7 alternatives bienveillantes au coin et à l’isolement des enfants

7 alternatives bienveillantes au coin et à l’isolement des enfants

Les neurosciences ont démontré que le coin et l’isolement sont nocifs pour les enfants comme expliqué dans cet article : 3 bonnes raisons de ne plus envoyer les enfants au coin. Isoler un enfant (ou le mettre au « coin ») revient à nier son existence aussi longtemps qu’il nous déplaît.

Pourtant, il peut être difficile de se défaire de cette habitude éducative (au même titre que les punitions, les récompenses, le chantage ou encore les cris). Comme d’anciens fumeurs qui sont régulièrement tentés d’allumer une cigarette, nous sommes susceptibles de recourir à l’utilité apparente des menaces ou du contrôle quand nous sommes en difficulté.

Aujourd’hui, je vous livre quelques alternatives pour remplacer le coin (ou encore time out en anglais). Avant toute chose, il est important de comprendre que c’est la création d’une dynamique relationnelle différente entre les parents et les enfants qui rendra le « coin » inutile.

 

1. Créer un espace de retour au calme pour l’enfant

Il y a un outil de discipline positive que j’aime bien : c’est le temps de retour au calme.

L’idée est de proposer aux enfants un espace de retour au calme plutôt qu’un isolement au coin. L’enfant aura le choix de se retirer dans cet endroit agréable et rassurant. 

Cet espace serait agrémenté de coussins, de peluches, de crayons et feuilles pour dessiner la colère, de livres, éventuellement d’une boîte à émotion (voir cet article : La boîte à émotions pour accompagner les émotions fortes) ou d’une roue de la colère (voir cet article : Un outil pour aider les enfants à reconnaître leurs émotions et trouver une solution d’expression) grâce auxquels ils auront à disposition des moyens de se calmer par eux-mêmes.

Des affiches et dessins pourraient même être accrochés au mur :

  • une posture de yoga pour retrouver son calme
yoga enfants

Illustration tirée du livre Le yoga de Kika

  • faire rouler une balle de tennis sous le pied

 

exercice respiration enfant

Je souffle comme sur un bol

 

L’adulte pourrait alors demander à l’enfant :

« J’ai l’impression que tu as besoin d’un temps calme. Est-ce que cela t’aiderait d’aller dans l’espace de retour au calme ? Si tu veux, je peux t’y conduire/ t’accompagner ».

Ainsi, l’enfant dispose des moyens de se calmer et ne sent pas exclu. Le temps de retour au calme est structurant et éducatif. 

Par exemple, chez nous, nous avons choisi ensemble une petite tente en toile avec ma fille que nous avons installée dans sa chambre. On y a mis un tapis tout doux au sol avec des coussins (un en forme de soleil pour quand ça va bien et un en forme de nuage quand ça ne va pas). J’ai collé à l’entrée la roue des choix et j’ai placé à l’intérieur une petite caisse avec des livres, des feuilles et des crayons de couleur.

 

2. Se reconnecter avec l’enfant

Lors de tempêtes émotionnelles chez les enfants, l’objectif est de se mettre sur la même longueur d’onde qu’eux pour établir un lien profond avec eux et asseoir en eux le sentiment qu’ils « sont ressentis ».

Dans les moments de crise, la logique ne sert à rien (par exemple, face à un enfant jaloux, rappeler le nombre de fois où on a joué avec lui pour le rassurer sera inefficace; face à un enfant qui voulait absolument une glace à la fraise, dire qu’il reste des glaces à la vanille qu’il aime autant sera tout autant inefficace).

Les émotions des enfants peuvent nous paraître injustifiées, futiles mais elles existent en eux et ont de l’importance pour eux.

Dédier un peu de temps à l’enfant pour l’aider à se calmer peut lui être extrêmement profitable, surtout si ce temps est mis  à profit pour lui enseigner comment se calmer et repenser à son comportement.

