8 réactions non punitives face aux comportements inappropriés des enfants

8 réactions non punitives face aux comportements inappropriés des enfants

Chaque fois qu’un enfant fait un geste ou a un comportement qui nous empêche de satisfaire un de nos besoins (besoin de calme, de silence, de respect, d’ordre…), ce comportement est inacceptable pour nous car il nous cause un problème.

C’est donc à nous qu’appartient le problème.

Dans son livre Éduquer sans punir, Thomas Gordon cite des exemples de problème appartenant aux parents : l’enfant fait du bruit quand le parent est au téléphone, il tape son frère avec des jouets, il joue quand ses parents sont pressés…

citation éducation positive

Voici 8 réactions non punitives face aux comportements des enfants qui posent problème aux adultes tirées du livre Eduquer sans punir.

1. Découvrir le besoin de l’enfant

Au delà des besoins physiques et physiologiques des enfants (faim, soif, envie de faire pipi, besoin de se dépenser et de bouger, sommeil, chaleur ou froid…), il existe des besoins affectifs forts chez les enfants. Jane Nelsen en voit deux fondamentaux : le besoin d’appartenance (se sentir comme membre actif et qui compte dans la famille) et le besoin d’importance (sentir que la contribution personnelle est souhaitée et utile dans le groupe). Les enfants ont également un fort besoin d’attention et de contact physique, de tendresse et de respect, de jeu et de rire.

Les psychologues pour enfants parlent de la théorie de l’attachement. Lawrence Cohen utilise l’image du réservoir à remplir chaque fois qu’il est vide : les parents sont alors la station d’essence de l’enfant. C’est auprès de cette station que l’enfant revient entre deux sorties dans le monde extérieur : charge aux parents de se montrer attentifs aux tentatives de communication (parfois maladroites) des enfants :-).

Le réservoir peut être vidé par la faim, la fatigue, l’isolement, le stress (suite à une punition ou une dispute à l’école par exemple) ou encore une blessure. Les parents pourront alors remplir le réservoir vide en aimant l’enfant, en lui donnant du contact physique, de la tendresse, en le consolant et le calmant ou encore en jouant avec lui.citation attachement enfant

Pour ma part, je sais que la plupart des crises de « décharge » de ma fille viennent de l’école (punitions, stress). J’arrive maintenant assez bien à décoder les émotions de ma fille par des questions ou de l’écoute active : « J’ai l’impression que ta journée s’est mal passée. Tu veux m’en parler ? / Que s’est-il passé ?/ Tu t’es fait punir par la maîtresse ?« . Dans ces cas là, elle a besoin de se « recharger en amour » et le gros câlin est toujours la meilleure option.

Thomas Gordon écrit :

En essayant de découvrir ce besoin, au lieu de punir l’enfant pour sa « mauvaise conduite », les parents peuvent habituellement trouver la cause du comportement inacceptable ou fournir à l’enfant ce dont il a besoin et qu’il ne peut se procurer lui-même.

2. Faire un échange

Il s’agit là de substituer au comportement que nous considérons comme inacceptable un comportement que nous considérons comme acceptable.

Par exemple, quand un enfant lance des objets défendus, proposer une séance de lancer de doudous : l’enfant les lance, le parent les rattrape et les lui relance (ici, on a un signe avec une longue queue qu’on aime s’amuser à faire tournoyer avant de lancer).

Retrouvez 6 autres manières de canaliser l’agressivité des enfants par le jeu ici.

agressivité enfants 1 à 6 ans

3. Modifier l’environnement

Il est plus facile et efficace de changer l’environnement que l’enfant :-).

Un enfant qui s’ennuie, qui est sur stimulé (par exemple avant d’aller se coucher), qui est mis en situation d’échec ou découragé par un environnement inadapté (chaises trop hautes, jouets inaccessibles en autonomie…) ou alors qui a trop peu d’espace pour jouer/ se dépenser va souvent adopter des comportements inacceptables.

