble de bonnes pratiques en ligne, vous pouvez réduire considérablement les risques liés aux données qui circulent en ligne.
Apprendre aux enfants à comprendre leur présence en ligne
L’objectif n’est pas d’interdire catégoriquement les outils numériques aux enfants. L’enjeu consiste plutôt à accompagner les enfants pour qu’ils prennent progressivement conscience de ce que signifie publier ou partager des informations en ligne.
Les parents peuvent par exemple :
- Expliquer ce qu’est une donnée personnelle ;
- Demander l’avis de l’enfant avant de publier une photo ;
- Vérifier les paramètres de confidentialité des comptes ;
- Discuter de ce qui peut être partagé ou non sur Internet.
Ces échanges permettent de développer une forme de culture numérique dès le plus jeune âge.
Les travaux sur l’éducation à la citoyenneté numérique soulignent d’ailleurs que l’accompagnement parental joue un rôle essentiel dans l’apprentissage des usages responsables du numérique. Lorsque les enfants sont guidés et sensibilisés, ils deviennent généralement plus prudents dans leur utilisation du numérique.
Construire une identité numérique plus responsable
À mesure que les enfants grandissent, ils commencent à créer leur propre présence en ligne : comptes sur les réseaux sociaux, messageries, plateformes éducatives ou espaces de jeux.
Les premières traces laissées par les parents deviennent alors une partie de leur histoire numérique.
Cela ne signifie pas qu’il faut arrêter de partager des souvenirs ou des moments de vie. Mais prendre l’habitude de réfléchir avant de publier, prendre conscience des suites possibles contribue à protéger son enfant dans une vie où l’identité numérique est indissociable du quotidien.
Article publié dans le cadre d’un partenariat commercial