Ce type de réflexion ne peut s’accomplir que dans la relation, pas dans l’isolement et c’est d’autant plus vrai avec de jeunes enfants.

Se reconnecter avec l’enfant peut passer par :

  • l’écoute avec une voix calme et douce

Je ne savais pas que c’était si important pour toi. 

Oui , c’est difficile de…


Parle moi de ce qui te tracasse. 

Dis m’en plus. 

Tu as l’air…

Tu es… et je te comprends

Tu voulais tellement cette chose !

Tu as l’impression que (ton frère prend toute mon attention/ tes devoirs sont trop difficiles/que je ne te consacre pas assez de temps)

  • des signes non verbaux

Un contact physique tendre (caresses, câlin, massage…),

Un contact physique – câlins, bisous, massages – a trois vertus :

  • pour le parent : baisse du stress
  • pour l’enfant : remplissage du réservoir d’attachement (l’enfant est comme « rechargé en amour »)
  • pour la relation : restauration de la confiance mutuelle

Une position à la hauteur de l’enfant,

Des expressions faciales exprimant l’empathie et la chaleur (sourires, regard droit et pas fuyant…),

Une voix douce,

S’asseoir avec l’enfant

  • du réconfort sans nier la douleur ou la détresse

Tu es toujours dans mes pensées. 

Tu es spécial pour moi, je t’aime. 

Tu es très important pour moi. 

Moi aussi, je me sens comme ça par moments. 

Tu voudrais que… ? 

J’ai des idées pour régler ce problème. 

 

3. S’éloigner ensemble de l’endroit ou de la situation qui a créé le problème

Quand l’enfant ne veut pas (ou ne peut pas du fait d’un état émotionnel trop fort) accepter un contact physique ou une discussion, on peut s’éloigner ensemble de l’endroit ou de la situation qui a créé le problème (« allons faire un câlin dans le salon« ). 

Il s’agit ici de s’éloigner de la source du problème sans éloigner l’enfant de sa source d’attachement et d’amour (son parent). Le maintien de cette proximité est aidante sur deux plans :

  • les parents sont les « stations d’essence » des parents car l’amour est un carburant et permet de recharger le réservoir vide de l’enfant,
  • le cerveau émotionnel de l’enfant est immature donc notre propre cerveau d’adulte mature et rationnel sert en quelque sorte de « cerveau extérieur » à l’enfant, en l’aidant à retrouver ses esprits.

 

4. S’isoler et respirer soi-même

Quand la pression est trop forte des deux côtés, l’adulte peut décider de faire lui-même une pause. Quand la patience est à bout, quand on craint de faire ou dire quelque chose qu’on regrettera, partir se rafraîchir les idées est une option parfois salutaire. Isabelle Filliozat appelle cela « prendre ses responsabilités ».

« Je vais quelques minutes dans ma chambre/ dans les toilettes/ dans la salle de bain pour me calmer. On en reparle après. »

Cette manière de faire laisse l’opportunité de transformer le dialogue négatif en dialogue positif : « Je n’en peux plus » devient « Je m’isole et je respire pour retrouver mon calme ».

 

5. Appliquer les conséquences logiques

Puisque l’enfant n’est pas prêt à agir de manière respectueuse, le jeu (ou toute autre situation) s’arrête. Il ne s’agit pas d’une punition mais de l’expérience des conséquences de ses actes.

Le parent peut indiquer qu’il sera autorisé à revenir jouer dès lors qu’il sera prêt à accepter de nouveau les règles de conduite. Le ton et l’attitude sont importants dans ce cas : c’est la confiance dans les capacités de l’enfant à reconsidérer son comportement qui compte, pas la volonté de sermonner l’enfant avec une leçon de morale.

Par ailleurs, on insistera sur l’aspect temporel (« quand tu seras prêt ») plutôt que sur l’aspect conditionnel (« si tu es prêt »).