Thomas Gordon écrit :

Parents et enseignants peuvent se simplifier la vie en mettant les objets que les enfants utilisent à leur portée, en affichant les règles là où les enfants peuvent les voir, en mettant à leur disposition un petit escabeau (ou une tour d’observation), en étiquetant les tiroirs, les meubles de rangement, les classeurs et les armoires.

Voir mon article pour compléter sur le sujet : 10 manières de préparer l’environnement familial pour des enfants épanouis

enfants épanouis

4. Émettre un message-Je de confrontation

Thomas Gordon définit le message-Je de confrontation comme un message qui ne véhicule ni reproche ni jugement et exprime ce que l’adulte ressent face à un comportement inacceptable pour faire cesser ce dernier. Les messages-Je incite l’enfant à changer son comportement de lui-même, par égard pour les autres, sans entamer son estime de soi. Voici quelques exemples :

« Quand le volume de la télé est trop fort, je ne peux pas parler avec ta mère/ ton père/ ta soeur… » au lieu de « Cesse ce bruit ou je t’envoie dehors »

« Je crains de ne pas pouvoir profiter des fleurs que j’ai plantées si on les piétine » au lieu de « Tu dois bien savoir qu’il ne faut pas faire cela »

« Quand j’attends aussi longtemps que tu te prépares pour l’école, j’arrive en retard au travail » au lieu de « Tu me rends folle/ fou. »

A l’inverse des messages-Je, les messages-Tu véhiculent une charge de reproches, de jugements, de critique et de contraintes. Le « tu » juge, culpabilise et étiquette : ces types de messages mettent les enfants sur la défensive et les incitent à résister.

« Tu devrais avoir honte », « Tu manges comme un porc », « Tout ce que tu as réussi à faire, c’est me donner mal à la tête »

Pour Thomas Gordon, les messages-Je sont responsables et responsabilisants :

  • L’adulte qui formule un message-Je assume la responsabilité de ses sentiments et celle d’exprimer ouvertement son besoin à l’enfant
  • Les messages-Je laissent à l’enfant la responsabilité de modifier son comportement inacceptable plutôt que de le forcer à le faire.
  • Ces messages sont dépourvus du jugement négatif qui caractérise les messages-Tu et amènent l’enfant à aider l’adulte plutôt qu’à se mettre en colère et à se venger.

Pour autant, les messages-Je efficaces ne proposent pas de solution (« je pense que tu devrais faire comme ça », « à ta place, je ferais comme ci »…). Les enfants sont créatifs pour trouver des solutions par eux-mêmes car ils détestent voir leurs besoins insatisfaits.

5. Émettre un message-Je de prévention

Les messages-Je de prévention sert à amener les enfants à adopter une conduite particulière à l’avenir, de manière à satisfaire le besoin de l’adulte. Ils consistent à informer les enfants de nos besoins en évitant les requêtes agressives, exigeantes ou autoritaires. Voici quelques exemples de messages-Je préventifs :

 » J’aimerais que tu me préviennes lorsque tu ne prévois pas de rentrer tout de suite après l’école. J’aurai l’esprit plus tranquille. »

« J’ai besoin de votre aide pour certaines corvées ménagères que j’exécutais seule jusqu’à maintenant. »

Thomas Gordon liste 8 avantages des messages-Je préventifs :

  • Nous demeurons conscients de nos sentiments et responsables de nos besoins
  • Les autres connaissent nos besoins et nos sentiments à leur égard
  • Notre attitude ouverte, directe et franche incite les jeunes à se comporter de même
  • Nous réduisons les risques de conflit et de tension résultant de besoins inconscients ou inexprimés
  • Nous diminuons l’élément de surprise qui secoue souvent les enfants auxquels on n’avait pas explicité nos besoins et attentes
  • Nous prenons l’entière responsabilité de nos projets et préparons la satisfaction de nos besoins futurs
  • Nos relations demeurent saines parce qu’elles sont fondées sur l’ouverture, la franchise et la satisfaction mutuelles de nos besoins
  • Les enfants se rendent compte que leurs parents sont des êtres humains avec des besoins, des désirs, des attentes, des peurs et parfois des contradictions

