Comment gérer les couchers difficiles des enfants ?

Le sommeil et le coucher sont deux questions récurrentes quand on parle d’éducation. Voici 10 pistes pour accompagner les couchers difficiles des enfants sous la forme de routines, d’histoires du soir et de relaxation.
Les rituels du coucher
Les rituels du coucher sont dans tous les cas des prérequis pour favoriser un sentiment de
- sécurité,
- bien-être,
- apaisement chez l’enfant.
Les rituels sont des suites d’actions identiques d’un jour sur l’autre qui se répètent dans le même ordre et au même moment. Par exemple, l’enfant enfile son pyjama après le bain, il se brosse les dents et il sait que papa et/ou maman vont bientôt lui lire une histoire. On pourra intégrer du coloriage de mandala, de l’écoute musicale, un temps de respiration ou encore de massage dans ces rituels.
Deux conditions sont utiles pour favoriser l’endormissement :
- le calme (les histoires du soir doivent donc être calmes et éviter les sujets angoissants ou excitants),
- la sécurité (grâce aux rituels, l’enfant sait ce qui vient, ce qui suit une étape).
L’histoire du soir
Le moment de l’histoire du soir est un moment important pour l’enfant car les parents prennent vraiment du temps pour lui et lui seul. Le lien que l’enfant fait dans sa tête entre bonheur et lecture facilite son endormissement.
Les trois petits bonheurs de la journée
Le rituel peut inclure un retour sur le déroulé de la journée et s’attarder sur les bons moments de celle-ci. L’enfant peut alors raconter ses trois meilleurs souvenirs de la journée, ses trois petits bonheurs : cette habitude permet à la fois un moment de partage et de complicité entre enfants et parents mais aussi de se coucher avec des images positives en tête.
Les affichages et routines quand les couchers des enfants sont difficiles
Afin d’illustrer et de clarifier le rituels et les enchaînements des actions, vous pouvez afficher un panneau des rituels du soir dans la pièce principale ou dans la chambre de votre enfant. Vous pouvez y :
- écrire les actions à faire dans l’ordre chronologique,
- ajouter des illustrations et/ou photos de lui-même,
- ajouter une horloge avec les aiguilles correspondant à l’heure de chaque action afin qu’il puisse comparer avec celle de la maison et voir où il en est.

Pictos trouvés sur le site http://www.femmesdebordees.fr/
Le Time Timer
Vous pouvez compléter cet affichage avec un Timer. À chaque étape, vous mettez en route le Timer (ou encore mieux, votre enfant le fait). Quand le Timer sonne, c’est l’heure de passer à l’étape suivante.
Des exercices de respiration et de relaxation
Il se peut que votre enfant n’arrive pas à dormir car beaucoup d’idées lui passent par la tête au moment de s’endormir. Il ou elle rumine des pensées de la journée ou bien des jours précédents, il ou elle se pose des questions qui le ou la perturbent.
Il existe des exercices de respiration spécialement conçus pour les enfants qui participent à les apaiser. Je vous conseille la lecture du livre-CD Calme et attentif comme une grenouille et particulièrement l’exercice de la plage 11 du CD associé. Cet exercice s’appelle Dors bien ! Vous pouvez alors laisser le CD en route lorsque vous quittez la chambre afin que votre enfant s’endorme en reproduisant ces mouvements de respiration doux et apaisants.
Des livres pour accompagner les difficultés fortes
Nous avons beaucoup apprécié ce livre pour accompagner les couchers difficiles de ma fille : Trois doudous qui ne voulaient pas dormir.
Si les difficultés de sommeil sont liés à la peur du noir, je vous invite à lire cet autre article pour accompagner votre enfant : 6 livres pour lutter efficacement contre la peur du noir chez les 3/ 5 ans.
De la musique douce et relaxante pour apaiser les couchers difficiles des enfants
Les bols tibétains ou encore la musique de Hang sont propices à la détente et peuvent favoriser l’instauration d’un temps calme propice au sommeil.
Un temps de présence et d’attention exclusives, dédié à l’écoute émotionnelle
Ce temps pourra juste être un temps de présence pour laisser l’opportunité à l’enfant de parler, de se livrer s’il en éprouve le besoin et l’envie, de raconter ses joies ou ses malheurs, de se confier sur ses inquiétudes ou ses succès, de poser éventuellement des questions ou de demander des conseils.
……………………………………………
Pour en savoir plus sur le sommeil, je vous propose de lire l’article Questions que vous vous posez peut-être sur le sommeil de vos enfants.