 

6. Permettre à l’enfant d’intégrer la dimension de l’autre en exprimant nos propres limites

L’expression de ces limites passera par des messages Je non violents :

« Quand tu te comportes ainsi, je suis triste et déçu, je n’ai plus envie de jouer »

Voir cet article en complément pour appliquer la Communication Non Violente dans l’éducation :

Communication Non Violente par Marshall Rosenberg

7. Chercher une solution ou une réparation

Les alternatives proposées plus haut offrent une transition entre la réaction (taper, mordre, crier…) et la relation (jouer, être avec les autres). Une fois que parents et enfants ont retrouvé leur calme, il est possible de chercher ensemble une solution et/ou une réparation

L’enfant doit pouvoir comprendre pourquoi son action était inappropriée et comment assumer les responsabilité de ses actes. Cette phase de recherche de solution alternera accueil des émotions, empathie et accompagnement à travers des questions ouvertes :

Qu’est-ce qui a provoqué la situation ? 

Qu’as-tu tenté de dire/ de faire ?

Comment te sens-tu par rapport à cela ? 

A ton avis, comment se sont sentis les autres enfants ?

Que feras-tu différemment la prochaine fois ?/ Comment penses-tu résoudre le problème ?

Que décides-tu de faire parmi ces X propositions ?

Une réparation pourra être mise en place pour réparer la relation. Je vous renvoie à cet article : Les réparations dans le processus éducatif.

citation éducation

 

……………………………………………………………………………………

Sources :

Vous pourriez aussi aimer...

23 Réponses

  1. Dorrit dit :

    Bonjour, j’ai lu avec intérêt cet article mais je me demande comment je le mets en pratique lorsque la crise débute par un conflit entre les enfants (4 et 6), sachant qu’en général c’est l’une ou l’autre qui commence à s’acharner sur sa soeur, souvent dans un moment de fatigue ou de frustration. Si je m’occupe de l’enfant violent/frustré, cela veut dire que je dois laisser de côté pendant ce temps l’enfant qui a subi « l’agression » de sa soeur. Que proposez-vous dans cette situation? (Pour l’instant, je prends ma fille « victime » dans mes bras et l’autre peut nous rejoindre quand elle s’est excusée.)

    • Caroline dit :

      Bonsoir,

      merci pour votre message.

      j’avoue que j’ai tendance à rédiger mes articles en fonction de ce qui marche avec ma fille… et elle est fille unique donc j’aborde peu les conflits dans la fratrie. C’est un sujet auquel je me suis peu intéressée jusqu’à maintenant du coup.

      Dans un de ses livres, Rudolf Dreikurs propose que le parent intervienne en cas de conflit en s’adressant à « l’agresseur » sans le questionner sur qui a commencé ou pourquoi : « Je vois que tu as l’air jaloux/hostile/fâché… et je suis désolé(e) que tu n’aies pas envie de jouer. Oui, c’est difficile quand [ta soeur te prend tes jouets/ quand elle vient avec toi alors que tu as envie de jouer seule…] mais tu dois trouver des moyens de le lui dire sans violence. On s’exprime avec des mots dans cette maison, on doit trouver un moyen de se parler sans crier ni taper pour se dire les choses. »

      Il est alors possible de proposer un temps de pause à l’enfant « agresseur » et lui dire qu’il a besoin de retrouver son calme lors d’un temps calme avant de pouvoir jouer à nouveau. Ce temps de pause n’est pas une punition mais une transition entre la réaction (taper, mordre, crier…) et la relation (jouer, être avec les autres), comme un temps de respiration.

      On pourra par exemple proposer à l’enfant de prendre un livre à lire aux côtés des adultes, de s’asseoir quelque part à l’écart pour respirer (seul ou accompagné par le parent), de boire un verre d’eau, de dessiner… Le temps de pause sera suivi d’une recherche de solution via des questions et d’une réparation (demander pardon/ rendre le jeu emprunté/ réparer le jouet cassé…)

      Qu’est-ce qui a provoqué la situation ?