6. Ecouter l’enfant pour désamorcer sa réaction émotive

Les réactions face aux messages-Je sont en général positives de la part des enfants, mais il peut arriver que ces messages provoquent des réactions défensives. En effet, les messages-Je mettent les enfants devant la perspective de devoir changer leur comportement habituel et leur font prendre conscience que leur comportement pose problème.

Dans le cas d’une réaction émotive négative, il vaut mieux passer des messages-Je d’affirmation à une posture d’écoute active empathique. L’écoute active permet de comprendre le problème que le message-Je a posé à l’enfant par la reconnaissance de ses sentiments.

Cela peut passer par des réactions du type :

« Je vois, tu te sens… »

« Tu n’as pas envie de…, on dirait »

« ça a l’air de t’embêter/ te mettre en colère »

« J’ai l’impression que… »

Une fois que l’adulte a aidé l’enfant à démêler son propre problème, ils peuvent arriver à un compromis où l’enfant accepte d’aider l’adulte à résoudre le sien.

7. Résoudre le conflit par une solution gagnant-gagnant

Quand les messages-Je et l’écoute active n’ont pas amené l’enfant à modifier son comportement, adultes et enfants ont un problème tous les deux : l’adulte ne peut pas satisfaire son propre besoin à cause du comportement de l’enfant et l’enfant ne peut pas satisfaire son besoin correctement.

Thomas Gordon écrit

Lorsqu’un message-Je ne produit pas de résultat, vous devez envisager de chercher une solution répondant à vos besoins et à ceux de l’enfant.

Notre rôle d’adulte est alors de chercher avec l’enfant une solution qui comprend habituellement les 4 étapes suivantes :

  • Définir le problème

« On a un problème : toi, tu veux… et moi, j’ai veux/ toi, tu as besoin de… et moi, j’ai besoin de… »

  • Énumérer des solutions

Les solutions sont celles de tous les protagonistes impliqués : celles proposées par les enfants ont la même valeur que celles proposées par les adultes. Aucune ne sera jugée et encore moins mise de côté lors de cette étape.

  • Evaluer ces solutions

Chacun donne son avis en toute bienveillance (sans dénigrement), expliquant en quoi et pourquoi cette solution lui convient ou ne lui convient pas. SI les solutions ont été notées sur un papier lors de l’étape précédente, il est possible de rayer les solutions qui ne conviennent pas.

  • Choisir ensemble  une solution acceptable par tous

Pour aller plus en détail dans le processus de résolution de conflit avec la méthode gagnant-gagnant, je vous invite à consulter cet article : Comment favoriser l’adhésion des enfants aux règles de la vie collective ?

Comment favoriser l'adhésion des enfants aux règles de la vie collective

8. Quand nous sommes en colère, prendre le temps d’identifier notre »sentiment premier »

Thomas Gordon écrit

Je suis persuadé que la colère est quelque chose que nous produisons, que nous fabriquons, après avoir éprouvé un sentiment premier. En tant que sentiment secondaire, la colère se transforme presque toujours en message-Tu de reproche.

Parents et enseignants qui expriment souvent des messages-Tu de colère devraient se regarder dans un miroir et se demander : « Qu’est-ce qui se passe ? Quels sont mes besoins frustrés par le comportement de l’enfant ? Quels sont les sentiments premiers que je n’aime pas ? »

 

Ces sentiments premiers peuvent être la peur, la déception, l’embarras, la honte, l’anxiété. J’en parle dans cet article : La colère dans la relation parents-enfants.

………………………………………………………………………………………………

Source : Eduquer sans punir, apprendre l’auto discipline aux enfants de Thomas Gordon (Marabout Poche). Disponible à 5,99€ sur Amazon ou chez votre libraire.

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20 réponses

  1. opinel dit :

    Très bon article fort aidant!

  2. Delphine Veauvy dit :

    Merci pour votre article. Je me sens complètement démunie en ce moment face à ma fille de 4 ans et demi, qui n’obéit à aucune demande, quelque soit la formulation, et qui me dit « tu n’es pas ma chef ». Je la sens inquiète par les tensions entre son père et moi et ne sais plus par où commencer pour régler les problèmes relationnels qui s’accumulent ds la famille. J’ai de plus en plus envie de fuir et de laisser tomber tout le monde et me sens coupable de cela. Tristesse, colère, désarroi….Heeellllpppp !

    • Mimi_pompon dit :

      Ça ne va pas beaucoup vous aider mais on en est aussi exactement la : 4,5 ans, tout est conflit, les hurlements (de sa part, moi je crie très exceptionnellement) commencent à 6:30, elle a des comportements inappropriés a longueur de journée, elle me fait honte auprès des voisins, dans la rue, ne respecte aucune limite. Je n’en peux plus. Je ne sais plus comment arriver à quoi que ce soit sans hurler ni punir. Évidemment, pour mon mari très absent, tout est ma faute, avec mes théories d’éducation « charlatanesques ». La tension est très forte entre nous.
      Pareil, j’ai envie de tout plaquer !

    • Caroline dit :

      Bonjour,

      merci de votre message que je prends comme un témoignage de confiance.

      Je sais bien ce que vous pouvez vivre. J’ai été dans votre cas il y a 1 an (sauf que j’étais séparée du papa). A bout de forces et de nerfs, j’ai emmené ma fille chez un psychologue et il se trouve qu’elle a été diagnostiquée « intellectuellement précoce ». Cela a expliqué beaucoup de ses comportements et le fait de mettre des mots sur ce qui se passait en elle a permis de dénouer de nombreux conflits. Je ne dis pas que votre fille est précoce mais qu’une aide extérieure permet de mettre à jour des choses qui nous restent incompréhensibles.

      C’est à ce moment là que je me suis tournée vers l’éducation positive. Le fait de lui donner des responsabilités, de lui laisser plus de « pouvoir » (acheter le pain seule, monter tout en haut de l’araignée…) a aussi contribué à lui redonner un sentiment d’importance et d’utilité.

      J’ai également changé beaucoup de choses chez moi : je me maîtrise pour ne pas activer ses neurones miroir quand je m’énerve, je lâche prise sur certaines choses (la douche un jour sur deux, le ménage, les vêtements pas accordés ou pas de saison, le brossage de dents…). C’est drôle de voir que les choses peuvent se régler seules : ma fille faisait des crises pour se brosser les dents il y a quelques mois, j’ai décidé de ne plus en faire un cheval de bataille, elle se les brossait donc un jour sur deux… nous sommes allées chez le dentiste la semaine dernière et il m’a dit que ça se voyait qu’elle se brossait régulièrement les dents et qu’elle mangeait peu de sucre (ce qui est vrai pour le coup, quasiment jamais de bonbons) !!! Et depuis deux jours, elle se brosse les dents elle-même de sa propre initiative matin et soir (mais elle a réclamé une brosse de « grande »).

      Par ailleurs, cela se passe très mal à l’école avec son enseignante et la plupart de ses crises sont des crises de décharge à cause du stress qu’elle a subi à l’école… j’accompagne ses pleurs et ses cris et je finis par avoir systématiquement la raison une fois la décharge passée (mise au coin ou punie par la maîtresse, privée de récréation, cris sur elle et les autres enfants, pression pour écrire en attaché…).