      Comment te sens-tu par rapport à cela ?

      A ton avis, comment se sentent les autres enfants ?

      Que feras-tu différemment la prochaine fois ?

      Comment penses-tu résoudre le problème ?

      Concernant la « victime », il est aussi possible de refléter ses sentiments (tu as eu peur/ mal…) et de lui demander si elle est prête à pardonner et à jouer de nouveau avec l’enfant. Elle a le droit de ne plus vouloir jouer ou de poser ses conditions.

      Je ne sais pas si ces pistes vous paraissent envisageables mais c’est aussi la manière dont je procède avec les amies de ma fille (la dernière fois, ma fille n’a pas voulu pardonner à son amie qui l’avait tapée en jouant et elles sont restées plusieurs minutes à jouer l’une sans l’autre avant de finalement décider de changer de jeu et de lire ensemble).

      Bonne soirée
      Caroline

      • Evelyne dit :

        Bonjour Doritt,

        Si vous me permettez un commentaire de parent de deux enfants et ancienne éducatrice.
        J’aimerais vous proposer des pistes de solutions. Je vois déjà un problème dans votre explication des faits. C’est de considérer l’un de vos enfants comme agresseur et l’autre comme agressé ou victime (ce qui est encore pire). Vous ne pouvez pas savoir tout ce qui a précédé l’affrontement. La première étape est de les aider à se calmer, ensuite, d’écouter ce qu’ils ont à dire sans essayer d’analyser pour eux. Vous pourriez être surpris de ce que vous allez entendre.
        Un jour, j’ai trouvé ma fille à côté du berceau de son frère en pleurs. Il avait seulement 14 mois. Je m’apprétais à la disputer de l’avoir dérangé durant sa sieste, mais elle a parlé la première et je me suis mordue la langue. Elle a dit : « A. Pleurait. Je suis venue le consoler. » J’ai réalisé, alors, combien il était facile de mal interpréter une situation, aussi simple soit-elle. Je me suis alors promis de ne plus commettre cette erreur.

        Lors d’un conflit, vous devez leur faire comprendre que vous êtes un médiateur et non un juge. Amenez-les à s’exprimer l’un et l’autre chacun leur tour et instaurez dès le départ qu’ils doivent écouter l’autre jusqu’au bout et qu’ensuite, ils auront l’occasion de s’exprimer à leur tour. Il est aussi important qu’ils expriment leurs émotions, leurs désirs, leurs craintes et non des accusations.
        Je vous donne un exemple :
        Il y a quelques années, j’ai eu à géré une altercation entre deux jeunes garçons, en milieu de garde scolaire (première année). Ils en étaient venus au poings. Je les tenais séparés en tenant chacun par le bras de chaque côté de moi, pour qu’ils ne reprennent pas la bagarre. Impossible de savoir qui avait commencé et pour être franche, peu m’importait. Ceci dit, l’un des deux était reconnu pour être violent et pas le second. Il aurait été facile de sauter aux conclusions.
        Je leur ai simplement proposer de s’expliquer calmement. D’abord, ils m’ont regardé avec étonnement, s’attendant à finir au coin avec un billet pour leurs parents. Ensuite, ils ont accepté et la conversation que nous avons eue a été extrêmement enrichissante. Chacun avait mal interprété les intentions de l’autre et en une fraction de seconde ils en étaient venus aux poings.
        Après cette conversation, ils sont partis jouer ensemble et s’ils ne sont devenus les meilleurs amis, une complicité s’est établie entre les deux après cet événement.

        Pour en revenir à vos enfants, il est important qu’ils n’aient pas l’impression que vous en favorisez un au détriment de l’autre. Ceci pourrait créer un sentiment de rivalité entre eux, sans que vous le vouliez. L’agresseur a autant besoin de vous que l’agressé. Parfois même davantage.