      Je sais bien que c’est dur de tenir sans s’énerver mais les comportements qu’on estime inappropriés de nos enfants sont souvent le symptôme de quelque chose qui ne va pas… reste à trouver ce que c’est et à agir en conséquence (pour l’école, je garde ma fille avec moi quand je ne travaille pas car les différentes discussions avec la maîtresse ne donnent rien…).

      Pour aller plus loin sur ce sujet , je vous invite à lire cet article à propos des émotions cachées et des comportements inappropriés : http://apprendreaeduquer.fr/emotion-en-cache-autre/.

      J’espère avoir pu vous aider.

      Bonne journée
      Caroline

      • ROQUIGNY Françoise dit :

        J’étais enseignante en maternelle et la précocité d’un enfant induit des comportements souvent agressifs .. L’éducation nationale ne considère pas ce problème à sa juste importance .. Je me suis penchée sur la question il y a fort longtemps .. les enseignants ne sont pas formés et ne voient que ce qui dérange le groupe classe sans comprendre ce que vit cet enfant à qui il faut donner les apprentissages adéquates et ne pas punir en permanence … Savoir consulter l’AFEP suffisamment tôt avant que des problèmes bien plus grave ne surgissent autour du CM … cela peut aller très loin … l’enfant perd confiance en ses capacités est perpétuellement puni .. j’en ai connu qui n’ont pas eu leur bac et fait des tentatives de suicide … C’est très dur à vivre pour ces enfants qui sont en souffrance quand les solutions ne sont pas trouvées … Un potentiel réel anéanti par une image dépréciée , des punitions et de la violence … de plus ces enfants sont souvent solitaires car il ne trouve pas les amis qui les comprennent sauf aller vers des + grands ou adultes . ce problème est vraiment à prendre en considération …

  3. Irene dit :

    Très intéressant. J’aimerais recevoir les docs ci-dessous.

  4. celine dit :

    Merci pour ces conseils et votre soutien aux autres parents, de mon côté aussi nous n’avons pas la même approche entre mon mari et moi envers notre fils, lui étant résolument plus « méthode traditionnelle » et trés fermé à l’approche empathique et à la parentalité positive…
    cela crée bien sûr des tensions entre nous et je me sens souvent perdue et seule face à cette situation, d’autant que c’est mon mari qui s’occupe de notre fils (16 mois cette semaine) toute la journée… Je fais mon possible pour imprégner mon petit chéri de cette approche durant mes temps de présence avec lui. sincèrement c’est trés dur pour moi et vous lire me réconforte, je me sens moins seule.
    merci et coninuez surtout!

  5. Valérie dit :

    J’ai lu les commentaires et je dis que je pourrais peut-être écrir quelques mots d’encouragement pour les mamans exprimaient leurs doutes et/ou désespoir. Il est indéniable que la non-entente générale ou concernant les questions éducatives entre parents est du poison pour la relation avec les enfants. Ils ont besoin d’un message et d’une attitude claire. Toutefois je ne peux que vous encourager à poursuivre sur la voie de l' »éducation positive ». A mon avis un des pas essentiel dans cette direction est de cesser de voir les enfants comme des ennemis qui sont « mauvais », veulent imposer leur volonté et qu’il faut remettre « dans le droit chemin ». Quand je lis ça je trouve ces mots incroyables, mais selon mon expérience c’est bien un peu la manière dont beaucoup de parents voient leur enfants. Donc cesser cela et les voir comme des êtres humains, certe en devenir mais finalement pas différents de nous: moi aussi j’ai envie, de ci et de ça; moi aussi je suis parfois de mauvaise humeur, moi aussi je ne fais pas tout parfaitement.. etc etc.. Ces êtres humains en construction n’ont pas encore les codes que nous avons assimilés et réagissent souvent de façons brute. Mais demandons-nous si à l’intérieur de nous-mêmes c’est vraiment différent… Le défi en tant que parents est tout en les acceptant de les guider afin qu’ils puissent apprendre les codes, se construire. Un point qui me semble aussi primordial est de ne pas attendre plus de nos enfants que de nous-mêmes: nous sommes leurs modèles, en principe il vont se calquer sur ce que nous faisons et pas sur ce que nous disons. Chez nous pour l’anecdote c’est le rangement; nous ne sommes pas de maîtres du rangement, loin de là. et nous avons décidé d' »un plan familial » pour nous améliorer.

    Merci Caroline encore une fois pour votre site !

  6. Ainoa dit :

    Excellent!

  7. Caroline dit :

    Merci Caroline pour vos articles qui résument parfaitement les livres que j’ai pour certains déjà lus comme c’est le cas du Gordon ci-dessus : un petit rappel sur les essentiels est toujours bon ! Nous sommes manifestement dans le même cas que nombre d’entre vous : une maman qui croit à l’éducation bienveillante (avec chance pour moi un papa plus classique mais qui fait ce qu’il peut sans me renvoyer de messages type « arrête avec tes trucs farfelus »). Notre fille est très sensible et a été totalement traumatisée par son année de CP avec une maitresse qui faisait reigner des méthodes disciplinaires du siècle dernier (c’est une question de personne : l’année d’avant son instit était formidable). J’ai passé de nombreuses soirées à tenter d’apaiser, de convaincre de retourner à l’école…la maîtresse m’avait envoyée ballader lorsque je lui avait dit que ma fille s’ennuyait en classe type « des premiers de la classe j’en ai tous les ans et elle n’a qu’à s’occuper avec la pochette d’activités  » (mais les coloriages magiques 3+2 quand en ce moment on est passionnée par les très grands chiffres c’est pas top). Bref elle s’étiolait dans le système classique. (Diagnostic de précocité/HP également posé depuis). Nous avons fini par tenter l’expérience école Montessori qui rejoint beaucoup plus nos valeurs éducatives et notre fille (qui a maintenant 8 ans et demi) semble bien plus s’y épanouir que dans la pédagogie classique. La bienveillance y est naturellement de mise mais il n’y a aucune confusion entre bienveillance et laxisme : les limites existent bel et bien. C’est un « sacrifice financier » que je vois comme un investissement nécessaire pour laisser des libres penseurs pour nous succéder. Il y a également des parents qui choisissent de ne pas scolariser leurs enfants (voir film « être et devenir » de Clara Bellar) mais nous ne sommes pas encore prêts pour ce type de solution car la relation à l’autre et les « copains de classe » sont importants à nos yeux.
    Voilà pour le témoignage d’une autre expérience.

  8. Florian dit :

    Bonjour à tous, voilà je ne sais pas comment poser les choses à plat mais je me lance, voilà j’ai 27 ans, je suis en couple depuis 3 avec ma copine, elle a déjà un garçon, il a bientôt 8 ans, il n’est pas reconnu donc j’ai été adopté par la famille comme le papa, je suis ravi d’avoir une place de chef de famille et de papa.
    Pas rapport l’éducation que le petit garçon a reçu, c’était que malheureusement ma copine travaillant beaucoup à dù faire garder de zéro à 6 ans par sa grand-mère, malheureusement la grand-mère n’a aucune autorité. Il avait le droit de faire se qu’il veut quand il veut, je ne vais pas énuméré tout les bêtises et autres problèmes de vie mais il y a eu des trucs très grave, je dirais pire que dans l’émission « super nanny « . A 6ans il ne savait ni manger, laver,habiller, moucher, être propre… Mamie à toujours traité cette enfant comme un bébé. je tiens à préciser aucun problème religieux ni d’école de zone prioritaire. Donc voilà quand je suis arrivé dans cette famille ravi mais en sachant que cela n’allait pas être choses facile de se faire une place de papa. J’ai réussi à le propre, qu’il s’habille, la politesse, le respect qu’il n’y avait plus de ce garçon, à être autonome mais forcément sa ne c’est pas fait facilement.
    Il a toujours eu une grosse rébellion en lui, pourtant quand on le voit c’est un ange. Je réussis à me faire une place dans la famille, nous vivons ensemble dans un maison, tout pour être heureux mais voilà pourquoi tout mon récit, l’obéissance et le respect n’est pas encore dans les rangs, je ne me laisse pas faire comparer à la grand-mère, mais lui non plus, la relation devient de plus en plus conflictuelle, et malheureusement je ne le supporte de moins en moins, j’ai mis ma vie personnelle et professionnelle entre parenthèses je suis heureux en couple mais c’est tout, je ne souhaite plus que sa grand-mère le garde beaucoup trop de problèmes, je ne sais plus comment m’y prendre, j’ai eu une éducation plutôt strict, je déteste les nouvelles relations parents enfants de  » pote  » où les enfants sont les rois. Et ma copine aussi mais nous souhaitons vraiment avoir des informations sur comment faire au mieux pour tous, je veux être un bon papa mais pas un papa copain, et je veux pouvoir être de nouveau heureux.