        J’espère que mon commentaire pourra vous être utile.

  2. sainda dit :

    j’ai beaucoup, beaucoup lu vos articles en courageant et très interressant, les références sont pour moi de bon exemples. je travaille avec des enfants en crèches de 12 mois à 36 mois, j’utilise beaucoup cette communication non violente, et le renforcement positif, qui crée vraiment un lien de confiance entre adulte et enfant (bien sur, car c’est un respect mutuel et beaucoup d’emphatie), mais je trouve que les exemple de phrase
    Qu’est-ce qui a provoqué la situation ?
    Qu’as-tu tenté de dire/ de faire ?
    Comment te sens-tu par rapport à cela ?
    A ton avis, comment se sont sentis les autres enfants ?
    Que feras-tu différemment la prochaine fois ?/ Comment penses-tu résoudre le problème ?
    Que décides-tu de faire parmi ces X propositions ?
    sont très difficile a comprendre pour des enfants de moins de 3 ans, donc parfois on manque de mot, la communication dure trop longtemps et l’enfant décroche et s’en vas…

    • Caroline dit :

      Bonjour,

      merci pour votre message.

      Je dirais que j’écris beaucoup en rapport avec l’âge de ma fille (elle a 5 ans et demi) mais que les enfants dont vous vous occupez sont trop jeunes pour comprendre ces questions. Avant 4/5 ans, ça me semble compliqué d’attendre une réponse de leur part à ces questions.

  3. Anaïs dit :

    Bonjour
    Ma fille à 17mois et est parfois emprise avec sa colère, elle me frappe ou frappe des objets pendant 5 minutes quand elle est contrariée.
    Je n’arrive pas à canaliser cette colère, puis je appliquer cette méthode à son âge et comment susciter sa coopération? Autrement je trouve tout cela vraiment positif et intéressant! Merci

    • Caroline dit :

      Bonsoir,

      j’avoue que mes souvenirs remontent à loin (ma fille a maintenant 5 ans !). Je dirais que ces alternatives sont plus adaptées pour des enfants plus grands (à partir de 2 ans/2 ans et demi)… quoique les câlins ne sont jamais en trop :-).

      Pour des tout petits, j’aurais tendance à proposer des pistes complémentaires :
      – refléter les sentiments (tu es fâché, c’est pénible quand les choses ne fonctionnent pas comme on voudrait…). Quand l’enfant sent ses sentiments compris et reconnus, cela produit une détente en lui,
      – dire en quelques mots avec des messages Je en quoi le comportement est inapproprié (j’ai peur que tu te fasses mal quand tu casses les objets/ ça me fait mal quand tu me tapes…),
      – rediriger l’attention de l’enfant en dehors de l’objet de sa colère. Il s’agit de comprendre ce que l’enfant cherche à expérimenter, à découvrir et de lui proposer le même type d’expérience mais de manière sécurisée et adaptée à son âge (un exemple : si l’enfant joue avec une paire de collants, dites ce que vous pensez comme « j’ai peur que tu abîmes mes collants » et proposez lui une paire de collants déjà filées).
      Un autre exemple d’activités similaires : vous pouvez peut-être proposer des paniers avec de vrais objets pour limiter l’envie de bébé de fouiller dans la maison : un panier avec un fouet, des carrés de tissu de toutes les textures, une casserole, une brosse à cheveux, des pinces à linge, un gros pinceau, des gros galets lavés, des pommes de pin, un masque pour les yeux…/ lui donner de vieux journaux à déchirer/ dédier une porte de placard à son besoin d’exploration en y mettant seulement des plastiques non cassables…

      Catherine Dumonteil-Kremer écrit que les enfants ne répondent pas aux injonctions verbales avant 7 ans ! Ne vous attendez donc pas à être entendue… mais dire les choses reste important car le cerveau de l’enfant imprègne les consignes et les règles par répétition.