    • Caroline dit :

      Bonjour

      A la lecture de votre commentaire, j’ai envie de vous conseiller de suivre des ateliers de parentalité positive au cours desquels vous pourrez apprendre de nouvelles compétences en termes de communication et de gestion des conflits. Y assister avec votre conjointe me semble une bonne idée.

      Je vous propose une liste pour voir quel type d’ateliers vous conviendrait le mieux et quelles sont les possibilités dans votre région :
      Les ateliers Vivre et Grandir Ensemble de Catherine Dumonteil Kremer – ici
      Les ateliers Faber & Mazlish – ici
      Les ateliers du réseau d’animateurs en communication bienveillante – ici
      Les ateliers Gordon – ici
      Les ateliers de la Discipline Positive – ici
      Les ateliers Filliozat – ici

      Bonne soirée
      Caroline

  9. Alek dit :

    Bonjour à tous,
    merci madame pour votre article,

    je voulais simplement signaler aux parents en difficulté que 3 livres tout petits et très très faciles à lire m’ont beaucoup aidé:
    tous les 3 d’Isabelle Filliozat. et qui existent en format poche pour :lins de 7 euros.
    le livre théorique : Au coeur des émotions de l’enfant
    les deux livres pratiques : j’ai tout essayé. 0-6 ans.
    et Il me cherche. 7ans et plus.
    Vraiment ça sert de sous-titrage au « langage colérique, pleureur, explosif ou déroutant » de nos enfants. Un vrai décodeur; ça dénoue pas mal de conflits qui n’étaient en fait que de l’incompréhension.
    J’ai surtout retenu qu’avant on imaginait beaucoup qu’un enfant voulait lutter, prendre le pouvoir (il te manipule, il veut te culpabiliser…) Alors que leur cerveau est incapable de cela, il n’est pas assez mûr (moi je suis concerné par zéro-4 ans, hein!!) Et ça aide beaucoup de voir les progrès que fait la recherche pour comprendre ce fonctionnement cérébral.
    Voilà.
    Merci encore.

  10. MAQUINAY dit :

    J’ai vingt cinq ans de métier dans une institution pédagogique comme éducatrice et me trouve dans une impasse. Je voudrais pouvoir mettre vos valeurs en application dans mon travail et ne le pourrai jamais, malheureusement. Existe-t’il en Wallonie, des institutions ou autres qui pratiquent réellement la non-sanction par conviction ? Si oui, pouvez-vous me les faire connaître ? Merci.

    • Caroline dit :

      Bonjour

      je n’en ai pas connaissance mais je sais que Thomas d’Ansembourg a travaillé avec des centres de rééducation de jeunes enfants et adolescents en Belgique. Il y mettait en pratique les valeurs de Communication Non Violente. Il y a peut-être des choses à creuser auprès de l’association pour la Communication Non Violente en Belgique (je suis en France pour ma part).

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