      Concernant les lectures, il y a l’incontournable « J’ai tout essayé » d’Isabelle Filliozat. Sinon, « L’enfant » de Maria Montessori qui explique bien les étapes du développement de l’enfant.

      J’espère avoir pu vous aider un peu.

      Bonne soirée
      Caroline

  4. celine dit :

    Bjr je lis avec intérêt++ cet article. Mon fils de 2ans ne manque pas d’idée pour exprimer colère, frustration…. Tape maman, se tape, casse vaisselle et ce qui l’entoure, pouvant aller jusqu’à l’apnée dans ses pleurs et hurlements. L’isolement ne sert à rien, la discussion non plus. Le coin avec coussin est installé en ce qui concerne le questionnement sur ses émotions c’est pour l’instant impossible. Si vous avez d’autres approches je suis preneuse

    • Caroline dit :

      Bonsoir,

      merci pour votre message.

      Je vous invite à lire la réponse que j’ai écrite à Anaïs car vos questionnements sont similaires.

      N’hésitez pas à revenir vers moi si vous n’y trouvez pas votre compte :-)

      Bonne soirée
      Caroline

  5. celine dit :

    Réponse lue avec attention et tout ceci a été essayé un pédiatre m’a parlé de traumatisme lié à la naissance qui expliquerait son attitude mais rien pr y remédié. A la maison tt est dédié pour le mimétisme, écoute active, discussion des événements, coin à expression…. A proscrire dans ma méthode les cris, fessées, le coin. Réellement en manque de solutions efficaces

    • Caroline dit :

      Bonjour Céline,

      je vous comprends très bien, ma fille a également eu un parcours de début de vie assez difficile (naissance prématurée suivie d’un mois en néonat, séparation d’avec le papa quand elle avait 2 ans et demi, diagnostic de précocité il y a un an avec une faible résistance à la frustration, couchers difficiles avec sommeil très perturbé). J’en ai connu des crises de rage et de colère.. et c’est aussi la raison pour laquelle je suis tant attachée à l’éducation bienveillante et positive car je pourrais presque dire que cela nous a sauvé la vie !

      Votre fils est encore petit et je ne sais pas si vous avez introduit dans son alimentation des boissons types soda ou des gâteaux industriels mais le sucre est un fort excitant. pouvez-vous envisager de réduire sa consommation de sucre ? Le lait et le gluten seraient également impliqués dans l’agressivité.

      Je sais que je suis devenue pro dans l’anticipation aussi. Quand je sais que nous sortons, que nous recevons des amis ou qu’une situation est potentiellement génératrice de frustration, j’anticipe au maximum les réactions de ma fille et lui propose alors des choix. Je pense notamment au bouton de l’ascenseur : la dernière fois qu’on a invité une copine à la maison, il y a eu une grosse crise car cette copine a eu le malheur d’appuyer sur le bouton de l’ascenseur à la place de ma fille… la fois suivante, je leur ai demandé de se mettre d’accord sur le chemin pour savoir qui appuierait sur le bouton à l’aller puis au retour.

      Je pense aussi au fait de signer avec votre enfant. Je ne l’ai jamais pratiqué car je l’ai découvert une fois que ma fille était grande mais cela a l’air de donner de bons résultats. Ces livres ont l’air très bien faits pour débuter :
      – Signe Avec Moi, la langue gestuelle des Sourds à portée de tous les bébés, de Nathaëlle Bouhier-Charles et Monica Companys
      – Communiquer par signes avec bébé, de Nathanaëlle Bouhier-Charles, aux éditions Jouvence

      Sinon, je pense aux jeux : rejouer la scène avec poupées, légos, playmobil pour voir où et comment la scène s’est déclenchée, casser un oeuf d’amour sur la tête de l’enfant pour l’enduire d’amour qui dégouline de la tête aux pieds et en profiter pour lui faire un massage. Il y a aussi des livres pour enfants à lire avec votre fils qui pourraient servir de médiateur :
      – Grosse colère de Mireille d’Alancé
      – Les colères par Catherine Dolto

      Je ne sais pas si vous (et/ou votre conjoint) avez tendance à vous emporter ou à râler facilement mais c’était mon cas. Depuis que je fais des efforts pour me maîtriser, je communique moins de stress à ma fille et elle n’est pas tentée de reproduire des scène de colère puisqu’elle n’y est plus confrontée (neurones miroir quand tu nous tiens…).

      Enfin, des séances d’osthéopathie ou de l’homéopathie pourraient peut-être vous aider. En complément de cela, j’avais emmené ma fille chez un pédopsychologue car je ne m’en sortais plus toute seule face à ses crises (cris pour aller à la douche, cris pour sortir de la douche, cris pour se sécher, cris pour s’habiller, cris pour aller au lit…). Il se trouve qu’elle a été diagnostiquée précoce et le simple fait de mettre des mots sur sa manière de fonctionner a apaisé notre quotidien. Je ne dis pas que votre fils est précoce mais qu’une aide tiers peut nous aider à voir ce qu’on ne voit pas.

      J’espère avoir pu vous aider un peu plus concrètement.

      Bonne journée
      Caroline

      • celine dit :

        Super je vais essayé tout tout tout merci pr le partage de vos expériences je me suis reconnue ainsi que mon fils dans juste tous vos exemples et me sent moins désarmée

  6. Bonjour,
    J’ai cette solution là aussi : Le bocal pour retrouver son calme (mais je ne l’ai pas encore expérimenté…)
    Voici le lien : http://labulledeslutins.canalblog.com/archives/2012/08/30/24997744.html

  7. Tannabelle dit :

    Bonjour,
    Notre fils de 20 mois nous dit de plus en plus souvent « non ». J’ai bien compris que c’était une façon de grandir, de s’affirmer, de prendre des décisions lui-même, etc. et je l’accepte. Sur certaines choses moins importantes, nous lâchons du lest si nécessaire mais sur les choses que nous jugeons importantes dans nos principes de vie ensemble dans la maison, nous sommes parfois perdus.
    Dernier exemple en date : il jette par terre ou fait tomber un livre/vêtement/portable puis refuse de le ramasser. Je lui demande de le faire, en lui laissant le choix de le mettre sur la table ou de me le donner, lui explique que chez nous celui qui ramasse c’est celui qui a fait tomber (tout comme celui qui répare, c’est celui qui a cassé, dans la mesure du possible évidemment) mais rien n’y fait. Il refuse et répond invariablement « non ». En désespoir de cause, nous l’avons envoyé au coin (avant de découvrir votre article) en lui demandant de réfléchir à ce qui se passait mais cela n’a servi à rien. Il a fini par ramasser le vêtement. Comment faut-il s’y prendre ?
    Merci d’avance.

  8. Maud dit :

    Merci pour toutes ces bonnes idées.

  9. Plyk dit :

    Vraiment intéressant !

  1. 7 avril 2015

    […] Alternatives au coin et à l’isolement des enfants, chez Apprendre à Éduquer (via Parents Éclairés) […]

  2. 25 avril 2015

    […] mine d’astuces et d’informations sur la parentalité positive, ici un article qui propose des alternatives au […]

  3. 1 mai 2015

    […] Caroline nous propose 6 alternatives à l’isolement des élèves turbulents sur le site Apprendre à éduquer. Six alternatives pour calmer les élèves, discuter et construire avec avec eux de […]

  4. 24 juillet 2015

    […] la mise en place d’un « coin de retour au calme » dans la classe où les élèves en proie à des émotions fortes pourront aller se ressourcer (coin avec des coussins, des livres, des objets doux, des images ou citations positives… voir un exemple ici), […]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *